Votre panier est actuellement vide !
Le Gart et Agir vont recenser les besoins nationaux en bus propres
Dans le prolongement de l’accord de partenariat signé au printemps entre l’association de réseaux de transports indépendant Agir et le Gart, un appel à manifestation d’intérêt a été lancé le 1er octobre par Agir et sa centrale d’achat des transports publics (CATP) « Nous sommes dans un cercle vicieux, regrette Marthe Marti, maire adjointe de Toulouse, conseillère métropolitaine, administrateur de SMTC Tisséo et vice-présidente d’Agir. Les collectivités veulent investir dans des véhicules propres, alternatifs au diesel et il n’y a pas d’offre. » La demande nationale forte est pourtant réelle, comme en témoignent la politique de la ville de Toulouse, ou, en Ile-de-France, la stratégie arrêtée par le Stif. Mais quelle en est vraiment l’ampleur, quelles en sont les caractéristiques ?
Pour répondre à ces questions, Agir et le CATP demandent à l’ensemble des collectivités territoriales d’exprimer leurs besoins en véhicules électriques, au gaz ou hybrides afin de transmettre ces données de marché potentiel aux constructeurs, ce qui permettra de soutenir le développement d’une filière industrielle. Les réponses sont attendues à la fin janvier pour les achats de 2016 et 2017. A charge aux industriels de proposer ensuite des délais de fabrication et des tarifs. « Grâce à notre recensement, ils auront plus de poids pour solliciter les banques qui les aideront à industrialiser la filière », poursuit Marthe Marti, qui s’attend à ce que toutes les grandes agglomérations se déclarent intéressées.
« Notre démarche sera un accélérateur de développement pour la filière des bus alternatifs, assure de son côté Arnaud Rabier, le délégué général d’Agir. La CATP permettra aussi d’avoir des prix corrects et donc aux petits réseaux de s’équiper. »
Toulouse qui a marqué son souhait de sortir du diesel et possède déjà un parc à 50 % de bus GNV, est la preuve vivante du problème : le SMTC a dû récemment acheter du diesel pour quatre véhicules de 9 m faute d’offre alternative sur le marché. Mais il a aussi acheté 15 bus hybrides et espère beaucoup du biogaz. Pour l’électrique, l’AO attend. « Ca coûte des sommes folles, on n’a pas de retour d’expérience et on transporte davantage des batteries que des gens », se plaint l’élue toulousaine.
Laisser un commentaire