qui pourraient être rayés de la carte ferroviaire d’ici à 2020. soit près du quart du réseau national. commandé au cabinet degest par le conseil économique du cce de l’entreprise qui doit rendre son avis sur l’organisation de la nouvelle sncf, le rapport évoque une « cure radicale » qui « pourrait être administrée au rail français ». un dégraissage du réseau secondaire pour « concentrer l’offre sur les axes les plus denses et la grande vitesse ». bref couper les petits vaisseaux pour sauver les grandes artères. comment degest en arrive-t-il à ce chiffre impressionnant ? il s’agit d’estimations, de « déductions logiques », concède arnaud emery, présentant les conclusions de son cabinet. mais qui s’appuient, explique-t-il, sur un scénario classique : sur une ligne qu’on a laissée en mauvais état (le réseau secondaire accuserait une moyenne d’âge de 73,5 ans), par mesure de sécurité on doit multiplier les ralentissements. face à l’allongement des temps de parcours, les clients préfèrent la voiture. et face à une baisse importante de la fréquentation et à la non-rentabilité de la ligne, on conclut à la nécessité de sa mise sur route. céline…