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Dans les TGV et Intercités, il va falloir voyager plus léger

Une mesure qui ne manquera pas de faire grincer un peu plus des dents les voyageurs en train. Depuis quelques semaines, une annonce sonore dans les TGV Inoui rappelait aux passagers le nombre et la taille des bagages admis à bord. Sans plus de contrôle que ça. Le 16 septembre au matin, l’échéance est tombée, la période de tolérance était terminée. La mesure n’est pas une surprise, la SNCF avait annoncé (discrètement) début 2024 que de nouvelles règles concernant le nombre et les dimensions des bagages autorisés dans les TGV Inoui et les Intercités allaient être mises en place. Comme à bord des Ouigo, les TGV à bas coût.
Désormais, dans ces trains (pas dans les TER), trois sacs maximum sont admis (2 valises ou sacs cabines ne mesurant pas plus de 70 x 90 x 50 cm). Un troisième bagage dit « main » est autorisé à condition de ne pas dépasser 40 x 30 x 15 cm. Ces règles sont rappelées sur le site internet de la SNCF .
« Vous devez simplement être en mesure de porter vous-même en une seule fois tous vos bagages », explique la compagnie. Une limite qui, espère-t-elle, limitera le nombre de valises oubliées qui deviennent des colis suspects et provoquent de nombreux retards.
Les bagages hors-format ne sont pas interdits : poussette, trottinette (pliée), objets encombrants sous housse comme une paire de skis, un instrument de musique, une planche de surf, peuvent prendre le train (sauf au départ des gares espagnoles). Mais sous réserve de ne pas dépasser 90 x 130 cm. Accompagnés d’un bagage cabine et à main.
Et les vélos ? Tous les vélos ne sont pas acceptés à bord des TGV InOui. Les vélos couchés, tandem, tricycles, cargo ou remorque sont interdits. Les vélos classiques, doivent être démontés ou pliés sous housse. Le cas échéant, le passager doit payer 10 € par vélo et par trajet, au moment de la réservation. Une double sacoche vélo, un bagage cabine et un bagage à main sont autorisés en plus.
Et comme dans l’aérien, l’étiquetage des bagages est obligatoire. Lorsqu’un bagage semble perdu et que son propriétaire n’est pas retrouvé, la procédure Vigipirate peut être activée, entraînant parfois de longues heures d’interruption du trafic.
Amende de 50 € à 150 €
Les contrevenants risquent une amende de 50 €. Et si les bagages gênent la circulation dans les wagons, l’amende peut grimper à 150 €. Des mesures qui font penser aux conditions dans le transport aérien, sauf que pour loger des valises dans l’avion, le « supplément bagage » ne s’appelle pas « amende ». Mais au final, on paie quand même.
N.A