Montebourg salue Siemens, « entreprise made in France »

Arnaud Montebourg est venu saluer le forum des partenaires stratégiques de Siemens France, qui se tenait à Paris le 21 janvier et regroupait 150 class= »rtejustify »>
PME, PMI et ETI françaises. Le ministre du Redressement productif, saluant un « Siemens made in France », a invité à s’inspirer des pratiques des Allemands en ce qui concerne les relations entre grands groupes et fournisseurs. Des pratiques dont le respect pourrait aider à maintenir ou revivifier le tissu industriel national.

Quelques chiffres illustrent le poids de Siemens en France : 7 000 salariés, 2,1 milliards de CA en 2013 (-8 %) et 2,3 milliards d’entrées de commandes en 2013 (+18 %), sept usines, neuf centres de R&D dont celui, à compétence mondiale, de Châtillon pour les métros automatiques et les automatismes de transport urbain. Le groupe compte 9 000 fournisseurs français dont 1 527 ont un CA au-dessus de 100 000 euros avec Siemens, et 247 un CA supérieur à un million d’euros avec Siemens.

Christophe de Maistre, président de Siemens France et directeur du secteur Infrastructure & Cities, et Olivier Gourmelon, directeur des achats, ont insisté : « Nos acheteurs ne sont pas les acheteurs de la grande distribution. » Le groupe « parie sur la valeur ajoutée » et « croît avec ses partenaires ». Discours validé par des fournisseurs de Siemens présents au forum, depuis certaines PME jusqu’à une entreprise de taille intermédiaire (ETI) comme Faiveley.

Un proche de ces dossiers nous confirme qu’il y a « du fond » dans ce discours et plus généralement, dans la mise en œuvre de bonnes pratiques entre les grands groupes et leurs fournisseurs en Allemagne. Fort de ces atouts, Siemens entend jouer un grand rôle dans l’Hexagone comme « acteur de la réindustrialisation française » et s’est fixé cinq priorités. Un, le Grand Paris et la mobilité urbaine. Deux, la transition énergétique. Trois, l’industrie 4.0. Quatre, le mieux vivre dans les villes de demain (avec l’électrification des moyens de transport urbain et le développement de zones d’actions prioritaires pour l’air dans les centres-villes). Et cinq, la lutte contre le cancer et les maladies neurologiques.

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