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Elisabeth Borne pas inquiète de la renégociation du contrat Stif
Alors que le dossier avait constitué le baptême du feu de la nouvelle présidente de la RATP, et qu’il avait été difficile de tomber d’accord dans les délais avec le Stif, comme promis, Valérie Pécresse s’empresse de le renégocier « Aucun problème ! », répond dans un sourire Elisabeth Borne, qui rappelle que « le précédent contrat 2012-2015 a fait l’objet de pas moins de 15 avenants ». La situation est toutefois différente, ces avenants n’étant pas intervenus deux mois après la signature dudit contrat et n’ayant pas changé profondément la rémunération de l’opérateur. Dans le cas présent, Valérie Pécresse candidate, le disait déjà : elle n’était pas en accord avec les clauses liées à la qualité de service et notamment à la régularité.
Le 6 janvier, lors des vœux de la RATP, la nouvelle patronne LR de la région a confirmé qu’elle allait modifier le contrat signé en novembre par Jean-Paul Huchon et Pierre Serne, « mais c’est à la marge, pour y ajouter un peu plus de qualité de service et encore plus de moyens », a-t-elle tempéré. Pour mémoire, le contrat signé fin 2015 prévoit que plus de 11 milliards d’euros seront versés par le Stif à la RATP sur les cinq années de la période.
Le « plus de moyens » de Valérie Pécresse est suffisamment flou – et elle souhaite qu’il le reste pour le moment – pour être entendu comme ça arrange. Notons quand même qu’il y a pour elle une urgence absolue à trouver les 300 millions annuels manquants pour payer le Navigo à tarif unique et qu’elle a sollicité l’appui de Manuel Valls (voir l’article dans cette même Lettre), ainsi qu’une « urgence RER », nous a-t-elle rappelé en aparté. Il y a avenant et avenant, est-on tenté de se dire…
C. N.
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