B Logistics renaît avec Lineas

L’opérateur de fret ferroviaire B Logistics, ancienne filiale à 100 % de la SNCB, devient Lineas. Fini le B, connoté Belgique. « On était une entreprise belge, on est en train de devenir une entreprise européenne », a expliqué son PDG Geert Pauwels le 27 avril.

Un changement de nom annoncé en même temps que de bons résultats opérationnels et financiers. Pratiquement en faillite il y a quelques années, la désormais ex-B Logistics, aujourd’hui détenue à 69 % par le groupe de capital investissement privé Argos Soditic (les 31 % restants sont la propriété de la SNCB), est passée d’un résultat opérationnel de -115 millions d’euros en 2009 à +27 millions en 2016, en positif pour la quatrième année d’affilée. Et pour la première fois, elle affiche un résultat net positif au premier semestre 2017. Selon son patron, l’entreprise pourrait terminer l’année en bénéfice, un objectif initialement programmé pour 2018.

Elle a aussi confirmé en 2016 la croissance enregistrée pour la première fois de son histoire en 2015, avec 31,5 millions de tonnes transportées (29,4 millions en 2015).

Pour Geert Pauwels, la consonance internationale du nouveau nom doit donner à l’entreprise « l’élan nécessaire pour continuer son développement européen ». Un développement qui, dit-il, passera par le renforcement « partout en Europe » du réseau « Green Xpress Network » (GXN), un réseau de routes directes, mêlant palettes et conteneurs, et à fréquence stable desservies à partir du port d’Anvers.

Si le réseau compte aujourd’hui dix destinations (dont Le Havre, mais aussi la Suisse, l’Autriche, l’Allemagne, la Tchéquie…), l’ambition est d’en lancer « cinq à six » nouvelles tous les ans.

Les activités « GNX » – aujourd’hui 10 % du chiffre de l’entreprise – devraient représenter entre 40 et 50 % de ce chiffre en 2020, « et vraisemblablement plus », a indiqué Geert Pauwels.

La France « constitue un pôle de développement important » de ce réseau, a aussi souligné une chargée de communication.

Pour le patron de Lineas, le produit répond au besoin de « facilité d’utilisation et de fiabilité » manifesté par ses clients. « Toutes ces lignes sont rentables », assure-t-il. Elles compléteront l’offre de produits traditionnels – « trains-blocs, trafic diffus, transport intermodal » – que l’entreprise continuera à proposer.

La première locomotive frappée du nouveau nom quittera le port d’Anvers le 3 mai prochain.

Isabelle Smets

 

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