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Présidence de la SNCF : Azéma dément
Selon le JDD du 17 avril, Guillaume Pepy, au cas où il serait appelé à succéder à Alexandre de Juniac à Air France-KLM, aurait glissé à l’Etat le nom de celui qu'il verrait bien devenir président de la SNCF : David Azéma. Ancien numéro 2 de la SNCF, David Azéma (55 ans) a ensuite été PDG de Keolis, a pris en 2012 la tête de l'Agence des Participations de l’Etat, qu'il a quittée en 2014 pour Bank of America Merryl Lynch. Contacté par VR&T, David Azéma dément catégoriquement.
L'hypothèse est d'autant plus hasardeuse que Guillaume Pepy n'est pas forcément candidat à la succession d'Alexandre de Juniac. Il dit à qui veut l'entendre que son seul objectif, c'est de poursuivre sa mission à la tête de la SNCF. Ce qui lui laisse moins de deux ans, Guillaume Pepy (57 ans) terminant son second mandat en février 2018. Les démentis ne valent que ce qu'ils valent, mais, plus sérieux, Les Echos de ce lundi croient savoir que Pepy aurait même refusé d'être auditionné par la commission des candidatures du groupe aérien.
Le calendrier est de toute façon très compliqué pour Guillaume Pepy. Sur le papier, ça pourrait tout juste coller : Alexandre de Juniac doit quitter fin juillet la présidence d'Air France. Or, à la SNCF, le dossier le plus chaud, qui est la négociation d'un cadre social harmonisé pour tout le ferroviaire, doit être réglé le 1er juillet, avec la signature de la convention collective. Ce qui permettrait au président de la SNCF de sortir par le haut, ayant mené à bien la réforme ferroviaire et donné une impulsion décisive à la conclusion d'un cadre social pour le secteur. Mais les négociations sont très difficiles. La CGT, en perte de vitesse au niveau confédéral, tente de se raccrocher en adoptant une ligne maximaliste. En demandant par exemple un passage aux 32 heures. En guise d'harmonisation du cadre social, on entend plutôt des couacs, et un accord général le 1er juillet, ce n'est pas joué.
Surtout, il ne faut pas oublier que la rumeur, qui veut que Pepy soit candidat, veut aussi qu'il ne soit pas favori. En revanche, l'un des favoris, est Jean-Marc Janaillac (63 ans), patron de Transdev, qui a mis en ordre de marche la fusion Transdev-Veolia et redressé le groupe dont il a la charge, a su sortir enfin de la SNCM et a été numéro deux d'AOM. Et connaît François Hollande depuis HEC et l'ENA. Mais, l’Etat n'a que 17,5 % d'Air France-KLM. Et être proche du président de la République, par les temps qui courent, pas sûr que ce soit un avantage.
F. D.
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