Rétrofit – ABB revient sur le devant de la scène ferroviaire

Grand nom de l’industrie ferroviaire mondiale de 1988 à 1996, avant la création du groupement Adtranz, repris par Bombardier en 2001 l’helvético-suédois ABB Traction a produit nombre de locomotives et d’automotrices aujourd’hui à mi-vie. Il est donc temps d’en effectuer un rétrofit, en particulier de la partie électrique. Or si ABB a quitté le club des constructeurs de matériel roulant, l’industriel reste un des spécialistes de l’électrotechnique ferroviaire… et fait un retour remarqué au premier plan avec deux grands contrats de rétrofit cette année.

Adjugé le 29 août par les CFF, le dernier contrat en date porte sur 202 nouveaux convertisseurs destinés aux locomotives Re 460, pour 69,2 millions de francs (57,3 millions d’euros, option comprise sur 38 autres convertisseurs). Ces nouveaux convertisseurs IGBT refroidis par eau, qui permettront de substantielles économies d’énergie, seront montés par les ateliers industriels CFF d’Yverdon-les-Bains d’ici à 2022, après une première locomotive traitée d’ici la fin 2015.

« C’est l’offre d’ABB Suisse SA qui a été retenue » annoncent les CFF, sans dire qui étaient les autres candidats. Il aurait été légitime que Bombardier, héritier légitime de la Re 460 via Adranz, ait également été sur les rangs. En tous cas, tout comme Alstom et Siemens, Bombardier était candidat pour l’autre grand contrat de rétrofit remporté par ABB cette année, le 16 janvier en Suède (160 millions d’euros pour les rames pendulaires SJ 2000).

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