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GPSO : Alain Vidalies persiste et signe
Malgré les critiques et l’avis négatif de la commission d’enquête d’utilité publique, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, qui avait annoncé il y a huit mois la poursuite de la procédure sur le GPSO (Grand projet Sud-Ouest), a confirmé ses intentions style= »margin-bottom: 0px; font-size: 12px; line-height: normal; font-family: Helvetica; -webkit-text-stroke-color: rgb(0, 0, 0); -webkit-text-stroke-width: initial; »>
il a assuré que la publication du décret déclarant d’utilité publique les travaux interviendrait avant le 8 juin. Alain Vidalies a également indiqué que le Conseil d’Etat, que le gouvernement avait saisi, a rendu un avis favorable sur la réalisation de ces lignes à grande vitesse reliant d’une part Bordeaux à Toulouse et d’autre part Bordeaux à Dax.
Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine–Limousin–Poitou-Charentes, qui a pris « acte avec satisfaction » de cette décision, rappelle « qu’il appartient désormais à l'Etat de trouver les ressources nécessaires à la réalisation de cette grande infrastructure qui, pour un siècle au moins, s'ajoutera au patrimoine national ». Selon lui, « des solutions sont ainsi à explorer au niveau du Grand emprunt national mais également au niveau européen, les Grands projets du Sud-Ouest participant au bouclage de la liaison ferroviaire du nord de l'Europe avec la péninsule ibérique » .
Chez les opposants, c'est la consternation. Ils rappellent que la Commission d'enquête publique jugeait l'intérêt du projet « modeste » au plan local et « faible » au plan national et était finalement « peu pertinent compte tenu de la hauteur de l'investissement et du service supposé ». Rappelons que ce projet, qui mettra notamment Toulouse à 3h10 de Paris, est évalué à 8,3 milliards d'euros pour 327 km.
De son côté, le député socialiste de la Gironde, Gilles Savary, met en cause le secrétaire d'Etat aux Transports, « localement intéressé et engagé sur le projet ». Dans un communiqué, il écrit que risque de s'ouvrir « une longue et incertaine phase de contentieux et de recours […] sur fond de contradictions nationales entre les priorités affichées à Paris de rigueur budgétaire, de protection de la biodiversité et de nos terroirs viticoles, et d'investissements ferroviaires de service public plus utiles, et cette décision politique pharaonique qui les contredise ! »
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