Le Stif vote l’engagement du Smart Navigo

Sitôt dit, sitôt fait. La nouvelle présidente du Stif est très branchée numérique. Valérie Pécresse avait il y a dix jours annoncé son souhait de voir disparaître le ticket de métro à l’horizon 2021 remplacé par un porte-monnaie transport sur la carte Navigo. Le conseil d’administration du Stif du 1er juin a déjà entériné la décision en votant la mise en place d’un « plan d’actions pour les services numériques aux voyageurs » assorti d’une prévision d’investissement de 400 millions d’euros sur six ans. Avec trois principaux volets : « le remplacement progressif du ticket magnétique par de nouveaux supports sans contact [que Valérie Pécresse appelle le “smart Navigo”, NDLR] un service d’information prédictif en temps réel et l’accès 3G/4G sur l’ensemble du réseau ».

Première étape, qui démarre dès aujourd’hui avec fin 2017 pour deadline, la création de comptes clients en ligne pour tous les détenteurs de passe Navigo ou de carte Imagine’R (scolaires et étudiants de moins de 26 ans). Sur navigo.fr, les clients pourront gérer leur abonnement (souscription, renouvellement, suspension, etc.). Dans un second temps, entre 2018 et 2020, la carte Navigo en elle-même devrait s’enrichir de nouveaux services tels que le paiement différé, permettant de se voir facturer le montant le plus avantageux en fonction des déplacements réalisés dans le mois.

Parallèlement, les services sur smartphones devront se développer via l’application Vianavigo et le NFC pour valider, ainsi que l’utilisation de la carte bancaire sans contact comme passe transport. « Dès 2018, ce système sera mis en place sur certaines lignes de bus avant d’être généralisé en 2021 sur l’ensemble des valideurs de titres de transport franciliens », annonce le Stif. Le but ultime, « à terme » – mais aucune date n’est annoncée – est de transformer ce Smart Navigo en passe mobilité permettant d’accéder à Autolib’, au covoiturage, aux parkings, etc., en sus des Vélib’ et Véligo qui l’acceptent déjà.

Concernant le service d’information et le calculateur tous modes, en temps réel et prédictif, la première étape sera de centraliser les données de mobilité francilienne sur Opendata.stif.info. Un comité open data sera mis en place d’ici à la fin de l’année. Il est prévu ensuite de développer un système participatif dans lequel les voyageurs auront la possibilité de signaler des travaux, pannes ou autre. Les données ouvertes seront également mises à disposition des start-up spécialisées dans la mobilité.

Naturellement pour que ces services soient utilisables, il est nécessaire d’assurer aux voyageurs une connexion en mobilité. Le Stif a donc rappelé aux opérateurs leurs engagements en matière de déploiement de la 3G et de la 4G ainsi que du Wi-Fi. Il est prévu que « d’ici à la fin de l’année, 150 des 300 gares SNCF franciliennes soient équipées en Wi-Fi. En 2017, les 320 stations et tunnels de la RATP le seront également, assure le Stif. Enfin, les tunnels de la SNCF permettront l’accès à la 3G/4G en 2018 ».

Espérons que l’engagement sera tenu car en la matière, malgré de nombreuses annonces successives – en 2013, on nous annonçait que tout le réseau RATP serait couvert en 3G/4G fin 2015… –, sauf à se contenter de l’Edge, on est toujours très loin de pouvoir surfer dans le métro.

C. N.

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