Cibest accélère ses ventes en Europe

Système de vidéoprotection vendu par Cibest.

Présente aux dernières Rencontres nationales du transport public (RNTP) à Orléans, la société de solutions logicielles embarquées pour les transports collectifs élargit ses gammes et accélère ses ventes à l’international. Plus de 33 000 véhicules en service sont équipés des solutions Cibest, en France et dans le monde.

Les voyageurs du métro parisien ont peut-être remarqué les nouveaux écrans installés sur les quais à l’occasion des . Déployés sur la ligne 5, ces panneaux d’information appelés « Panam » indiquent aux voyageurs les temps d’attente et les informent sur les perturbations du réseau des transports franciliens. Derrière cette réalisation, le groupe Cibest, basé à Besançon, dans le Doubs. L’entreprise est spécialisée dans l’ (rétrovision numérique, Wi-Fi). Deux secteurs concentrent l’activité du groupe : les systèmes d’information voyageurs et les communications sécurisées.

Un groupe, trois sociétés

Fondée en 1987 par son actuel président, Jean-Michel Favaro, le groupe Cibest a racheté en 2019 son principal concurrent sur le marché de la vidéoprotection, Eolane, puis deux entreprises, Cotep et Millesis.

  • Cotep, implantée à Douvrin dans le Pas-de-Calais, est spécialisée dans les solutions d’affichage numérique. Ses clients, comme Thalys, Transdev, Keolis ou SNCF, sont souvent en contact avec ses équipements. Les , ou ceux qui permettent de visualiser le positionnement des voitures sur le quai avec le nom des repères, sont signés Cotep. Les voyageurs du RER A qui cherchent les gares desservies par le prochain train sont également informés par un écran fabriqué par Cotep.

  • Millesis, basée à Élancourt, œuvre plus largement dans l’électronique embarquée et les logiciels temps réel. Ses activités couvrent un vaste périmètre, ce qui lui permet de compter parmi sa clientèle les aéroports de Paris, Lyon ou Toulouse, Vinci, la RATP, SNCF, Keolis, la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB), ou encore des entreprises de pointe comme Thales ou Eutelsat. en collaboration avec Jeumont, Thales ou Naval Group.

Le groupe Cibest possède également des filiales en Italie (Cibest IT) et en Grande-Bretagne (Cibest UK), où ses équipements sont déployés dans le métro de Londres.

Peu de concurrents

La plupart des employés de Cibest travaillent à la conception de nouvelles solutions. « Les systèmes sont développés par nos bureaux d’étude », précise Jean-Michel Favaro. « . C’est essentiel quand on travaille pour la Défense nationale, mais au-delà, c’est aussi un impératif pour nous », assure le chef d’entreprise.

Dans le secteur du transport public, les clients de Cibest sont aussi bien les autorités organisatrices de mobilité (AOM) de grande taille, comme Île-de-France Mobilités ou le Sytral à Lyon, que les opérateurs de transport, parmi lesquels la RATP, Keolis, Transdev, SNCF, la régie des transports marseillais ou la Compagnie des transports strasbourgeois. Les équipements peuvent aussi être directement installés sur les véhicules par les constructeurs, comme CAF, Siemens, Alstom, Man ou Iveco.

Sur le marché de la vidéoprotection embarquée, Cibest rencontre peude concurrence dans un marché « apaisé ».
Sur le marché de la vidéoprotection embarquée, Cibest rencontre peu
de concurrence dans un marché « apaisé ».

Un marché passé avec une collectivité locale peut donner lieu au montage de l’équipement Cibest dans l’usine du constructeur. « À la suite du contrat portant sur 200 bus d’Orléans Métropole Mobilité, les appels d’offres pour la fourniture de nouveaux véhicules intègrent d’emblée nos équipements », illustre le dirigeant.

Le volume du carnet de commande de Cibest ne reflète pas le nombre de ses collaborateurs, puisque l’équipementier emploie moins de 120 salariés (elle en employait 35 avant le rachat d’Eolane en 2019), pour un chiffre d’affaires annuel de 25 millions d’euros. « On est sur des marchés restreints où la concurrence est faible. La vidéoprotection, c’est un . Dans ce secteur, nous sommes très bien placés et la concurrence est faible, de l’ordre de trois à quatre entreprises françaises », explique Jean-Michel Favaro. « », ajoute-t-il.