Bientôt un registre national des infrastructures

« Il y a eu un manque de dialogue évident entre la SNCF et RFF dans la période 2009-2011 » a résumé Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux Transports, en recevant le 26 mai le rapport des deux établissements publics sur les commandes des rames TER Régiolis et de Regio 2N passées en 2009 pour le compte des régions. « Ce manque de dialogue a nui à la bonne préparation des travaux qui devaient être effectués sur les quais », a-t-il ajouté.

Frédéric Cuvillier, qui rappelle que « les trains étaient totalement adaptés, totalement aux normes », demande toutefois qu’à l’avenir les commandes de trains soient conditionnées par une étude d’impact sur les infrastructures. « Il ne faudra pas attendre la période d’homologation du matériel mais avoir une démarche parallèle. »

Et il relève une « autre curiosité » : RFF ne dispose pas de registre complet sur l’infrastructure. « Les données ne sont pas actualisées », indique-t-il. D’où une autre exigence : RFF devra tenir un registre national des infrastructures.

Pour le député UDI de la Meuse Bertrand Pancher, ce registre se fait attendre depuis plusieurs années. Selon lui, la France a jusqu’en 2015 pour se mettre en conformité avec la législation européenne. « Et cela fait maintenant plusieurs années que l’Araf (Autorité de régulation des activités ferroviaires) n’a de cesse de tirer le signal d’alarme et de réclamer ce registre d’infrastructure », écrit-il dans un communiqué du 27 mai.

Interrogée le 22 mai par Ville, Rail & Transports, qui se demandait pourquoi la SNCF ne dispose pas de connaissances sur l’état réel du réseau grâce aux nouvelles technologies, l’entreprise répondait par une autre question : surveiller 30 000 kilomètres de lignes nécessiterait des sommes astronomiques, qui voudrait les payer ?

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