L’accord de branche ferroviaire pourrait être signé par quatre syndicats

Trois, voire quatre organisations syndicales devraient signer avant le 8 juin, échéance fixée par l’Union des transports publics, l’accord de branche sur l’organisation du travail dans le secteur ferroviaire Peut-être même aujourd'hui ou demain. Ce sont la CFDT, l’Unsa (à elles deux, elles représentent plus de 30 % des salariés, ce qui permet de valider l'accord), ainsi que la CFTC et peut-être la CFE-CGC.

Le 9 ou le 10 juin, l’UTP devrait procéder à la notification de l’accord. Les syndicats qui le souhaitent auront 15 jours pour le dénoncer. On verra alors quelle stratégie adopte la CGT. Et si le premier syndicat de la SNCF prend le risque d'enlever aux salariés du privé les avancées sur les conditions de travail permises par l’accord de branche (qui a par exemple accru le nombre de jours de congés). Le conflit mené par les cheminots montrent des signes d'essoufflement et les entreprises du privé ont prévenu qu'elles ne voulaient pas rouvrir les négociations.

Du côté des opérateurs ferroviaires alternatifs, on affirme qu’avec cet accord, le différentiel de coûts avec la SNCF (on parle généralement d’un coût supérieur de l’ordre de 30 % pour la SNCF comparé à ses concurrents) devrait se réduire des deux tiers. Ce qui correspondrait en moyenne, selon eux, aux écarts de coûts qui séparent les opérateurs historiques et alternatifs ailleurs en Europe. Des chiffres bien optimistes si on les compare avec ceux avancés par la SNCF qui estimait qu'avec ses propositions initiales, elle allait pouvoir réduire de 60 % l'écart de compétitivité la séparant de ses concurrents. Mais c'était avant que le gouvernement ne lui impose le maintien du règlement RH 0077 qui est même désormais amélioré.

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