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La SNCF tire la sonnette d’alarme en Auvergne-Rhône-Alpes
Dans un rapport sur les lignes ferroviaires d’Auvergne–Rhône-Alpes, la SNCF établit un diagnostic sans appel : « Sans d’importants travaux de renouvellement sur la voie et les ouvrages d’art la performance ne pourra pas être maintenue à dix ans. » Avec à la clé des réductions de circulations et des suspensions d’exploitation qui seraient la règle par rapport à des circulations ferroviaires performantes. 22 lignes « peu circulées » sont concernées, avec une douzaine de lignes menacées d’arrêt, dont huit dès la période 2017-2020.
Ces lignes 7-9, en majorité TER, représentent 1 336 kilomètres (dont 62 % en Auvergne) sur un total de 4 000 km. Principale conclusion du rapport de 70 pages de SNCF Réseau : pour assurer un fonctionnement optimal, il faut investir 765 millions d’euros d’ici 2025, et rénover 14 lignes en priorité d’ici cinq ans pour un coût de 414 millions d’euros. « C’est un diagnostic et une alerte sur l’état du réseau, pas une prévision de ce qui va se passer », tempère SNCF Réseau qui rappelle ses investissements en 2015 (378 millions d’euros), « soit plus d’un million par jour ». D’ailleurs, certaines lignes épinglées dans le rapport sont en attente de déblocage des fonds par la commission permanente régionale en juin, comme pour Saint-Etienne-Firminy-Le Puy (57,5 millions d’euros).
Il n’en reste pas moins que la balle est désormais dans le camp de la région, plus que jamais AOT ferroviaire et routière depuis la loi Notre. L’exécutif régional estime qu’il manque 300 millions pour éviter les fermetures de lignes et entend (re)discuter avec l’Etat un nouveau CPER, signé en… 2015, plus favorable. La collectivité devrait aussi présenter prochainement ses priorités d’investissement dans les petites lignes. Aujourd’hui, parmi les lignes menacées figurent des tronçons de Lyon – Paray-le-Monial (16,7 millions), de Saint-Etienne – Clermont (53 millions), Clermont – Volvic – Mont Dore (41,3 millions). Même l’Ouest lyonnais n’est pas épargné à partir de 2022 avec son tram-train périurbain, pourtant axe de développement stratégique et à fort potentiel (Lozanne – Tassin, 22,5 millions). Le nouvel exécutif régional en profite pour dénoncer l’aveuglement de son prédécesseur sur l’état du réseau, lequel a beau jeu de rétorquer que la dégradation est très ancienne et générale.
Claude Ferrero
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