Lyon teste un trolleybus de 24 mètres avant de renouveler sa flotte

Silhouette inhabituelle sur le réseau des TCL, un trolleybus bi-articulé a roulé quelques jours début juin dans les rues de Lyon. L’engin à deux soufflets de 24 mètres de long prêté par le réseau de Lucerne en Suisse, doit permettre au Sytral de vérifier la compatibilité d’un tel type de bus électrique avec les caractéristiques des lignes lyonnaises : « Nous devons valider in situ le comportement du trolleybus bi-articulé sur une dizaine de « points durs » comme le rayon de giration, le passage de ronds points, d’ouvrages d’art et les retournements », précise Magalie Campmas, responsable Système transports bus du Sytral.

L’enjeu du test concerne le futur renouvellement en 2020 de la flotte du premier réseau français de trolleybus, tout en anticipant la hausse de trafic. Ainsi, la ligne forte C3, la plus fréquentée, enregistre aujourd’hui 55 000 voyageurs/jour et en prévoit 70 000 à terme. Les trolleybus actuels – des Cristallis articulés de 18 mètres et 24 tonnes – transportent 140 personnes contre environ 200 voyageurs pour les bi-articulés de 24 mètres (32 tonnes) comme le véhicule de Hess testé dans la capitale des Gaules. Pour les TCL, ce supergabarit est donc une solution en vue des futures évolutions et représente un marché de 55 trolleybus articulés auquel peuvent prétendre répondre plusieurs constructeurs, comme le « lighTram » de Hess, Solaris et Van Hool. Le Sytral se donne un an pour peaufiner ses études (tenue des ouvrages d’art par rapport à la charge du bus en capacité maximale, longueur des quais, etc.), un an d’appel d’offres et un an de fabrication avant la première vague de trolleybus nouvelle génération prévue en en 2020.

Claude Ferrero