Grenoble veut expérimenter de nouvelles formes de mobilité

Son petit nom : Lemon. Ce n'est pas un fruit, mais le Laboratoire d'expérimentation des mobilités de l'agglomération grenobloise. Parce qu'en matière d'innovation, rien ne vaut l'expérimentation. « Si structurant soit-il, le réseau doit imaginer un nouveau modèle, encourager les nouvelles habitudes et favoriser les initiatives pour accroître son attractivité et sa fréquentation », explique-t-on au SMTC de l'agglomération grenobloise, qui dévoilait la teneur de ce projet le 11 avril au matin. Sous l'impulsion politique de l'AO en 2013, la Semitag et Transdev se sont joints à l'initiative. Avec l'ambition de coproduire chaque projet, dans le cadre d'une démarche transversale (pour chaque projet, un groupe de travail opérationnel) et d'exporter ailleurs les innovations qui auront fait leurs preuves.

Les dix premiers projets – à différents stades de maturité – de Lemon s'inscrivent autour de cinq axes : intermodalité, accessibilité, développement durable, citoyen voyageur et ère collaborative. Trois initiatives ont déjà été lancées. « Bien qu'étant dans une démarche structurée et réfléchie, Lemon permet aussi d'être audacieux et spontané », assure Olivier Niles, responsable Etudes et projets de la Semitag. C'est dans le cadre de ce laboratoire que le paiement par carte bancaire Paybill (avec Actoll, Caisse d'Epargne Rhône-Alpes et Visa) dans le bus Chrono + est en test depuis la rentrée dernière.

De même Timodev (transport intermodal et déficience visuelle), financé par le Predit, a-t-il été lancé en février 2015 à Grenoble (mais aussi à Paris et Lyon) dans le but d'améliorer l'accessibilité et les cheminements des personnes mal voyantes dans les pôles d'échanges multimodaux. Enfin, l'expérimentation « Chrono en marche », qui s'intéresse à un quartier d'affaires construit sur une ancienne friche industrielle (Bouchayer-Viallet) à Grenoble, dans le but d'augmenter l'attractivité de l'offre de transport (deux lignes de tram, une de bus). L'utilisation d'un outil numérique créatif qui réalise des projections a permis de recueillir 1 054 propositions des usagers du quartier. Les premiers tests des nouveaux équipements (signalétique, éclairage, etc.) débutent en mai et juin prochains.

La dernière particularité du labo, c'est en effet d'impliquer au maximum les citoyens pour penser autrement les mobilités. « C'est une première en France, précise encore le SMTC. Une agglomération et ses habitants deviennent le matériau principal et bien vivant pour imaginer et expérimenter concrètement les mobilités de demain ».

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