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Auteur/autrice : admin_lvdr
Talgo entre à la bourse de Madrid le 7 mai
La bourse de Madrid doit accueillir le 7 mai prochain la société Talgo. Le constructeur ferroviaire a été valorisé entre 1,2 et 1,5 milliard d'euros, et il compte mettre en vente 45 % de ce montant via 61,5 millions d'actions. Ainsi resteront majoritaires les actionnaires actuels : le fonds Trilantic Capital Partners, la famille Oriol (fondatrice en 1942) avec 20,3 % et le capital-risqueur MCH Private Equity. Envisagée depuis plusieurs années, l'opération doit faciliter à l'entreprise son développement international. 95 % des ventes de Talgo se font aujourd’hui à l’international. Le chiffre d'affaires du constructeur a atteint en 2014 384 millions d'euros (+17% en un an) pour un bénéfice net de 38,5 millions d'euros.
Michel GARICOÏX
Siemens signe un tram discrètement révolutionnaire pour le Qatar
A première vue, le tram Avenio que Siemens produit à 19 unités pour la cité universitaire du Qatar et testé actuellement au centre d’essais de Wildenrath semble très classique. A un petit détail près, que l’on peut observer à chaque extrémité de la toiture : des pantographes aux dimensions inhabituellement réduites. Lorsque le tram marque un arrêt dans certaines stations équipées d’un rail aérien de contact, ces petits pantographes assurent la recharge du véhicule en énergie électrique. Egalement proposée en Chine par CSR, cette application innovante du « biberonnage » (déjà pratiqué par les bus électriques) au tram s’explique par le fait que sur la ligne de 11,5 km à laquelle il est destiné, il a été demandé de ne pas installer de ligne aérienne de contact. Dans la solution réalisée par Siemens, pas d’alimentation par le sol non plus, mais un stockage d’énergie à bord. Avec une deuxième innovation : alors que les avantages et inconvénients respectifs des batteries et des super-condensateurs sont déjà connus, le stockage Sitras HES de Siemens combine ces deux solutions. Ainsi, les super-condensateurs (plus adaptés pour les cycles rapides) sont mis en œuvre pour le biberonnage, alors que les batteries lithium-ion (qui peuvent stocker des charges importantes) récupèrent jusqu’à 30 % de l’énergie de freinage.
Vu que la ligne desservie, qui comptera 24 arrêts lors de son ouverture en 2016, est établie dans un environnement essentiellement piétonnier, la vitesse n’y dépassera pas 40 km/h. Une performance qu’autorise, avec une autonomie de 2,5 km, l’énergie embarquée à bord de ce tram plutôt compact (trois modules, 27,7 m de long, 239 voyageurs maximum). L’aménagement intérieur fait alterner des groupes de deux places assises individuelles et de larges sièges, ces derniers offrant aux voyageuses la possibilité de ne pas avoir de voisin. Encore une solution discrète, qui permet ici aux hommes et aux femmes de voyager dans les mêmes espaces.
Dénommée Education City People Mover, cette ligne de tram sera également une première au Qatar dans la mesure où l’émirat ne disposait pas de voies ferrées jusqu’à présent. Mais elle ne restera pas longtemps un cas isolé : vers 2018-2020 devraient ouvrir les lignes du réseau Lusail, un métro léger largement équipé par Alstom et Thales. Egalement dépourvu de lignes aériennes de contact, ce réseau sera quant à lui équipé de l’APS, solution aujourd’hui à l’œuvre dans l’émirat voisin de Dubai.
Dubaï. Un tram « rétro » fonctionne avec une pile à combustible
Dans les rues de Dubaï, Emaar l’un des plus grands aménageurs de l’Emirat, vient de lancer son « Street Trolley Tram », sans aucun lien avec le tram de Dubaï ouvert il y a quelques mois, si ce n’est qu’il est également dépourvu de ligne aérienne de contact. La ressemblance s’arrête là, car le tram d’Emaar ne met pas en œuvre l’APS d’Alstom, mais une pile à combustible. Dix ans après les essais sur les bus, les trams exploitent à leur tour cette solution qui tire de l’énergie électrique de la réaction chimique entre l’hydrogène (stocké) et l’oxygène (de l’air). A Dubaï, les médias soulignent que c’est une première mondiale. Au même moment en Chine, CSR Sifang annonce également que son tram pour Qingdao est le premier à avoir une pile à combustible. Toutefois, des essais ont déjà eu lieu en Espagne il y a quatre ans (sur un ancien tram vicinal belge) et depuis, le tram touristique à pile à combustible d’Oranjestad (Aruba, Antilles néerlandaises) est entré en service.
Si l’alimentation du tram d’Emaar est à la pointe de la modernité, son look est volontairement aussi rétro que celui d’une motrice britannique d’il y a un siècle, avec plateformes et impériale ouvertes. Dans un premier temps, son parcours se limite à une boucle d’un kilomètre desservant le Burj Khalifa (la plus haute tour du monde) et le centre commercial de Dubaï (le plus fréquenté du monde), deux réalisations signées… Emaar. Trois stations ont également été établies au pied d’hôtels de prestige. Cette ligne de tram à vocation touristique doit être prolongée ultérieurement pour former un parcours de 7 km desservant l’essentiel du « centre-ville » de Dubaï.
P. L.
Lund ouvre la voie au retour du tramway en Suède
Dans le sud de la Suède, non loin de Malmö, Lund n’a jamais eu de tramway. Mais après des années d’études détaillées et de difficultés de financement cette ville universitaire peut prétendre à un coup de pouce de l’Etat et devrait ainsi être la première agglomération suédoise à créer un réseau de tram depuis l’abandon de ce mode dans la plupart des villes du pays. Actuellement ne subsistent en Suède qu’un grand réseau à Göteborg, un petit à Norrköping et quelques lignes isolées dans l’agglomération de Stockholm, dont une rocade établie récemment. Mais dans le sillage de Lund, six autres villes suédoises qui ont également des projets de tram auront un modèle duquel elles pourront s’inspirer.
La ville universitaire, qui a développé ces dernières années un bus à haut niveau de service en site propre contournant son centre médiéval, souhaite depuis plusieurs années relier par tram sa gare centrale à un centre de recherches en cours d’établissement au nord-est de l’agglomération. Mais l’aide de l’Etat à hauteur de 50 %, bienvenue pour ce projet chiffré à 1,075 milliard de couronnes (115 millions d’euros), avait été refusée l’an passé par l’ancien gouvernement de centre-droit. Et le nouveau gouvernement minoritaire de gauche ne semblait pas mieux disposé, lorsqu’à la mi-avril, Trafikverket, l’administration suédoise des transports, a finalement émis un avis favorable au cofinancement du tram de Lund par l’Etat dans le cadre du nouvel Accord sur l’environnement urbain. Ceci alors que Trafikverket avait annoncé en mars que Lund n’était pas éligible à ce financement. Peut-être la perspective du remboursement à brève échéance du prêt de la BEI en cas de non-réalisation du projet a-t-elle entraîné ce revirement, estime un responsable technique.
Reste au tram de Lund de surmonter plusieurs objections au plan détaillé, une contre-enquête et un vote au conseil municipal. Des épreuves que les partisans du projet, présents des deux côtés de l’échiquier politique, pensent pouvoir passer assez facilement pour lancer les travaux avant la fin de l’année, dans la perspective d’une inauguration de la première ligne vers 2019.
Ce ne sera qu’un petit tronçon de 5,5 km, mais il devrait être le premier des quelque 120 km en projet dans sept villes suédoises, dont l’ouverture est attendue d’ici 2025. Certains de ces projets sont déjà actés et financés aux niveaux local, régional ou national, alors que d’autres sont moins avancés.
Un pass sans contact pour tous les transports suisses
Jusqu’à présent, la confédération helvétique était citée en exemple pour son abonnement général permettant de prendre indifféremment avec le même titre de transport, trains, bus, tram ou bateaux. Actuellement, 460 000 personnes sont détentrices de cet abonnement général.
Dans environ trois mois, la Suisse pourra également devenir une référence dans le domaine de la billettique sans contact. Il est en effet prévu le 1er août prochain d’introduire le « SwissPass » qui intégrera les abonnements généraux et d’autres tarifications. Ce pass sera introduit par étapes « pour garantir le bon fonctionnement des processus, explique-t-on du côté des chemins de fer suisses (CFF). Quelque 18 000 clients des CFF dont l’abonnement général (AG) arrivera à échéance entre le 31 mai et le 14 juillet 2015 recevront une invitation à activer leur AG sur le SwissPass. Ces clients seront bien entendu libres de conserver leur AG sous la forme actuelle, c’est-à-dire sur la traditionnelle carte bleue, ou d’adopter le SwissPass en tant que clients pionniers. Les clients pionniers participant pourront voyager avec le SwissPass dans toute la Suisse dès le 1er juin 2015. A partir de cette date, les principales entreprises de transport concessionnaires seront en mesure d’assurer le contrôle du SwissPass », précisent les CFF.
Pour lancer ce pass, plus de 240 entreprises de transport se sont mises d’accord sur un standard unique en matière de contrôle et de suivi électronique des billets et des abonnements.
Avantages : ce système qui se veut ouvert permettra demain de servir de support à de nouveaux partenaires. Par exemple à des services de covoiturage, de vélo en libre service, de chemins de fer touristiques, ou même de forfaits de ski de différentes stations de sports d’hiver.
Pour garantir la sécurité du pass, ne seront imprimés sur la carte que la photo, le nom et la date de naissance, ainsi qu’un numéro d’identification du client. « Deux puces RFID sont intégrées à la carte. L’une des puces permet de charger les forfaits de ski, l’autre de consulter une banque de données dans laquelle les abonnements et les services de partenaires sont enregistrés. Lors du contrôle, l’agent voit sur son appareil de lecture quel abonnement le passager possède », indiquent encore les CFF.
M.-H. P.
Strasbourg. Des agents de prévention de la fraude bientôt assermentés
Dans le cadre de la lutte contre la fraude dans son réseau, la Compagnie des transports de Strasbourg (CTS) va assermenter, à partir du mois de mai, certains agents jusque-là assignés à la prévention. Ces agents, du prestataire Cityveille, vont ainsi pouvoir verbaliser toute personne commettant une infraction au règlement à bord des bus et des trams. D’ici l’entrée en vigueur de cette mesure, ils remettront aux contrevenants des « cartons jaunes » sorte de dépliant indiquant le montant des amendes auxquelles ils s’exposent et rappelant les règles de civisme à respecter à bord. Une campagne d’affichage sera également mise en place dans dans tous les trams et les bus.

Alstom fournira 25 trains supplémentaires à Trenitalia
Alstom fournira 25 trains régionaux supplémentaires à l'opérateur ferroviaire national italien Trenitalia, pour 170 millions d'euros, débloquant ainsi deux options prévues dans… le cadre d'un contrat signé en 2012. La fourniture de ces trains "Jazz" portera à 95 le nombre total de trains commandés. Alstom avait en effet remporté en 2012 un contrat de 440 millions d'euros pour fournir 70 trains régionaux à Trenitalia.
Ces trains, qui font partie de la gamme Coradia Meridian, sont conçus et fabriqués par Alstom en Italie. Les moteurs sont fabriqués en France sur le site d'Ornans (Doubs).
SNCF: les syndicats réclament le maintien du technicentre de Romilly
Les cinq syndicats représentatifs de la zone SNCF Paris-Est ont unanimement demandé le 23 avril au groupe ferroviaire de renoncer à son projet de reconversion du technicentre de Romilly (Aube), qui emploie 530 salariés, ont indiqué à l'AFP l'Unsa et SUD-rail.
Les élus du comité d'entreprise ont également voté à l'unanimité le lancement "d'une expertise économique sur le maintien de l'activité du site de Romilly".
La SNCF a présenté la semaine dernière à Troyes son projet d'évolution à l'horizon 2019 de l'actuel centre, spécialisé dans la rénovation des rames TGV. Elle promet qu'il n'y aura "aucun départ contraint".
Le groupe met en avant une "baisse de charge" compte-tenu de l'achat de 95 TGV Duplex nouvelle génération dont la livraison s'achèvera en 2020. A la place de l'activité de rénovation des rames, le groupe entend bâtir un nouvel atelier dédié à la réparation de pièces électromécaniques, employant 200 personnes, et promet de créer à proximité au moins 150 emplois au sein d'un parc d'activités. L'actuel technicentre deviendrait un centre de déconstruction et de recyclage de matériel ferroviaire mobilisant, lui, 50 emplois.
Accord sur le champ de la future convention collective du rail
Les discussions entre syndicats et entreprises du rail ont abouti le 23 avril, après plusieurs mois de discussions, à un projet d'accord sur le champ de la future convention collective du secteur.
Cette convention s'appliquera aux entreprises dont l'activité principale est le transport ferroviaire de marchandises et de voyageurs, la gestion des lignes et maintenance des voies quand des trains circulent (à condition qu'elles disposent d'un certificat ou d'une attestation de sécurité), ainsi que celles assurant la maintenance du matériel roulant (hors réparation).
Les syndicats ont fait ajouter au champ de la future convention "l'exercice des tâches et des fonctions de sécurité ferroviaire" (conduite, aiguillage…) dans l'hypothèse où elles seraient un jour sous-traitées à des entreprises relevant d'une autre convention.
Trois syndicats (Unsa, CFDT et CFTC) "ont fait part de leur intention de signer" le projet ouvert formellement à la signature jusqu'au 4 mai, a dit à l'AFP Claude Faucher, délégué général de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, rassemblant les entreprises publiques et privées du secteur).
Pour préparer l'ouverture totale à la concurrence du secteur, la réforme ferroviaire donne aux partenaires sociaux jusqu'à la mi-2016 pour s'accorder sur un cadre social commun au secteur, privé ou public, fret ou transport de voyageurs. Le but est de garantir les conditions d'une concurrence équitable entre les entreprises.
Patronat et syndicats vont s'attaquer maintenant aux "dispositions générales" de la future convention et au "contrat de travail". La question, plus sensible, de l'organisation du temps de travail ne devrait pas être abordée avant la fin d'année, une fois les élections professionnelles à la SNCF passées.
Saint-Etienne. L’appli transports sur l’Apple Watch
Saint-Etienne sera le premier réseau Transdev à proposer son appli mobile, développée par Citiway, sur… l’Apple Watch dès le jour de sa sortie ce vendredi 24 avril. Ce sera le cas ensuite de la majorité des réseaux de l’exploitant.