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Projet de métro léger automatique pour fin 2020 à Montréal
Il doit s’appeler REM, pour « Réseau électrique métropolitain », desservir 24 stations sur un tracé de 67 km et marcher 20 heures par jour, 7 jours sur 7. Présenté par CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, ce projet de métro léger automatique – localement désigné « système léger sur rail (SLR) entièrement automatisé » – propose de relier le centre-ville de Montréal et la Rive-Sud, traversés par un tronc commun, à trois branches vers l’Ouest-de-l’île (Sainte-Anne-de-Bellevue), la Rive-Nord (Deux-Montagnes) et l’aéroport. Ce qui ferait de ce système le « troisième plus grand réseau de transport automatisé au monde après ceux de Dubaï (80 km) et de Vancouver (68 km), et juste avant celui de Singapour (65 km) » selon CDPQ Infra, qui ne mentionne pas le Grand Paris Express. Il est vrai que le REM montréalais, dont « le début des travaux est actuellement prévu au printemps 2017 », devrait être mis en service « vers la fin de 2020 ». Soit bien avant le projet francilien, du moins « si toutes les étapes sont franchies avec succès ».
Visant à construire un « réseau structurant pour la région métropolitaine et le Québec » en proposant des correspondances faciles avec les réseaux de transport actuels de Montréal (métro, trains et autobus), ce REM « propose au Québec un premier projet de partenariat public-public » avec la Caisse de dépôt et placement du Québec. Cette dernière, qui a créé sa filiale CDPQ Infra il y a neuf mois seulement, s’engage à participer à la hauteur de 3 milliards de dollars canadiens (2,1 milliards d’euros) sur un total de l’ordre de 5,5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros). « Le montage financier envisagé requiert aussi un investissement des gouvernements du Québec et du Canada », ajoute CDPQ Infra.
Outre la réduction de la congestion automobile et des rejets de gaz à effet de serre, les retombées espérées du REM se comptent en milliers d’emplois selon CDPQ Infra, qui prévoit « près de 5 milliards de dollars en investissements privés » dans l’immobilier le long du tracé, sur lequel « cinq stations potentielles sont envisagées selon le développement de certains secteurs ».
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