l’europe vient une nouvelle fois de mettre la mobilité militaire au centre de son agenda politique. la commission européenne a présenté le 19 novembre un train de mesures regroupées dans un nouveau règlement, censé éliminé les obstacles persistants à la circulation des troupes et de leurs équipements. le 23 novembre, les députés des commissions des transports et de la défense ont à leur tour adopté un projet de résolution sur la mobilité militaire, soulignant la nécessité urgente de faciliter le déplacement transfrontalier rapide des troupes, des équipements et des ressources à travers l'europe « afin d'être prêts à faire face à une éventuelle agression russe ». evoqué en 2017, lancé l’année suivante, confirmé en 2022, le plan européen en faveur de la mobilité militaire est décidément compliqué à mettre sur les rails. la volonté de bruxelles est de créer, d’ici 2027, un espace de mobilité militaire grâce à de nouvelles règles harmonisées et des formalités douanières rationalisées "dans un délai de traitement maximal de trois jours". ces procédures accélérées rentreront dans le cadre d'un nouveau système européen de réaction renforcée à la mobilité militaire (emers). un véritable shengen militaire pour…