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Thalys taille dans les relations déficitaires
Deux liaisons France – Belgique, depuis 19 ans d’existence, ne font pas toujours le plein et devraient disparaître très prochainement. Il s’agit…
d’une part de la desserte d’Ostende, de l’autre de la dorsale de Liège via Mons. La décision a été confirmée fin février « pour des raisons économiques » par le Kern (conseil des ministres restreint) belge, sur demande de la SNCB, qui exploite ces Thalys.
Côté wallon, il y a le « Whalys », surnom de l’aller et retour quotidien avec Paris pour les villes arrosées par la Sambre ou la Meuse. Une liaison symbolique dont profitent ces villes de la dorsale wallonne, qui ont perdu toutes les dessertes internationales entre la France et l’ouest de l’Allemagne, remplacées par des Thalys via la LGV et Bruxelles. Se connectant à cette ligne entre la frontière française et la capitale belge, le « Whalys » part de Liège pour Paris, via Namur, Charleroi et Mons au petit matin, avec retour en soirée. Le tout moyennant une subvention de 5 millions d’euros par an, vu son remplissage globalement insuffisant pour en assurer la rentabilité sur des bases purement commerciales. S’il est généralement vide entre Liège (relié à Paris via Bruxelles) et Namur, ce train présente des taux d’occupation supérieur à 50 % les vendredis, samedis et dimanches.
Equilibre communautaire oblige, un autre aller et retour Thalys sans changement est subventionné côté flamand, entre Ostende, Bruges, Gand, Bruxelles et Paris au petit matin et retour le soir. Avec un taux de remplissage encore moins élevé que son pendant wallon, du moins au nord de Bruxelles, d’où son surnom de « train fantôme »… et sa disparition programmée pour le 1er avril prochain.
Mais équilibre oblige, le « Whalys » s’en trouve également menacé. Ceci malgré le fait que la desserte par Thalys de la dorsale wallonne, qui passe par la capitale régionale Namur, avait été obtenue par la région wallonne en échange de son aide pour faciliter l’établissement des permis de construire pour la LGV il y a plus de vingt ans. D’où une objection des autorités wallonnes à la suppression de la desserte par Thalys de la dorsale, « empruntée notamment par nombre de cadres se rendant à Paris ». Mais hormis les problèmes de subvention, cette desserte devait être suspendue pour des raisons de travaux dans les prochains mois et posait déjà des problèmes de compatibilité avec l’équipement ERTMS des rames du parc Thalys.
La symbolique est forte, mais ces trains somme toute peu fréquents seront-ils une si grosse perte ? Certainement pour les cadres wallons cités plus haut, qui seront obligés d’effectuer des correspondances, avec des risques en cas de retards. Mais « la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant s’est engagée à trouver des solutions de remplacement » rappelle l’agence Belga. D’autres solutions qu’un Thalys direct, les voyageurs plus sensibles aux prix ou à la flexibilité en ont déjà. En effet, tant les villes wallonnes que flamandes sont régulièrement reliées par des trains IC SNCB à prix modiques avec Lille-Flandres, qui se trouve à une heure de Paris en TGV. Et avec son tarif « toute gare belge », Thalys se concurrence lui-même en permettant des correspondances par train SNCB à Bruxelles, cette fois, pour quelques euros de plus… et dans certains cas, en quelques minutes de moins !
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