Washington ferme le métro après un incident électrique

« Fermé pour une inspection d’urgence des câbles d’alimentation. » C’est l’inscription qu’ont pu lire, le 16 mars, les usagers du métro de Washington. Pendant 29 heures le métro de la capitale fédérale a été fermé. Ses 700 000 voyageurs quotidiens en moyenne un jour de semaine en font le second réseau des Etats-Unis, après New York.

Un incident électrique, survenu le lundi 15 mars, a motivé la décision. Tôt le matin, avant l’heure de pointe, un incendie s’est déclaré sur un câble dans le tunnel près de la station Square McPherson, sans faire de blessé, mais en entraînant l’interruption du service sur les lignes bleue, orange et argent, toute la journée. Interruption étendue dans la journée à l’ensemble des six lignes (188 km, 91 stations).

En janvier 2015, un incident identique avait eu des conséquences dramatiques. Le dégagement de fumée à l’intérieur du tunnel et, surtout, d’une rame du métro avait provoqué le décès d’une voyageuse, et l’indisposition de quatre-vingt voyageurs. Le nouveau directeur de l’Autorité des transports de Washington Metropolitan Area (WMATA), Paul Wiedefeld, nommé en novembre 2015, n’a pas voulu prendre de risque. « Dans ma position, la sécurité des voyageurs et de mes employés est primordiale », a-t-il expliqué devant les médias américains. « L’arrêt était nécessaire », a-t-il ajouté, même s’il a reconnu que « cela présentait une difficulté pour la région ».

A l’issue de l’inspection de plus de 600 connexions au troisième rail, les inspecteurs du WMATA ont repéré 23 points qui demandaient une réparation ou un remplacement de câble. Les médias américains ont notamment pu suivre une équipe qui a montré des câbles d’alimentation dont l’enveloppe avait en partie disparu, laissant apparaître les entrelacs de cuivre échevelé. La plupart des câbles défectueux ont pu être réparés pendant l’interruption du trafic, le 15 mars, mais il faudra « une enquête plus poussée pour comprendre comment on est arrivé là », a dit Paul Wiedefeld.

Car les incidents, plus ou moins graves, se multiplient, dégradant le service et entraînant une certaine désaffection des voyageurs. Entre 2010 et 2014, le métro a perdu 40 000 voyageurs, alors que la population dans la région augmentait.

Le secrétaire aux Transports a annoncé qu’il étudierait la possibilité d’affecter des subventions fédérales à la sécurité du métro de la capitale.

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