Transdev chiffre à 20 % la perte de volume de son activité internationale de cars

Avec l'autorisation du cabotage puis la libéralisation du transport de voyageurs par autocar longue distance, Eurolines aurait subi une perte de quelque 20 % de son volume d'affaires, selon son patron, Richard Dujardin, interrogé par Ville, Rail & Transports. Un recul attribué essentiellement à la féroce compétition qui oppose les trois compagnies d’autocars tant sur le marché intérieur que sur les lignes internationales (isilines/Eurolines, Ouibus et Flixbus) et aussi, mais dans une bien moindre mesure, au contexte post-attentats.

Selon Richard Dujardin, si la libéralisation a permis un « beau démarrage » de l’activité (le cap des cinq millions de voyageurs a été franchi en octobre), les prix qui s’établissent à quatre centimes le kilomètre (alors qu’ils s’affichent à huit centimes en covoiturage), sont « artificiellement bas du fait de la suroffre ». Et les pertes enregistrées par tous les transporteurs sont conséquentes.

Richard Dujardin, qui est aussi le directeur général de Transdev France, espère que les offres transversales « vont finir par être un succès », alors qu’actuellement les lignes d’autocars les plus importantes suivent les axes de TGV et des Intercités. La distance moyenne effectuée par les voyageurs s'établit autour de 350 km avec des temps de parcours tournant autour de quatre heures, notamment grâce au réseau routier et autoroutier bien maillé. « Voyager entre Clermont-Ferrand et Angers se fait plus rapidement en car qu’en train », rappelle Richard Dujardin, en regrettant que « pour le moment, les Français n’ont pas le réflexe de prendre le car ».

M.-H. P.

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