Sécurité : la transparence, nouveau mot d’ordre du ferroviaire

A la veille de leur mise en examen suite à l'accident de…  

Brétigny (prévues respectivement les 16 et 18 septembre), RFF et la SNCF ont insisté, le 10 septembre lors de leur séminaire annuel de presse, sur la sécurité, priorité numéro un du système ferroviaire.

Les deux entreprises sont en train de mettre sur pied une échelle de criticité, à l’image du nucléaire qui dispose d'une échelle de mesure de la gravité à chaque incident ou accident. Ce travail, initié dans le cadre du comité d’experts international présidé par André-Claude Lacoste (ancien président de l’Autorité de la sécurité nucléaire) devrait être achevé à la fin de l’année. « Il est fondamental de pouvoir qualifier de façon objective le niveau et la gravité des accidents», commente Alain Krakovitch, le directeur général de la sécurité et de la qualité du service ferroviaire.

Le groupe souhaite pousser plus loin les analyses du risque en s’inspirant de ce que fait au Royaume Uni le RSSB (Railway Safety and Standard Board). Deux représentants du RSSB font d’ailleurs partie du comité d’experts.

 

Par ailleurs, la SNCF vient de lancer début septembre une gigantesque enquête auprès de 150 000 cheminots. L’enquête va durer un mois et sera rendue publique fin 2014. « Les personnes seront interrogées individuellement à partir d’un questionnaire qui leur prendra une vingtaine de minutes, » précise Alain Krakovitch. « Tout cela doit nous permettre  de bâtir un plan de modernisation ».

En plus de ces nouveautés, la SNCF a lancé un plan Vigirail visant à corriger les premiers dysfonctionnements apparus suite à l'accident de Brétigny. Après un test auprès de 300 personnes, les agents de l’Equipement (13 000 personnes) vont être équipés de tablettes en avril 2015. « Nous en sommes à la phase de l’appel d’offres », précise Pierre Izard, le directeur général SNCF Infra.

Ce plan prévoit aussi, entre autres mesures, de créer une plateforme pouvant recueillir tous les signalements de la part des agents qui observeraient des anomalies sur le réseau. A partir de 2015, elle sera accessible au grand public. Elle déjà active en interne depuis le 1er juillet.

Enfin, pour bien montrer qu’elle se veut transparente, la SNCF va rendre public chaque semaine tous les incidents qui se produisent sur le réseau, ainsi que « les lettres de suite » (conclusions des audits de sécurité réalisés auprès des établissements) et les comptes rendu de réunions avec les associations.

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