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Henry Poupart-Lafarge et Jean-Pierre Farandou s’engagent sur des délais de livraison pour les RER D et E

A quand les nouveaux trains pour les RER D et E d’Île-de-France ? Pour mai, voire février 2023, selon les engagements pris par Henry Poupart-Lafarge et Jean-Pierre Farandou lors de leur audition, le 9 décembre, par le Conseil d’Île-de-France Mobilités (IDFM), présidé par Grégoire de Lasteyrie. Cette audition des PDG d’Alstom et de la SNCF par le vice-président de l’Autorité organisatrice francilienne intervient un peu plus d’un mois après le « coup de gueule » de Valérie Pécresse (qui depuis été élue candidate aux prochaines élections présidentielles) à la suite de l’annonce du retard pris par Alstom dans la livraison des RER NG destinés aux lignes D et E du RER.
IDFM a rappelé à l’occasion qu’Alstom lui a fait savoir, ainsi qu’à la SNCF, que le RER NG, dont les premières rames sont actuellement en essai et en cours d’homologation, serait livré avec 18 mois de retard. L’épidémie de Covid ne serait à l’origine « que de quelques mois de retard ». Lors de l’audition du 9 décembre, IDFM a demandé à Alstom de « rattraper son retard en reprenant en main son processus industriel, en mettant en place un plan d’actions et de suivi resserré et en mobilisant à ses frais tous les moyens nécessaires ». De même, l’Autorité organisatrice « a également demandé à la SNCF de mettre en place les mécanismes nécessaires pour reprendre le contrôle sur l’exécution du marché ».
En réponse, Alstom et la SNCF « se sont engagés à tenir le planning de référence présenté à Île-de-France Mobilités, qui prévoit une mise en service commerciale en mai 2023, voire à l’améliorer en lançant des actions supplémentaires pour sécuriser et réduire les délais des derniers essais nécessaires à l’homologation, l’émission de la documentation associée et les processus de validation des entités et autorités en charge de la certification et de délivrance de l’autorisation de mise en circulation ».
Ces actions pourraient éventuellement permettre d’avancer l’échéance de mise en service commerciale en février 2023, « dans le meilleur cas ». L’industriel « s’est par ailleurs engagé à venir rendre compte régulièrement au conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités, deux fois par an si nécessaire, de l’avancement des programmes de nouveaux matériels roulants ferrés qu’il construit pour l’Ile-de-France ». Soit 262 rames RER NG, 130 pour la ligne D et 132 pour la E.
P. L.