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Auteur/autrice : admin_lvdr
Fréquentation en baisse dans les parkings du centre-ville de Lyon
Si Lyon Parc Auto (LPA) a enregistré pour la première fois en 2007 un baisse de fréquentation des parkings, celle-ci a des conséquences limitées Nouveau président de Lyon Parc Auto (LPA) et premier adjoint à Lyon, chargé des Déplacements, Jean-Louis Touraine assume le grand écart entre ses deux fonctions, a priori opposées, grâce au statut de la SEM Lyon Parc Auto, entreprise citoyenne : « LPA n’est pas seulement une société commerciale, mais aussi la société du Grand Lyon et de Lyon, qui privilégient le report des déplacements en voiture vers les modes doux. » Dans ces conditions, la baisse de fréquentation des parkings enregistrée par LPA pour la première fois en 2007 a des conséquences limitées. D’autant plus que la baisse reste contrastée : elle est globalement de -1 % à périmètre constant pour les usagers horaires, mais le nombre des abonnés reste stable. La baisse est surtout sensible dans les grands parkings Centre Commercial Part Dieu (-2 %), Antonin-Poncet à Bellecour (-6 %) et Bonnel-Part-Dieu (-16 %). Alors que des parkings moins importants comme Croix-Rousse et Saint-Georges (Vieux-Lyon) affichent une forte progression, à +26 % et 46 %. Et avec deux nouveaux parcs ouverts et trois parcs exploités sur une année entière en 2007, LPA confirme son attractivité (+3 %) auprès des automobilistes. La baisse de fréquentation des parcs s’inscrit dans la tendance à la diminution de la part de la voiture dans les déplacements, qui est passée de 52 % à 47 % depuis 2002. Malgré une année en demi-teinte, le chiffre d’affaires (41 millions d’euros) augmente grâce à l’ouverture de nouveaux parcs. Il s’annonce déjà à la hausse pour 2008 avec deux réalisations importantes, le parc Morand (735 places) dans le 6e arrondissement, inauguré cette semaine, et l’ouverture du Parc Tony Garnier (850 places) à Gerland, prévue en novembre. Cerise sur le gâteau, la SEM réalise aussi un bénéfice meilleur que prévu, à 2,31 millions d’euros. 500 000 euros seront versés aux actionnaires, dont 62 % aux collectivités locales.
Claude FERRERO
Le nouveau président du Gart veut faire régresser l?automobile
Mercredi 10 septembre, l’élection de Roland Ries, maire socialiste de Strasbourg, à la tête du Gart (Groupement des autorités responsables de transport) n’a pas fait un pli Ça s’est fini à l’unanimité. Mercredi 10 septembre, l’élection de Roland Ries, maire socialiste de Strasbourg, à la tête du Gart (Groupement des autorités responsables de transport) n’a pas fait un pli, consacrant la bonne vieille tradition selon laquelle une organisation d’élus défendant des intérêts communs devaient faire fi de leurs divisions politiques. La gauche est majoritaire dans le collège des collectivités locales adhérentes au Gart, mais elle a dû faire face à plusieurs candidatures, dont celles de Daniel Delaveau, maire de Rennes, et de Bernard Rivalta, président du Sytral, à Lyon. Ce dernier présentait l’avantage de pouvoir se consacrer beaucoup à la fonction, renouant un peu avec l’époque de Jacques Auxiette. Mais les élus socialistes influents du Gart ont préféré mettre à leur tête un parlementaire, maire de grande ville, qui de plus est aussi un bon connaisseur des transports. Car Roland Ries connaît effectivement très bien le domaine de la mobilité, pour avoir été président de la CTS, Compagnie des transports strasbourgeois, de 1989 à 2001, président du Club des Villes cyclables ou encore fervent défenseur de l’autopartage à travers son travail de sénateur. Vice-président du Gart entre 1996 et 2001, il connaît aussi la maison de la rue de Palestro et les missions qui lui sont dévolues. Justement, que va-t-il faire ? S’inscrire dans la continuité de son prédécesseur Michel Destot et de sa directrice générale Chantal Duchêne, à savoir orchestrer un travail intense de lobbying politique, centralisé et très orienté sur le financement et l’organisation institutionnelle ? Ou voudra-t-il relancer un peu plus la machine à études et innovations du Gart, afin de faire circuler bonnes idées et bonnes pratiques du transport public, et de peser davantage sur le marché de la mobilité et les partenaires industriels ? « Penser globalement déplacements et aménagement à tous les niveaux institutionnels est indispensable pour faire régresser l’automobilité », a-t-il déclaré après l’élection du conseil d’administration. L’élection du bureau et des vice-présidents, le 23 septembre, devrait permettre d’en savoir plus sur les orientations du président Ries, qui devra aussi se pencher sur les relations avec l’UTP (union des transports publics).
Gilles DANSART
Les bus redéployés après l?arrivée du tramway à Nice
Le 1er septembre, le réseau de bus de l’agglomération niçoise, Ligne d’Azur, a subi un lifting destiné à corriger les dysfonctionnements constatés depuis le lancement de la ligne 1 du tramway. Deux lignes de bus ont été modifiées et trois créés. La fréquence a été passée à 5 min 30 aux heures de pointe sur les lignes 9 et 10, en site propre, qui bénéficient d’une offre de +30 %. Six bus articulés ont été mis en service sur ces lignes. Ils viennent compléter la commande d’une vingtaine de bus en 2008. Sur l’ensemble du réseau niçois, l’offre augmente de 25 à 50 % selon les lignes. Dix-sept autres communes de la communauté d’agglomération connaissent également des modifications : nouvelles lignes, fréquences de passage augmentées, nouveaux services les week-ends et jours fériés. Cela correspond à une augmentation de l’offre de 15 %. Pour cela, 117 chauffeurs supplémentaires ont été embauchés. Autre nouveauté de la rentrée niçoise, l’ouverture d’un parc relais, le premier à l’ouest de la ville et le quatrième en service. Le parc relais de Saint-Augustin offre 184 places aux utilisateurs du réseau de transports urbains est en liaision.
Le vélo gagne du terrain aux Pays-Bas
Au royaume de la petite reine, le vélo continue de gagner du terrain. Quelque 1,4 million de nouveaux vélos ont été vendus en 2007, soit 80 000 de plus que l’année précédente, selon des chiffres publiés en août par l’Office central des statistiques (CBS). Soit une hausse de 9% du chiffre d’affaires, après une augmentation de 15% en 2006. La pratique progresse elle aussi. « Cela vient notamment du fait que la santé est de plus en plus importante pour les gens », estime le directeur de l’Union des cyclistes, Hugo van der Steenhoven. « Il y a aussi le souci de l’environnement, ajoute-t-il. Surtout pour les trajets courts, les gens réalisent qu’ils peuvent polluer moins. » Il met également en avant la hausse des prix du pétrole. « Selon une étude, avec un baril à 100 dollars, 10 % des automobilistes choississent le vélo. » Une autre étude des associations de fabricants de vélos RAI et Bovag, indique que chaque Néerlandais a parcouru 902 km à vélo en 2006, une distance en progression constante depuis 15 ans. Au total, les Néerlandais ont pédalé 14,7 milliards de km en 2006, contre 22 milliards de km parcourus en transports en commun, et 95,8 milliards de km en voiture. « Sur 1,2 million de Néerlandais qui utilisent le vélo pour se rendre au travail, 100 000 parcourent plus de 10 km », affirme M. Van der Steenhoven. La RAI souligne enfin l’envolée des ventes du vélos électriques depuis un an et demi (AFP).
Des bus maritimes électro?solaires à La Rochelle
Dans le cadre du développement durable et de la filière électrique, la communauté d’agglomération de La Rochelle a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de deux bateaux électriques solaires (catamarans) d’une capacité de 75 places environ et entièrement accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux vélos. Le premier sera livré en décembre 2008, et le second en mars 2009 par la société Alternative Energie. Ils fonctionneront d’abord à l’énergie solaire, et l’électrique prendra le relais si nécessaire. Ouverte en 1983, la ligne régulière entre le Vieux Port de La Rochelle et le Port des Minimes (port de plaisance) est assurée par deux « bus de mer », actuellement à propulsion diesel. Le trajet de 6 à 7 km est d’une durée de 15 à 20 minutes : 18 000 km sont effectués par an environ. Plus de 163 000 tickets ont été vendus à bord en 2007. Ce chiffre ne prend pas en compte les voyages effectués par les abonnés du transport public (vélos en libre service, train, bus, etc.) qui ne sont pas comptabilisés. Les prochains bus de mer seront équipés de valideurs, ce qui permettra un comptage plus fin. La Rochelle vient par ailleurs d’acquérir un second bateau passeur électro-solaire, qui relie le centre-ville et le quartier sud en 2 min.
JCDecaux sans pub à Nancy
Le groupe a remporté en juillet l’appel d’offres pour le contrat de vélos en libre service de la Communauté urbaine du Grand Nancy (270 000 habitants) pour une durée de 10 ans. Le marché à bon de commandes porte, dans l’immédiat, sur 25 stations et 250 vélos, mis en service le 27 septembre sous le nom de Vélostan, en référence à la célèbre place Stanislas. Le dispositif pourra s’étendre jusqu’à 105 stations et 1 050 vélos, avec des fonctionnalités comparables aux autres VLS de JCDecaux. Gérard Royer, vice-président du conseil communautaire en charge du dossier, indique que le Grand Nancy versera une somme de 800 000 euros par an à son prestataire, chaque tranche de 50 vélos supplémentaires entraînant une augmentation de 100 000 euros de la facture. Aucune publicité n’est prévue, la collectivité ayant souhaité une concurrence aussi large que possible ; outre JCDecaux, Effia, Clear Channel et Veolia étaient sur les rangs.
Pas de loi sur la qualité du service fret
Soulagement chez les professionnels : il n’y aura pas de législation européenne sur la qualité du fret ferroviaire. C’était le dernier pan manquant du troisième paquet ferroviaire, Bruxelles a finalement décidé d’y renoncer. « Nous pensons que la qualité est mieux régulée par le marché que par une loi qui imposerait des pénalités », se réjouit Johannes Ludewig, le directeur de la Communauté européenne du rail. Dans une communication datée du 8 septembre, les services du Commissaire Antonio Tajani expliquent également que l’ouverture à la concurrence orchestrée par l’Union européenne est le meilleur moyen d’améliorer les performances des opérateurs. Ils constatent pourtant que la ponctualité et la fiabilité de l’information transmises aux clients laissent encore beaucoup à désirer, notamment pour le fret international. Mais de plus en plus d’opérateurs ont recours à la certification, le nombre de contrats englobant une clause de qualité augmentant (34 % en 2007 contre 0 % en 2003). La tendance est bonne. Comme la Commission constate que les Etats membres et le Parlement restent hostiles à une législation, elle préfère miser sur la bonne application des directives et règlements existants pour obtenir de meilleurs performances des opérateurs.
Oui aux biocarburants vraiment bio
C’était un vote très attendu : la Commission Industrie du Parlement européen s’est prononcée sur l’objectif contesté de 10 % de biocarburants dans l’essence d’ici 2020. Leur prise de position était cruciale, car elle sera très vraisemblablement suivie lors du vote en séance pleinière. Les eurodéputés ont accepté de conserver le chiffre, mais ils ont introduit de grosses nuances et d’importants garde-fous par rapport au projet initial de la Commission européenne présenté en janvier dernier. Sur ces 10 %, 40 % devront être fournis par l’hydrogène, l’électricité ou des biocarburants de deuxième génération, c’est à dire ceux issus de la biomasse. Ce qui réduit d’autant la part des agrocarburants de première génération dont la durabilité est souvent contestée. Pour être reconnus comme tels, les biocarburants doivent émettre 45 % de C02 (et non pas 35 % seulement) de moins qu’une essence classique. Enfin, la Commission Industrie a introduit une clause de révision de ces objectifs à l’horizon 2014, elle permettra aux pays européens de revenir en arrière s’ils estiment qu’ils se sont trompés ou si les technologies n’ont pas suivi. La décision a été adoptée à une très large majorité. « C’est un grand jour pour les énergies renouvelables en Europe », s’est félicité le rapporteur du texte, l’écologiste luxembourgois Claude Turmes.
Contrat à Brême pour Veolia
Veolia Transport a remporté le contrat de gestion du réseau express régional de Brême (Allemagne) à partir de décembre 2010. Le contrat, d’une durée de 11 ans, représente un chiffre d’affaires cumulé de 500 millions d’euros. Il concerne l’exploitation d’un réseau de quatre lignes ferroviaires reliant les Länder de Brême et de Basse-Saxe, sur une longueur totale de 270 kilomètres.
Le tram passera sur Diagonal à Barcelone
Revirement spectaculaire de la mairie de Barcelone : elle a finalement décidé de relier ses deux réseaux de tramway, actuellement séparés par un « trou » de 4 km dans le centre, en passant au plus court, et en surface. La municipalité s’était jusqu’à présent toujours opposée au passage du tram à l’air libre dans la partie centrale de Diagonal, la grande avenue de la ville.