C’est le pourcentage de Lorrains ayant voté « non » à la construction d’une nouvelle gare TGV à Vandières, à 20 km d’une autre gare existante, selon les premières estimations après la consultation organisée par le Conseil régional le 1er février… class= »MsoNormal »>
Cette consultation a été marquée par une abstention d'environ 90%. Les résultats définitifs devraient être connus le 6 février.
Le conseil régional devrait être réuni prochainement « car une interprétation des résultats sera nécessaire", a indiqué son président PS, Jean-Pierre Masseret. Selon lui, la question de la construction de cette gare devrait être tranchée avant le 1er mars.
Rappelons qu’une gare TGV existe déjà en Lorraine, à Louvigny (Moselle), mais cette dernière n'est accessible que par la route, alors que la nouvelle de Vandières serait reliée au TER. Une nouvelle gare TGV à Vandières, qui a fait l'objet d'une déclaration d'utilité publique depuis 2011, divise fortement la classe politique régionale : soutenue par le PS, le PCF et EELV, elle a également les faveurs du président UMP du Conseil général des Vosges, Christian Poncelet.
Les pro-Vandières soulignent que le coût de la nouvelle gare, 120 millions d'euros, sera assuré sans taxe nouvelle et sans emprunt (l'Etat ayant autorisé son financement par une part de la taxe sur les carburants (TICPE) en Lorraine), tandis que les anti-Vandières affirment que la facture devrait être plus salée : de 200 à 350 millions d'euros en intégrant les aménagements routiers pour la future gare et la reconversion de Louvigny en gare fret à grande vitesse, solution dont ils doutent aussi de la viabilité.
Pour certains observateurs, ce résultat était prévisible et Jean-Pierre Masseret s’est « tiré une balle dans le pied » en organisant ce scrutin.
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