Votre panier est actuellement vide !
Vraie-fausse fin des trains de nuit en Allemagne
La disparition annoncée de la plupart des trains de nuit encore exploités par la SNCF est souvent mise en parallèle avec la fin, également attendue d’ici décembre prochain, des style= »margin-bottom: 0px; font-size: 13px; line-height: normal; font-family: Times; color: rgb(50, 51, 51); -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
trains de nuit assurés par deux filiales de la DB.
Il y avait déjà eu, au changement d’horaire de décembre 2014, une vague de suppressions de trains de nuit internationaux exploités par CNL, filiale spécialisée de la DB. En particulier les trains entre Paris et l’Allemagne, malgré une fréquentation en hausse, quoique très saisonnière, dans un contexte marqué par les incertitudes face à la concurrence des vols low-cost et des cars. Gros problème alors invoqué : le parc de voitures-couchettes, modernisé il y a quinze ans, était à bout de souffle après une bonne quarantaine d’années de service. Ajouter à ceci, pour la desserte de Paris, des péages trop élevés pratiqués sur le réseau ferré français, selon la DB.
Pour ce qui est de la suppression des derniers trains de nuit CNL en décembre 2016, annoncée fin novembre 2015 par Ronald Pofalla, porte-parole de la DB, il s’agit de parcours internationaux entre l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suisse, la République tchèque, la Pologne et l’Italie. Deux trains de nuit en parcours allemand, exploités par DB AutoZug, devraient également disparaître. Alors, bientôt fini de traverser l’Allemagne en train, la nuit ? Pas forcément, car Ronald Pofalla reconnaissait qu’« il ressort clairement de nos enquêtes qu’une demande existe pour de telles relations ». Mais comment transporter les quelque 2,5 millions de voyageurs intéressés chaque année par ces relations en Allemagne ? Réponse préliminaire de la DB : plutôt que des trains de nuit classiques, composés de voitures-lits et de voitures-couchettes, faire circuler la nuit le même matériel que le jour : ICE, trains IC, voire bus IC pour les plus longs parcours internationaux. Ce qui revient, pour les voyageurs, à essayer de dormir en place assise s’ils sont fidèles à la DB.
Cela dit, les déclarations du porte-parole de la DB sur l’avenir des trains de nuit, fin novembre dernier, auraient dû être suivies d’une annonce officielle à la mi-décembre. Il n’en a rien été. Signe d'un sursis ? Mais une association de défense des trains de nuit soupçonne que la DB supprimera bien les voitures-lits et couchettes d’ici décembre. Et a lancé, à la mi-février, une pétition adressée à Alexander Dobrindt, ministre fédéral des Transports.
Et, pour ceux qui préfèrent voyager allongés, il sera toujours possible de relier l’Allemagne aux pays voisins par une demi-douzaine de trains de nuit exploités par d’autres entreprises ferroviaires (ÖBB, MÁV, RZD…)
P. L.
Laisser un commentaire