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Un nouvel espoir pour la ligne franco-italienne de Tende
Le financement des travaux de réfection des 47 km du parcours français de la…
« ligne de Tende », entre les villes italiennes de Cuneo et Vintimille, via Tende et Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), va être inscrit au contrat de plan Etat-Région (CPER) pour un montant de 91 millions d’euros, dont 29 millions d’euros votés par le parlement italien.
Le montage financier et la répartition entre les différents partenaires comme l’Etat, la région Paca, la métropole Nice Côte d’Azur et RFF devra être finalisé avant le mois de février pour être présenté en assemblée plénière du conseil régional de Paca. Un décision « très importante » pour l’avenir de cette ligne, selon Jean-Yves Petit, vice-président du conseil régional Paca, qui a été actée lors d’une réunion le 26 novembre à Breil-sur-Roya entre les régions Paca, Ligurie et Piémont et les différents partenaires comme RFF et RFI (Rete Ferroviara Italiana).
Le mois de novembre aura peut-être été capital pour la survie de cette voie ferrée franco-italienne lancée en 1928. Le 10 novembre, Jacques Frossard, directeur régional de RFF Paca a rencontré à Turin ses homologues italiens de RFI pour finaliser une convention technique qui doit être conclue entre RFF, RFI et la région du Piémont avant la fin de l’année 2014. L’objectif est de fixer le planning des travaux et de lancer les appels d’offres avant juin 2015. Un comité de suivi doit également être mis en place.
Alors que Jacques Rapoport, PDG de RFF, a reçu le 25 novembre une délégation d’élus de la région, une nouvelle réunion est prévue le 2 décembre entre techniciens français et italiens.
Le parcours français de cette ligne de 100 km entre Cuneo, au nord, et Vintimille, au sud, permet aux quelque 6500 habitants de Tende, de Breil-sur-Roya et des communes intermédiaires de rejoindre les bassins d’emploi et de formation de Menton-Monaco et de Nice (via la ligne Breil-Nice). C’est aussi un axe touristique desservi par des TER (jusqu’à Tende) et des trains italiens qui « assurent une mission de service public sur le territoire français », comme le rappelle Jean-Yves Petit.
Cette voie unique, non électrifiée, tracée sur un relief montagneux, comporte de nombreux ouvrages d’art, viaducs et tunnels dont plusieurs hélicoïdaux. Une convention signée en 1970 prévoyait (au nom des réparations de guerre !) le financement par l’Italie des pertes d’exploitation et des travaux d’entretien des 47 km de ligne sur le territoire français. Mais depuis 2011, l’Italie ne finance plus les travaux d’entretien. Fin 2013, pour « garantir la sécurité » et « freiner le vieillissement des installations ferroviaires », souligne Jacques Frossard, directeur régional de RFF, la vitesse a été réduite à 40 km/h, au lieu de 80 km/h sur le parcours français. Résultat, si la région Paca a augmenté le nombre de trains entre Breil et Tende (4 allers-retours par jour), les trains italiens n’assurent plus que 2 allers-retours quotidiens au lieu de 15 à 19.
L’objectif des travaux est dans un premier temps de sécuriser la ligne et ses installations avant de lever totalement les limitations de vitesse d’exploitation et de rétablir le nombre de trains. Enfin, un autre objectif de la région Paca est que les TER puissent atteindre Limone, côté italien, d’où des correspondances sont possibles vers Cuneo et Turin.
José SOTO
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