Les nouveaux acteurs de l’autopartage

En l'espace de deux jours, deux sociétés se sont positionnées sur… le marché parisien de l'autopartage.  Zipcar est arrivé le 16 septembre à Paris et à La Défense, avec de grandes ambitions pour le marché français. Fondée il y a 15 ans, rachetée en 2013 par Avis-Budget, la société considère que « le potentiel de Paris est au moins aussi important que celui de Londres ou New York car la densité de population est très élevée et le taux de motorisation inférieur à 50% », rappelle Etienne Hermite, directeur général de Zipcar France.

Le nouveau venu devra affronter Autolib’, présent à Paris depuis 2011. La filiale de Bolloré aligne aujourd’hui plus de 2 000 véhicules en Ile-de-France et 877 stations. Pour l’instant, Zipcar propose une centaine de véhicules, et 60 emplacements de stationnement à Paris et La Défense. Mais il ne s’agit que d’une première vague. A titre de comparaison, Zipcar compte 870 000 abonnés et un parc de 10 000 véhicules aux Etats-Unis, pays de la voiture individuelle par excellence, des villes à faible densité.
A Paris, Zipcar se défend d’entrer en concurrence avec Autolib'. « Leur offre est davantage adaptée à des trajets de courte durée tandis que Zipcar se positionne sur des déplacements allant de plusieurs heures à la journée », explique Etienne Hermite. « Le service s'adresse aussi bien aux familles qui n'ont pas de voiture et veulent par exemple pique-niquer le week-end à Fontainebleau, ou souhaitent déménager un canapé». L’offre de véhicule est en effet plus large, – neuf modèles Peugeot et Opel – avec des citadines mais aussi des berlines et des utilitaires.
L’autre nouveau venu, arrivé en juin, Wattmobile, ne se dit pas non plus concurrent d’Autolib’. Cette jeune société d’autopartage, a choisi une niche : les véhicules électriques deux-roues et quadricycles légers (Twizzy), dans un souci environnemental, mais aussi pour mieux se faufiler en ville, et parce que le public visé, les professionnels en déplacement, voyage le plus souvent seul.

Wattmobile a décidé d’automatiser le retrait des véhicules afin d’offrir un accès 24h sur 24, pour autant que le parking soit ouvert. Autre choix fort, bâtir un réseau, même embryonnaire, dans les gares SNCF, celles qui accueillent des TGV fréquentés par la clientèle visée, afin de proposer une solution pour le dernier kilomètre. Cela a également été un moyen de séduire la SNCF qui a pris une participation dans Wattmobile et accompagne l’entreprise dans son développement. C'est le cas à travers le partenariat noué avec Effia qui exploite les parkings en gare et y accueille les véhicules de Wattmobile.
Aux côtés de ces deux sociétés, on pourrait en citer de plus modestes, comme Ubeeqo qui s’est associé au promoteur immobilier Nexity, pour proposer des véhicules en autopartage dans les parkings des immeubles pour leurs habitants.
 

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