Keolis va exploiter le T11 Express en Ile-de-France

Le premier dépôt de tram-train en Ile-de-France, une nouvelle version du Citadis Dualis, de futures liaisons de banlieue à banlieue dans dix mois Et si la « révolution » du T11 Express selon Arnaud Bazin, président du conseil départemental du Val-d’Oise, était ailleurs ? C’est ce qui ressort de la lecture des tracts diffusés le 15 septembre par la CGT, à l’occasion de l’inauguration du technicentre de Noisy-le-Sec. Un nouveau site SNCF qui prépare l’arrivée des Citadis Dualis d’Alstom sur la nouvelle ligne de tram-train entre Epinay et Le Bourget, jusqu’ici plus connue sous son nom de projet « Tangentielle nord ».

Ce sont les conditions dans lesquelles la SNCF a choisi de faire effectuer cette exploitation pour une liaison d’un nouveau genre qui met en colère la CGT. « L’exploitation de ce tram-train a été confiée à la SNCF, cette ligne relevant du réseau ferré national. La CGT pourrait s’en féliciter si la direction de la SNCF n’avait pas pris la décision de façon unilatérale de sous-traiter l’exploitation de la ligne à une filiale créée pour l’occasion fin 2015 : Transkeo. » Sur son tract, la centrale syndicale fait aussi une assertion que pourraient reprendre, pour de toutes autres raisons, les groupes concurrents de la SNCF : « L’argument de la concurrence ne tient pas puisqu’il n’y a pas d’appel d’offres sur cette ligne comme sur l’ensemble du réseau ferré national. »

Les avantages de la future liaison évitant Paris, la meilleure desserte des deux départements concernés ou un rappel par Valérie Pécresse des commandes de matériel roulant effectuées par l’Ile-de-France en pleine affaire Alstom-Belfort étaient au programme des discours du 15 septembre. Mais pas un mot n’a été prononcé par les officiels au sujet du mode d’exploitation inédit de la nouvelle ligne lors de l’inauguration de son technicentre. Contacté au sujet du choix fait par la SNCF de faire appel à une filiale, le Stif, qui finance l’exploitation de la nouvelle ligne, nous rappelle que c’est bien avec la SNCF que l’exploitation a été contractée. Mais confirme la sous-traitance de cette exploitation, « juridiquement acceptée par l’Etat ». Le Stif n’y voit donc « pas de raisons de s’y opposer ».

P. L.

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