Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Ixxi affine son scanner de la mobilité
Surfant sur la vague du smartphone dans toutes les poches, la filiale de la RATP présidée par Pascal Auzannet a remis son ouvrage sur le métier. Ixxi a tamisé les données issues des requêtes d'itinéraires issues non seulement du site ratp.fr – ce qu'elle avait déjà fait l'an passé – mais aussi du calculateur utilisé en mobilité, via tablette ou smartphone. « En l'espace de quatre ans, la proportion s'est inversée et ce sont désormais 59 % des requêtes qui sont effectuées sur mobile contre 41 % depuis un PC sur le site ratp.fr », explique Pascal Auzannet. Encore faut-il préciser qu'en soirée c'est encore plus flagrant puisque ce sont 67 % des requêtes qui se font en mobilité, quant au week-end, la proportion monte à 85 %.
Par ailleurs, « l'analyse des recherches d'itinéraires, réalisée sur mobile ou PC montre qu'elles correspondent aux mouvements journaliers de Franciliens », rappelle Pascal Auzannet. Si bien que ce travail peut pratiquement se substituer, ou tout du moins compléter les enquêtes ménages déplacements (EGT en Ile-de-France) qui se font tous les dix ans. Principale utilisation : « on peut vérifier facilement, rapidement et à moindre coût si une amélioration de l'offre a servi. De plus, c'est moins subjectif qu'une enquête déclarative », explique-t-il.
La dernière étude d'Ixxi a porté sur 8,5 millions de recherches effectuées durant une semaine complète, qui ont été « retravaillées avec un nouveau logiciel particulièrement performant », complète le président. Soit une base énorme de 1,25 millions de requêtes par jour. Il en ressort qu'en moyenne un parcours en IDF prend 40 minutes, décomposé en huit minutes de marche, six d'attente et 26 dans les transports en commun à proprement parler.
La décomposition par type de liaisons montre un temps de trajet qui augmente à 49 min pour le Paris – banlieue et à 47 min pour le banlieue – banlieue et n'est que de 30 min pour un déplacement intra-muros. « Il est possible d'effectuer un zoom sur un groupe de communes puisqu'avec le smartphone, les voyageurs sont géolocalisés, précise encore Pascal Auzannet. Mais bien sûr l'anonymat est respecté. »
Ixxi a un coup d'avance avec cet outil, sorte de « scanner de la mobilité offrant une description des origines – destinations en un temps très court ». Et sa direction prédit qu'elle ne restera sans doute pas longtemps seule sur le marché. « Je pense que les AO vont avoir de plus en plus besoin de ce type d'outil pour évaluer les politiques publiques », prévoit Pascal Auzannet, qui ambitionne de transformer Ixxi, également positionnée sur le marché de la billettique et de l'information multimodale, en entreprise de référence mondiale dans le domaine des ITS.
Ligne 14 : milliardaire à 17 ans
C’est aujourd’hui devenu presque banal de circuler sur une ligne de métro automatique, comme la ligne 14 de la RATP. C’est oublier l’exploit technique que cela représentait, il y a tout juste 17 ans lorsqu’elle a été mise en service.
Le 15 octobre 2015, les agents de la ligne 14 ont fêté cet anniversaire en proposant aux voyageurs d’insérer leur visage dans des photos numériques des œuvres d’art qui jalonnent la ligne. Une manière de créer un lien entre les voyageurs et la ligne qu’ils empruntent quotidiennement.
En interne, la présidente de la RATP, Elisabeth Borne, s’est rendue au poste de commandement de la ligne, à la station Bercy. Pour la 14, le mot de commandement prend vraiment tout son sens. Certes, les agents peuvent véritablement piloter les navettes – c’est ainsi qu’on appelle les rames sur cette ligne –, mais seulement en cas de besoin, d’incident ou de dérangement. Les 12 à 18 rames de la ligne des heures creuses circulent seules, selon un programme établi. Les agents du PC interviennent également pour insérer plus de rames, jusqu’à vingt-deux, aux heures de pointe, ou pour répondre à une augmentation ponctuelle de la fréquentation. Depuis le PC, les agents peuvent aussi très facilement entrer en contact avec des voyageurs, en cas d’incidents, grâce aux visiophones embarqués. Sur cette ligne automatisée, maintenir, sinon renforcer, les liens avec les voyageurs, a toujours été un objectif essentiel. Si bien qu’aujourd’hui, 30 % des actes de ventes SAV du réseau métro se font dans les guichets de la 14, qui compte au total 160 agents quand le réseau en compte 6 000 environ.
En 17 années de service, la ligne a transporté un milliard de voyageurs. Après quelques années de montée en puissance, elle transporte maintenant 550 000 personnes par jour, contre 100 000 à ses débuts. Il faut dire que le nombre de stations a été augmenté (Saint-Lazare en 2003, Olympiades en 2007), tout comme l’intervalle entre les navettes, de 110 à 89 secondes en pointe en 2014.
L’automatisation du métro parisien, a été, après la ligne 14, étendue à la ligne 1 avec succès, malgré une installation sans interruption de trafic, et concernera la ligne 4, à partir de 2019 et dans les dix-huit mois qui suivront. Elle se fera en même temps que le prolongement au sud, vers Bagneux.
La ligne 14, elle aussi sera prolongée pour devenir « la colonne vertébrale du Grand Paris », assure la RATP. A l’extrémité nord, les travaux ont été engagés, en septembre, à Pont-Cardinet, d’où un tunnelier creusera une ligne parallèle à la 13, jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen, desservant trois stations, puis jusqu’à Saint-Denis Pleyel dans un deuxième temps pour correspondre avec les futures 15, 16 et 17 du Grand Paris. A l’extrémité sud, la 14, sera prolongée jusqu’à l’aéroport d’Orly, desservant sept stations.
Les petites recettes de CarPostal
Le sur-mesure, c'est un peu la marque de fabrique de l'exploitant helvétique CarPostal implanté en France depuis 2004, année où il avait conquis le réseau urbain de Dole. « Nous avons gardé notre vocation première qui est de s'adresser aux petites et moyennes agglomérations, autour de 120 000 habitants : c'est là que notre expertise est adaptée car il faut être capable de proposer du sur-mesure », fait valoir Nathalie Courant, directrice générale France de CarPostal. La tendance actuelle ? La réduction des coûts, naturellement ! Tour à tour Mâcon, Dole ou Haguenau ont demandé à l'opérateur de rationaliser le réseau. CarPostal a donc développé son expertise sur le thème « Comment optimiser les coûts sans dégrader la qualité et porter atteinte au trafic ? ».
Le concept de ligne express répond bien à la problématique. « A Haguenau, la ligne 1, la principale du réseau est ainsi passée de 35 courses environ par jour à la moitié sans perdre un client, assure Nathalie Courant. Car plus on privilégie la ligne droite, plus on a de monde. Les gens préfèrent marcher pour avoir une desserte efficace. » C'est-à-dire plutôt qu'avoir un bus en bas de chez eux qui fera trop de détours pour les emmener en ville… Aux heures creuse, un TAD viendra généralement compléter l'offre.
Privilégier les cheminements piétons, bâtir un réseau cadencé et desservant systématiquement la gare, ce sont un peu les recettes du succès de la maison. « Il faut oser tester les choses, un réseau doit être vivant et nous sommes agiles… », estime la DG qui compte neuf DSP à son actif, le dernier réseau conquis – face à Vectalia, le sortant – étant Sète en septembre dernier. « C'est un beau challenge car l'agglo de huit communes souhaite un nouveau réseau en janvier avec un développement d'offre. Et sa topographie est difficile, il y a des ponts levants à gérer, etc. »
Si CarPostal a pour l'instant raté son entrée sur le territoire francilien – la réponse à l'appel d'offres pour la desserte Meaux – Melun, en Seine-et-Marne, n'a pas été la bonne – ce n'est sans doute que partie remise. « C'était important pour tester le cahier des charges du Stif et notre offre a été jugée crédible et de qualité, raconte-t-elle. Cela nous a préparés à l'ouverture du marché… »
En matière d'innovations, la filiale France a aussi des atouts. Elle s'appuie sur sa maison mère, qui est dotée depuis un an d'un laboratoire de la mobilité, en partenariat avec l'EPFL. Ce labo a lancé plusieurs projets de recherche axés sur les villes moyennes. Parmi lesquels, Publiride, destiné à vérifier la complémentarité entre TC et covoiturage dans le Valais. « Une personne qui recherche un horaire de bus sur son appli pour smartphone, par exemple pour se rendre à Sion, se verra également proposer des alternatives en covoiturage pour le même trajet », explicite Philippe Cina, responsable du développement Marché International chez CarPostal.
Autre expérimentation : la billettique sans aucun billet ! CarPostal ayant équipé 70 % de son parc de véhicules du Wi-Fi, l'idée de ce projet « Check-in be out » est d'utiliser ce Wi-Fi pour détecter la présence à bord des clients et leur facturer la prestation ultérieurement.
Enfin, à l'occasion de la COP21, CarPostal a organisé un road show du 12 au 16 octobre dans cinq villes de France avec l'un des cinq bus à hydrogène Mercedes que l'entreprise a fait rouler dans le cadre du projet européen Chic (Clean Hydrogen in European Cities). Au programme, des conférences pour restituer son expérience. « C'est fiable, c'est sûr, ça roule 400 km, c'est extra », résume Nathalie Courant.
« On garde notre ADN »
CarPostal c'est aujourd'hui 1 200 salariés, 860 véhicules, un CA prévisionnel 2015 de plus de 80 millions d’euros, réalisé à 50-50 dans l'urbain et l'interurbain. L'objectif initial – 100 millions d’euros de CA en 2016 – sera-t-il tenu ? « A l'époque on parlait en francs suisses, donc oui, nous y sommes ! », déclare Nathalie Courant. Le business plan prévoyait de garder les réseaux aux renouvellements de DSP et c'est le cas, notamment à Dole, tout en gagnant un nouveau réseau par an. Pari gagné.
Bruxelles dévoile ses priorités pour la recherche sur les transports
La Commission européenne a dévoilé ses priorités de financement en matière de recherche et innovation pour les années 2016 et 2017. En tout, plus de 930 millions d’euros devraient revenir…
au secteur des transports, à travers des appels à propositions lancés dans le cadre du méga-programme européen de recherche Horizon 2020. Plusieurs appels à propositions sont notamment prévus au titre d’une priorité appelée « Mobilité pour la croissance » (Mobility for Growth – 436 millions d’euros), qui permettra par exemple de financer des projets dans les domaines de la mobilité urbaine, de la sécurité, de la logistique et des infrastructures (notamment des terminaux intermodaux et des connections ports-rail). Une autre priorité dénommée« véhicules verts » devrait aussi permettre de financer des projets dans l’électrification du transport ferroviaire.
Isabelle Smets
Espagne : dernière ligne droite pour l’AVE Madrid – Zamora
Prêt à 98 % selon la ministre des Transports, Ana Pastor, le nouveau tracé à grande vitesse entre Madrid-Olmedo et Zamora (ouest de l'Espagne) entame ce 19 octobre ses derniers essais en ligne. La mise en service est annoncée pour début novembre. Soit 106,9 km supplémentaires entre Olmedo et Zamora construits à deux voies, écartement UIC avec électrification 25 kV. Survenant après la livraison le 29 septembre de Valladolid – León, le nouveau tronçon doit être prolongé en 2018 vers Ourense et la Galice.
Michel Garicoïx
76
C'est en pourcentage, la proportion de Franciliens qui se disent favorisés par rapport aux autres régions françaises en matière de transports en commun, selon une étude Ipsos pour la SNCF, publiée en exclusivité par Le Parisien, le 15 octobre. Cependant, ce sentiment s'estompe selon le degré d'éloignement de la capitale, avec 85 % de satisfaits à Paris, 79 % en petite couronne, 70 % en grande couronne. « C'est une décrue significative, estime, dans le quotidien régional, Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos. Il y a un enjeu pour que le développement des transports se fasse sur l'ensemble de la région. » Il ajoute que « quand 71 % des Franciliens jugent par exemple leur temps de trajet acceptable pour se rendre sur leur lieu de travail ou d'études, ça bat en brèche les idées reçues ». En revanche, ils sont 61 % à s'estimer mal lotis s'agissant des conditions de circulation en voiture. Peu surprenant !
Et si globalement, plus de sept habitants sur dix se disent satisfaits de vivre dans la région capitale, ils pointent la mauvaise qualité de l'air comme l'un des principaux points noirs. 40 % jugent qu'une amélioration de la pollution contribuerait à rendre leur vie plus agréable. De même que les temps de trajets, pour 30 % des répondants. Et plus l'on s'éloigne de Paris, plus les désirs d'améliorations sont importants.Un nouveau terminal de fret pour Eurotunnel
Le groupe Eurotunnel a inauguré le 20 octobre un nouveau terminal de fret sur son site de Coquelles (Pas-de-Calais). Il devrait permettre « d'atteindre les deux millions de camions » transportés à l'horizon 2020, contre 1,5 million actuellement, a indiqué Jacques Gounon, son président.
Les capacités de parkings poids lourds ont été doublées, permettant à davantage de camions d'entrer sur l'immense zone sécurisée d'Eurotunnel (650 hectares) tout en réduisant la période de contrôle : sept voies de contrôle supplémentaires ont ainsi été installées, similaires à des péages, pour fluidifier le passage des quelque 10 000 camions se rendant en Grande-Bretagne quotidiennement, chargés sur des navettes ferroviaires. L'investissement, de 20 millions d'euros côté français et de 10 millions supplémentaires pour améliorer la gare de fret et les voies d'accès du terminal de Folkestone côté britannique, vise à anticiper « l'augmentation de trafic dans les années à venir », a indiqué Jacques Gounon.Saft : accord pour équiper les bus électriques du chinois Yutong
Le fabricant français de batteries de haute technologie Saft a annoncé le 19 octobre avoir signé un partenariat pour « évaluer la faisabilité » d'équiper avec ses batteries lithium-ion les bus électriques fabriqués par Yutong en Chine et destinés au marché européen.
Le partenariat a été signé avec Dietrich Carebus Group, distributeur basé en Alsace et qui est « depuis 2010, le distributeur exclusif en France et dans plusieurs pays d'Europe de l'Ouest » du constructeur de bus chinois Yutong, a précisé Saft dans un communiqué.
Les batteries destinées aux bus électriques Yutong seront développées et fabriquées par Saft en France, puis installées dans les bus par Dietrich Carebus Group à Ingwiller (Bas-Rhin).Anne Hidalgo propose un tramway sur la rive droite de la Seine
La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) a annoncé, le 18 octobre dans la presse, deux projets concernant les transports dans la Capitale. Dans un entretien au Journal du dimanche, Anne Hidalgo, a confirmé l’installation, sur la rive droite, d'un tramway, une proposition de campagne des écologistes qu'elle avait reprise à son compte lors des municipales de 2014. « Ce transport propre permettra une traversée de Paris d'ouest en est, soit par les quais hauts, soit par la rue de Rivoli. Le projet est à l'étude avec les services de la Ville, et nous en discuterons avec le Stif, la RATP, la préfecture de police. Je souhaite un tramway nouvelle génération, sans rail ni caténaire, en site protégé. Ce qui ne nécessitera pas de gros travaux d'infrastructures, limitera les coûts et permettra d'aller très vite : il sera en service avant 2020 », assure-t-elle.
Anne Hidalgo a également annoncé qu’elle présenterait « au prochain conseil de Paris », un projet de piétonnisation de la voie Georges-Pompidou de 3,3 km (sur les 13 que compte cette voie), du tunnel des Tuileries (Ier arrondissement) au bassin de l'Arsenal (IVe), précisant que ces quais bas le long de la Seine seraient « définitivement fermés au trafic automobile » après « l'édition 2016 de Paris Plages ».
Ce projet est évalué à « au grand maximum 8 millions d'euros », selon Anne Hidalgo, qui « assume complètement l'objectif de dissuasion » de la circulation automobile. « Ce choix peut paraître radical, mais c'est une question de santé publique », insiste-t-elle.
Interrogée sur le contre-projet de la chef de file de l'opposition, Nathalie Kosciusko-Morizet (Les Républicains), à savoir piétonniser les quais hauts et réserver les quais bas au trafic automobile, elle juge que « c'est une très mauvaise idée, qui coûterait extrêmement cher », « au moins 60 millions d'euros », selon elle.
La SNCF va investir dans les start-up de la mobilité à travers un fonds
La SNCF va investir dans les start-up de la mobilité à travers un fonds
Le 19 octobre, la SNCF a lancé son fonds d’investissement, SNCF Digital Ventures, destiné à prendre des participations dans des jeunes pousses œuvrant pour la mobilité. Doté de 30 millions d’euros, ce fonds a pour but de réaliser une veille active et d’identifier les initiatives qui vont impacter l’activité de la SNCF, prendre des participations, de 500 000 euros et 4 millions, dans entreprises avec lesquelles la SNCF va pouvoir collaborer pour améliorer la vie du voyageur et l’outil industriel du groupe, et se positionner sur des sociétés dont la spécialité représente un enjeu essentiel pour le développement digital de la SNCF, pas forcément dans le ferroviaire mais sur un sujet connexe comme le design, le Big Data, l’internet des objets, les drones de surveillance.
SNCF Digital Ventures est animé et géré par Hi Inov, la société de gestion en capital-innovation de Dentressangle Initiatives, le holding patrimonial du groupe Norbert Dentressangle, géant du transport et de la logistique.