Extensions tous azimuts en vue pour le Gautrain

Satisfaction du côté des autorités sud-africaines qui gèrent le Gautrain. « Nous sommes plus que contents ! », affirme Barbara Jensen, la porte-parole de l’autorité provinciale qui gère le train rapide qui relie Johannesburg à Pretoria et à leur aéroport commun depuis trois ans. Même si les très optimistes prévisions de trafic avancées avant l’ouverture ne se sont pas concrétisées, on devrait maintenant passer à la phase suivante, avec des extensions tous azimuts de ce RER chic exploité par RATP Dev.
Quelque 200 km doivent s’ajouter à terme aux 77 km existants, pour former quatre lignes quadrillant cette mégapole de plus de 10 millions d’habitants, désenclaver des zones suburbaines où la circulation automobile est un enfer et atteindre le célèbre township de Soweto. Si le schéma semble acquis, on ne parle encore ni de coût, ni de calendrier précis. « Les études de faisabilité que nous allons lancer en juillet ou août nous montreront quels axes sont les plus porteurs », dit Barbara Jensen, qui envisage les premiers coups de pioche vers 2018 ou 2019.
En attendant, le Gautrain doit gérer sa croissance. La mise à péage des autoroutes de la région, en décembre, a fait progresser la fréquentation de 25 % ! A environ 60 000 voyageurs par jour, on est encore loin des 100 000 évoqués dès l’ouverture il y a quelques années, mais il faut arriver à gérer les flux. « On a un déséquilibre très net, avec une hyperpointe le matin entre 6h30 et 7h15 de Pretoria vers Johannesburg », constate Arnaud Legrand, le patron de la société exploitante Bombela Operating Company. Ce déséquilibre est beaucoup plus important que prévu (les retours vers Pretoria étant plus étalés, l’après-midi).
Du coup, après la modulation des tarifs, on parle d’agrandir les parkings-relais, d’augmenter les fréquences et de réaménager les rames. « Nous allons devoir acheter des nouveaux trains », ajoute Barbara Jensen. Et pour ce faire, les autorités locales semblent prêtes à faire le cas échéant des infidélités à Bombardier, qui a fourni les 24 rames actuelles, si un autre constructeur est moins cher.
François ENVER

 

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