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Un salon où l’on cause, 4. Faire gaffe à CAF
Les projets dont on parle depuis longtemps, on finit par oublier qu'ils verront le jour. Or, pour le RER 2N NG, après un appel d'offres interrompu et un appel d'offres infructueux, c'est quasiment demain. Pas l'arrivée du matériel. La décision. Elle est attendue pour novembre, mais dès septembre la SNCF, qui commande pour le compte du Stif, devrait désigner son prefered bidder. Les discussions sont en cours entre la SNCF et les constructeurs (Alstom avec Bombardier d'un côté, CAF de l'autre). Et CAF France serait bien placé. Ce qu'on se garde bien de dire chez le constructeur. Mais on y insiste sur le fait que, contrairement à ce que disent les collègues et concurrents, ce n'est pas uniquement sur l'aspect commercial que CAF va se montrer compétitif mais sur l'aspect technique. Certains proches du dossier, du côté du tandem Alstom-Bombardier, inquiets, disent que le consortium n'est pas le mieux placé. Et de se soucier de l'évaluation technique qui va être faite des offres, avec, comme on le sait, plus de 4 000 prérequis qui doivent être jugés. Comment s'assurer, par exemple, que les candidats sont vraiment en mesure de satisfaire à la demande hyperexigeante de ne pas avoir plus de 0,25 panne de type A (ou pannes fatales) sur un million de kilomètres ? Bombardier, qui a essuyé la mise en service, si rude, du Francilien, se dit rodé à cet exercice de fiabilisation. Quant à la cadence de production requise (six rames par mois), elle pourra être assurée par l'alliance déjà éprouvée sur le MI 09, entre Alstom et Bombardier. Sujets sur lequel CAF France tient en réserve des réponses (dont nos lecteurs auront prochainement connaissance). Le sel de l'histoire, c'est d'entendre Bombardier, allié d'Alstom, concéder qu'il faut, certes, ouvrir le marché, mais à des candidats qui ont de l'expérience en Ile-de-France et qui représentent de l'emploi en France. Quasiment mot pour mot les arguments qu'on entendait chez Alstom lorsque la bataille faisait rage pour la future automotrice transilienne, et que la SNCF finalement se décida en faveur de l'outsider Bombardier…
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