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C’est, en millions, le résultat net dégagé par la SNCF en 2014. L’année précédente, la compagnie avait enregistré une perte de 180 millions qui s’expliquait alors largement par la dépréciation réalisée sur son parc TGV.  

L’Etat percevra-t-il un dividende ? « La contribution versée à l’Etat a vocation à s’éteindre en 2015 et 2016 », a précisé Mathias Emmerich, le directeur général délégué performance, en présentant le 12 février les résultats de l’entreprise. En clair, la SNCF ne devrait pas verser de dividendes à l’Etat pour son exercice 2014, même si la décision n’a pas encore été officiellement annoncée, explique-t-il.

L’activité de la SNCF reste en croissance (+1,5 % en 2014 contre +0,5 % en 2013, « en dépit d’un contexte défavorable en France, en particulier l’augmentation du prix des péages ferroviaires (+5 %) et l’augmentation de 3 points de la TVA sur les transports de voyageurs (de 7 à 10 %)», poursuit Mathias Emmerich.

La croissance a particulièrement été tirée par l’international (+7 %), grâce notamment à Keolis et à SNCF Logistics. Les activités TGV et Intercités sont en revanche en recul, de 1,1% pour le premier et 3,6% pour le second.

L’année 2015 s’annonce compliquée. En particulier, la libéralisation du transport par autocar qui pourrait démarrer dans la seconde partie de l’année aura forcément un impact sur les TGV, les Intercités et les TER. La SNCF va donc poursuivre sa stratégie d’internationalisation, de développement sur le mass transit et de personnalisation du voyage avec le porte-à-porte et le digital. Elle a aussi lancé une réflexion pour rentabiliser ses dessertes TGV et effacer en partie la hausse des péages. Ce qui passe notamment par de meilleurs roulements des rames (et la radiation des plus anciennes) et une meilleure utilisation du personnel.

Dans le cadre de son plan de performance, lancé depuis 2013 et qui vise à économiser 700 millions d’euros jusqu’en 2015, 400 millions ont déjà été dégagés. Reste encore 300 millions d’économies à réaliser cette année. principalement sur les achats, le reste sur les frais de siège, les systèmes d’information et les coûts de location immobilières, précise le directeur général délégué performances.

MHP

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