Votre panier est actuellement vide !
Pour un bon tiers des Français, la concurrence incite à prendre le train

Lentement mais sûrement, la concurrence s’installe dans le paysage ferroviaire français, avec le lancement des dessertes Paris – Lyon – Turin – Milan de Trentialia il y a neuf mois, alors que Transdev a remporté la desserte TER Marseille – Nice et que Railcoop prépare son arrivée entre Bordeaux et Lyon.
C’est dans ce cadre de l’arrivée de la concurrence en France que Trainline a organisé, le 14 septembre à Paris, deux tables rondes sur ce sujet, autour de la présentation des résultats d’un sondage sur l’opinion des Français sur la libéralisation du rail. En tant que première plate-forme européenne indépendante de distribution en ligne de billets de train et de car, Trainline est particulièrement intéressée par la concurrence et sa perception par les Français, d’où la commande de cette étude exclusive, menée les 17 et 18 août derniers par OpinionWay avec un échantillon de 1 010 personnes « représentatif de la population française de 18 ans et plus ».
Selon Christopher Michau, directeur des relations des opérateurs Europe chez Trainline, cette étude ne présente « pas de grosses surprises », mais elle montre qu’il reste du travail pour convaincre une majorité de Français que la concurrence fait baisser les prix, même si les plus jeunes y sont plus sensibles. Ceci alors que Trainline, « en tant qu’aggrégateur, a constaté une baisse de prix depuis l’ouverture à la concurrence entre Paris et Lyon », d’environ 7 %, le tarif moyen passant de 45 euros à 42 euros. Mais il est vrai qu’il n’y a pas que cette ligne…
D’après le sondage, 36 % des Français disent savoir précisément en quoi consiste l’ouverture à la concurrence des trains de transport de personnes et les deux tiers disent en connaître les modalités (trains concernés, type de lignes). Alors que les jeunes de 18-24 ans « perçoivent l’ouverture à la concurrence des trains plus souvent comme synonyme d’avantages (51 %) que les 50-64 ans (43 %) », commente Trainline, qui annonce également que la fin du monopole de la SNCF constitue un « facteur incitatif à prendre le train » pour 34 % des Français, niveau qui atteint 64 % parmi les 18-24 ans. Sur l’ensemble des sondés, 44 % estiment que cette fin du monopole « est plutôt synonyme d’avantages », contre 36 % n’y voyant « ni d’avantages ni d’inconvénients » et 19 % de « réfractaires ».
Pour 68 % quand même, l’ouverture à la concurrence « est une bonne nouvelle pour la lutte contre le changement climatique », alors que 75 % « citent spontanément un service de la SNCF », connue par 99 % des sondés, et « les 25 % restants citent un autre service », Trenitalia étant spontanément évoqué par 8 % de l’échantillon. En général, les nouveaux entrants ont des efforts à faire question notoriété : « Trenitalia est connu par 40 % des Français, suivi de Transdev à 38 % et Railcoop à 14 % », 54 % des personnes interrogées connaissant au moins une de ces trois sociétés. Par ailleurs, « 44% identifient au moins une source d’amélioration du train depuis deux ans » et « plus de 50 % déclarent être attentifs à l’impact écologique de leur mode de déplacement au moment de le choisir ». Pour autant, 40 % des sondés estiment que l’évolution des prix des billets « a subi la pire évolution depuis l’ouverture à la concurrence ».
De son côté, à partir de ses données, Trainline annonce qu’en août, « certains jours, les voyageurs pouvaient économiser jusqu’à 43 euros sur leur trajet Paris-Lyon, ce qui n’aurait pas été le cas s’il n’y avait eu qu’un seul opérateur sur cette ligne », en prenant la période novembre 2019 – décembre 2021 comme référence. Alors qu’après l’arrivée de Trenitalia, du moins jusqu’à fin août de cette année, « tous les opérateurs ont connu une augmentation de vente de billets sur Trainline : +18 % pour les TGV, +57 % pour OUIGO et surtout +176 % pour Trenitalia, pour une augmentation totale moyenne de 58 % sur la ligne Paris-Lyon », indique la plate-forme de vente de billets.
P. L.