Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le port de Calais et le Tunnel sous la manche bloqués par MyFerryLink

    Les marins de MyFerryLink ont bloqués, le 23 juin, le port de Calais et, le tunnel sous la Manche, sur l’autoroute A16, avant d’être délogé de cet accès par les CRS à la mi-journée. 

    Les marins veulent faire pression sur le gouvernement et Eurotunel, propriétaire des navires de la compagnie maritime, pour que le plus d’emplois soit préservé. La Scoop MyFerryLink a été mis en redressement judiciaire le 11 juin dernier, après qu’Eurotunnel, propriétaire des trois bateaux de la compagnie, ait annoncé avoir vendu, le 7 juin, deux d’entre eux au Danois DFDS. 

    Sur les 600 salariés de la scoop, 200 emplois pourrait être maintenu à travers l'activité fret qu'Eurotunnel entend maintenir avec le navire non cédé et une possible nouvelle unité. Mais le sort des 400 autres employés est en suspens. 

    Eurotunnel précise que 370 salariés travaillent en CDI sur les trois navires et 106 à quai côté français, le solde correspondant à des CDD, plus quelques dizaines de salariés britanniques. 

     

     

  • Grande-Bretagne – Bombardier fournira 45 rames de plus pour l’Overground

    Transport for London (TfL) a commandé à Bombardier 45 rames automotrices de quatre voitures pour le réseau orbital et suburbain Overground. Ces rames, dont la livraison est attendue d’ici 2018, sont destinées pour 31 d’entre-elles à remplacer les rames électriques actuelles des lignes de proche banlieue partant de la gare de Liverpool Street. Situées dans le nord-est de Londres, ces lignes font partie du réseau Overground depuis fin mai. Huit autres rames remplaceront les autorails bicaisses Class 172 sur la ligne orbitale Gospel Oak – Barking, entre le nord et l’est de Londres, une fois celle-ci électrifiée (2017). Enfin, TfL compte utiliser les six rames restantes pour renforcer les dessertes Euston – Watford de l’Overground, déjà équipées de rames Class 378 réalisées par Bombardier. Outre un meilleur confort pour les usagers, la nouvelle commande représente, pour le maire Boris Johnson, « un soutien à l’emploi et aux compétences de Derby [où se situe l’usine Bombardier] et à travers le pays ».  Présentant des caractéristiques similaires aux rames Class 378 (intercirculation, climatisation, accessibilité améliorée), les nouvelles rames appartiendront à la gamme Aventra du constructeur et innoveront par leur légèreté, leur consommation réduite et leur coût de maintenance réduit.
    Dans son communiqué du 3 juillet, Bombardier mentionne un montant total de 358 millions de livres (505 millions d'euros), en additionnant le contrat de fourniture des 45 rames et celui de leur maintenance sur 35 ans. Ce dernier contrat peut être prolongé de cinq ans, alors que le contrat de fourniture comprend une option portant sur un maximum de 24 rames supplémentaires.

  • Le voyageur en autocar a déjà son moteur de recherche

    Les autocars longue distance sont à peine lancés sur les routes de France, que les utilisateurs ont déjà à leur disposition une appli pour leur simplifier la vie. Busbud, une start-up québécoise vient en effet de lancer sa version européenne (sous Androïd et iOS), de l’appli du même nom qui agrège les offres d’autocaristes de 89 pays, desservant 10 463 villes. En France, un accord a déjà été signé avec iDBUS et Eurolines, et en Europe avec National Express, Megabus et Alsa et Greyhound. L’application permet de comparer les prix des billets de car, de réserver en quelques clics, de payer par CB et de recevoir son e-billet par mail sous 15 minutes. En sus, ce compagnon du voyageur en autocar affiche cartes et photos pour localiser les gares routières. « Nous avons vu de quelle manière les applications peuvent être précieuses pour l’industrie du voyage, et nous cherchons à offrir le même type de service dans le marché de l’autocar »,explique le PdG de Busbud dans un communiqué.

  • Gilles Savary : « Alstom est un surdoué… de petite taille »

    Gilles Savary : « Alstom est un surdoué… de petite taille »

    Entretien avec Gilles Savary, député PS de Gironde

    De grandes manœuvres ont commencé dans l’industrie ferroviaire mondiale. CNR et CSR fusionnent, Hitachi s’implante fortement en Europe, Alstom

    s’apprête à n’être plus qu’Alstom Transport, Siemens a renouvelé l’offre d’une alliance dans le ferroviaire avec Alstom et Bombardier met à la bourse de Francfort à la fin de l’année une partie du capital de sa filiale transport. Dans ce contexte, Gilles Savary a signé en mai avec d’autres élus PS et EELV, bons connaisseurs du secteur (Philippe Duron, Olivier Faure, Rémi Pauvros, Jean-Yves Petit, Pierre Serne) une tribune publiée dans Les Echos en faveur de la constitution d’un « Airbus du rail ». Gilles Savary est député PS de Gironde. Spécialiste des transports et du ferroviaire, il a été rapporteur de la loi sur la réforme ferroviaire. Il s’explique.

    VR&T. Le vieux thème de l’Airbus ferroviaire revient. Pourquoi maintenant ?
    Gilles Savary. Alstom ne peut pas rester seul. Il est trop petit et trop isolé dans le vaste monde. Et l’assise excessive d’Alstom sur le marché français fait que ses très beaux matériels ont peu d’effet de gamme et sont chers, ce qui plombe les comptes de la SNCF qui ne pourra pas acheter indéfiniment des TGV qui restent au garage. Il se trouve de plus, autre difficulté, que les collectivités locales ont demandé du sur-mesure et que Caf s’est engouffré dans la brèche.
    Le groupe Alstom est un surdoué de petite taille. Il ne faut pas s’abriter derrière je ne sais quel chauvinisme. Il faut un regroupement.

    VR&T. Donc, un rapprochement Alstom-Siemens, comme le demande la tribune que vous avez signée
    G. S. Personnellement, je suis plus mesuré sur cette alliance. Il n’est pas sûr que tous les deux ne soient pas redondants. Mais il ne faut rien exclure. Je crois comprendre par ailleurs qu’Alstom convoite Bombardier… Il faut de toute façon que s’agrègent d’autres constructeurs. Il y a une richesse et un foisonnement étonnants en Europe. Alstom est très sophistiqué, les constructeurs de l’Est sont plus simples et plus robustes, Stadler a une ergonomie remarquable…

    VR&T. De quoi résister à la mondialisation ?
    G. S. Ma conviction, c’est que nous devons aussi trouver une collaboration forte en Asie, qui sera demain le plus gros marché consommateur de trains. Une alliance avec les Chinois n’est pas possible, parce que nous serions submergés. Le Japon a pour des raisons historiques une faible pénétration sur le marché chinois. Personnellement, je serais tenté de regarder du côté de la Corée. Mais, pour commencer, il faut nouer une alliance européenne forte. Il faut bouger !

    Propos recueillis par F. D.

  • Paris : Cityscoot lance un service de scooters électriques sans station

    Un service privé de scooters électriques en libre service, baptisé Cityscoot, sera lancé à titre expérimental à Paris le 30 juin, a affirmé, le 22 juin, un des fondateurs de l'entreprise, Bernard Edelist.
    70 scooters seront disponibles au cours de la phase de lancement, avant de passer à un millier dans un second temps. La location sera alors facturée trois euros le quart d'heure.
    A l'inverse d'Autolib’ ou de Vélib’, qui disposent de stations et de bornes sur la chaussée, les scooters seront disponibles à n'importe quel endroit, sur les places autorisées pour la phase de lancement, dans dix quartiers définis, et géolocalisés grâce à une application mobile. Elle permettra de repérer les scooters disponibles et de les réserver. Pour démarrer le véhicule, il suffira d'entrer sur un clavier numérique intégré au scooter un code envoyé par SMS.
    Si l'expérimentation, d'une durée de quatre mois, s'avère concluante, le service sera lancé en janvier 2016. A partir du premier semestre, il sera possible de rendre les véhicules n'importe où dans Paris.
    Initiative privée, Cityscoot a reçu le soutien de la Ville de Paris. La mairie, qui envisageait la mise en place d'un service de scooters électriques en libre service dit Scootlib’, y renoncera si l'expérience Cityscoot réussit, selon une porte-parole.

  • SNCF La Radio coupe le son

    C’était le « bébé » de Patrick Ropert, l’ancien directeur de la communication de la SNCF. Et c’est sans doute une des premières conséquences de son.  remplacement par Christophe Fanichet : SNCF La Radio va s’arrêter. Selon des journalistes de cette webradio, la SNCF a annoncé à la société Goom (qui produit les programmes de la radio) qu’elle n’allait pas renouveler le contrat. Les émissions du programme national devraient s’arrêter au plus tard le 10 juillet. Seuls les programmes diffusés sur les quais Transilien devraient subsister. Sur la trentaine de personnes employées par SNCF La Radio, « une vingtaine vont rester sur le carreau », témoigne un journaliste. « Paradoxalement, la SNCF venait de construire un studio tout neuf gare de Lyon pour un million d’euros. Nous devions en prendre possession courant mai. Mais depuis, la date était tout le temps repoussée. Nous comprenons maintenant pourquoi », poursuit ce journaliste.

    Contactée par VR&T, la SNCF nuance : « Nous n’arrêtons pas la radio, mais regardons comment nous pouvons aménager notre contrat. Aujourd’hui, nous sommes en discussion sur la radio nationale, indique-t-elle. La SNCF ne va pas interrompre tout : sur Transilien, la radio est appréciée. » Quant au tout nouveau studio de la gare de Lyon, « il pourra être utilisé pour des événements organisés par l’entreprise ».

    Lancée en 2010, SNCF La radio diffusée 24 h sur 24, 7 jours sur 7, n’a jamais réussi à doper son audience qui est toujours restée très faible malgré un subterfuge : il suffisait de cliquer sur le site de la SNCF pour que la radio s’allume automatiquement et être de ce fait comptabilisé comme auditeur ! De ce fait, sur wikipedia, citant une étude de Médiamétrie-eStat de 2011, elle apparaît comme la quatrième radio la plus écoutée sur Internet après NRJ, RTL et Chérie FM ! D’où de fortes critiques sur cette radio dont le coût (le contrat avec Goom Radio s’élèverait à deux millions d’euros, selon des journalistes de la radio) était également pointé du doigt.

    [email protected]

  • Trois nouvelles régions lancent un audit sur leurs TER

    Après la Lorraine, c’est au tour de Paca, Rhône-Alpes et la Picardie de conclure avec CFTA (Compagnie des chemins de fer et transport automobile), filiale de Transdev, un contrat d’assistance à maîtrise d’ouvrage de reconstitution des coûts et du devis de la SNCF pour ses TER. La signature a été apposée début juin pour les deux premières, mi-juin pour la troisième.
    Les régions suivent ainsi l’exemple de la Lorraine qui avait voulu, il y a tout juste deux ans, connaître en détail le coût réel de ses trains régionaux. Elle estimait en effet que la SNCF n’était pas assez transparente… Les conclusions de l’audit, dévoilées début 2014, assuraient que 25 millions d’euros étaient inexpliqués dans la facture présentée par la SNCF. Ce qui avait permis à la région de mieux faire valoir ses vues lors des renégociations prévues par la clause de revoyure de son contrat TER.

    Pour Jean-Yves Petit, le vice-président EELV du conseil régional Paca, délégué aux Transports, cet audit permettra d’éclairer la région pour négocier le prochain contrat. L’échéance approche : le contrat actuel se termine fin 2016.

    [email protected]

  • Rhône-Alpes choisit le Régiolis pour le Leman Express

    Rames plus coûteuses et parc hétérogène Pour soutenir Alstom, la région Rhône-Alpes a choisi le Régiolis, alors que les CFF avaient choisi l’an dernier de commander à leur compatriote Stadler Rail 23 rames Flirt bistandard, pour le futur RER franco-valdo-genevois, qui s’appellera, c’est décidé, le Leman Express. La part française du parc transfrontalier sera donc constituée de 17 rames du train régional d’Alstom dans une nouvelle version, franco-suisse. Cette commande de Régiolis est la première passée par Rhône-Alpes dans le cadre du contrat signé fin 2009 entre la SNCF et Alstom. Elle est chiffrée à 220 millions d’euros, entièrement financés par la région, qui ajoute avoir déjà investi 55 millions d’euros sur l’infrastructure. Le prix unitaire des nouvelles rames Alstom sera donc de 13 millions d’euros, contre 9,7 millions d’euros seulement pour le matériel Stadler, même en appliquant le cours actuel du franc suisse, très élevé. A ce premier surcoût pourrait s’ajouter un deuxième, dû à l’exploitation de deux matériels roulants différents : « de 5 à 10 % », selon les CFF. Une estimation que Jean-Jack Queyranne, président de Rhône-Alpes, juge « trop élevée ». La possibilité d’un parc unique avait été envisagée par Rhône-Alpes, en discussion avec les CFF et l’Etat de Genève. Elle a finalement achoppé sur les questions du taux de change (le matériel aurait été loué en Suisse par la région française) et de l’emploi en France. Le choix du Régiolis devrait entraîner la création d’une quarantaine d’emplois à Annemasse, et des heures de travail garanties sur le site Alstom de Reichshoffen. Un soutien à l’industrie française que ne nie pas Jean-Jack Queyranne, alors qu’approche l’échéance des élections régionales. Se sentant entraînés contre leur gré dans une affaire politico-économique franco-française, les élus genevois et vaudois ne cachent pas leur déception face à un choix qui à leurs yeux est non seulement peu pratique, mais également symbolique des divergences de part et d’autre de la frontière.

    [email protected]

  • Louis Nègre : « Deux milliards vont manquer au ferroviaire chaque année »

    « Les mauvaises nouvelles s’accumulent en s’accélérant », déplore Louis Nègre, président de la Fédération des industries ferroviaires (Fif). Les dernières venues de ces mauvaises nouvelles, que récapitule ce lundi 22 juin un communiqué de la Fif, sont dues à la loi Macron, en cours d’adoption. Le passage du seuil de 9 à 11 salariés pour le paiement du versement transport représente un manque à gagner de 500 millions d’euros en année pleine. De plus, pour Louis Nègre : le projet d’ouverture à la concurrence des autocars effectuant des trajets de plus de 100 kilomètres prévu par la loi introduit « un élément critique pour la compétitivité de notre mode ferroviaire ». D’autant plus dangereux qu’il est conjugué « à l’impossibilité pour les régions d’appliquer les dispositions du règlement européen 1370/2007 et donc d’expérimenter la concurrence sur les TER en raison du maintien des dispositions de la Loti datant de 1983 ».

    Le président de la Fif rappelle tout ce qui est venu ces derniers temps pénaliser le transport public et ferroviaire : suppression de l’écotaxe « sans alternative dans le court terme », soit un milliard de moins pour l’Afitf ; dézonage du pass Navigo en Ile-de-France à compter du 1er septembre, coût évalué à 500 millions d’euros en année pleine ; et maintien de la TVA à 10 % pour les transports, taux longtemps réduit à 5,5 %.

    Résultat selon la Fif : grosso modo, deux milliards d’euros vont manquer chaque année. C’est « l’équivalent de 200 rames TER ou des investissements annuels de régénération sur notre réseau ferré ».
    Et singulier contre-pied alors que la France doit accueillir à la fin de l’année la conférence COP21 sur le climat.

    Sombres perspectives, alors que doit se tenir le 20 juillet la réunion officielle du Comité stratégique de la filière ferroviaire, que doit présider Emmanuel Macron à Bercy. Lot de consolation : on évoque la possible commande par la SNCF de 40 locotracteurs.

    [email protected]

  • Transdev gagne en Allemagne et perd aux Pays-Bas

    Dans le Land de Saxe, où Transdev exploite déjà deux lignes régionales autour de Leipzig et de Halle via sa filiale Mitteldeutsche Regiobahn (MRB), le groupe français vient de remporter deux succès consécutifs. Sélectionnée en mars dernier pour remplacer DB Regio sur la relation Leipzig – Chemnitz pour huit, voire dix ans à partir de décembre prochain, MRB a remporté en juin un autre contrat attribué par l’autorité organisatrice des transports de Moyenne-Saxe (Verkehrsverbund Mittelsachsen, VMS). Courant sur 14,5 ans à partir de juin 2016, ce contrat du « réseau électrifié de Moyenne-Saxe » (Elektronetz Mittelsachsen, EMS) représente une offre de 5,8 millions de trains-km par an, soit l’équivalent des TER dans une région française comme Champagne-Ardenne. C’est « le plus gros contrat remporté depuis cinq ans » par Transdev, précise le groupe. Le réseau concerné comprend trois relations autour de Dresde et Chemnitz, en remplacement de DB Regio. Alors qu’il y a deux ans, Transdev prétextait, pour quitter l’Allemagne, ne plus avoir « les moyens d’assumer le renouvellement du matériel roulant », le groupe n’aura pas à investir en Moyenne-Saxe. C’est VMS qui a commandé à Alstom les 29 automotrices Coradia Continental destinées au réseau EMS. La maintenance de ces nouvelles rames sera effectuée par Alstom pour le compte de Transdev dans un nouvel atelier à Chemnitz.

    Aux Pays-Bas, en revanche, Veolia Transport Nederland, filiale de Transdev, n’est pas arrivée en finale du nouvel appel d’offres portant sur les transports publics sur rail et sur route dans la province du Limbourg. C'est pourtant cette filiale qui exploite actuellement les bus et trains régionaux (Maastricht – Kerkrade et Ruremonde – Nimègue) dans cette province à l’extrême sud des Pays-Bas. D’une durée de 15 ans à compter de décembre 2016, le nouveau marché, d’un montant total de près d’1,7 milliard d’euros, a été remporté par Arriva, filiale de la DB. Abellio, filiale des chemins de fer néerlandais (NS), avait présenté la meilleure offre. Mais Abellio a été finalement disqualifié, le groupe ayant bénéficié de « fuites » provenant d'un ancien directeur de Veolia. Outre les bus de Maastricht, Heerlen et Ruremonde, Arriva exploitera un nouveau service transfrontalier Belgique – Pays-Bas – Allemagne entre Liège et Aix-la-Chapelle via Maastricht et Heerlen, avec un parc de 36 automotrices Flirt commandées à Stadler.

    [email protected]