Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Midi-Pyrénées finance le rail mais pas la route

    Le contrat de plan Etat-région (CPER) Midi-Pyrénées 2015-2020 a été cosigné par François Hollande et Martin Malvy, le président de la région le 14 avril à Cahors. Sur 1,7 milliard d’euros, 855,26 millions sont consacrés à la mobilité, dont 41 % de l’Etat, 28,5 % du conseil régional, 7 % de SNCF Réseau et 23 % d’autres partenaires (départements, communes…).

    La route semble se tailler la part belle dans le CPER Midi-Pyrénées 2015-2020, avec 476,16 millions d'euros contre 376,1 millions au ferroviaire et 3 millions aux études multimodales. Mais ce n’est qu’une impression, assure Charles Marziani, vice-président du conseil régional en charge des Transports. « Sur le volet routier, le contrat de plan se limite à la reconduction des opérations du PDMI (Programme de modernisation des itinéraires routiers) qui n’ont pas été réalisées dans le contrat de projet précédent, explique-t-il. La seule opération nouvelle concerne la desserte d’Airbus, sur laquelle nous nous sommes engagés pour 4,09 millions sur 19 millions. Pour les autres opérations nouvelles que l’Etat a souhaité inscrire pour 12,63 millions, il n’y a pas contreparties régionales. » Seules les thématiques Enseignement supérieur/Recherche et Transports bénéficient de programmes d’investissements détaillés afin, indique la région, « de doter Midi-Pyrénées des équipements et infrastructures nécessaires à son développement, notamment dans la perspective de l’union avec Languedoc-Roussillon ».

    La première priorité, d’un coût de 191,4 millions (dont 63,94 millions de la région, 54,33 millions de l’Etat, 44,95 millions des autres partenaires et 28,18 millions de SNCF Réseau), est la modernisation du nœud ferroviaire toulousain, dont l'aménagement de la gare de Toulouse en prévision de l'arrivée du TGV, malgré les incertitudes qui pèsent sur le projet, suite à l’avis défavorable rendu par la commission d'enquête publique. François Hollande a indiqué que le gouvernement prendrait rapidement sa décision après la réponse du maître d’ouvrage et l’avis du Conseil d'Etat. La participation de la région à cet aménagement sera fixée avec celles de Toulouse Métropole et du département.

    76,7 millions sont programmés pour moderniser le réseau structurant, sur les axes de Castelnaudary, Montauban – Agen – Brive et Tarbes. Cette ligne d’intérêt national, qui réalise 25 % du trafic régional, sera par ailleurs entièrement rénovée par SNCF Réseau, sur ses fonds propres (300 millions ne figurant pas dans le CPER). L’accessibilité n’est pas inscrite non plus dans le contrat, l’Etat ayant indiqué qu’il le financerait par ailleurs.

    Quatre axes (Latour-de-Carol, Auch, le Nord-Est et Brive-Aurillac) bénéficieront de 53,6 millions d’aménagements pour des « projets de développement à fort potentiel ». Enfin, 51,4 millions sont prévus pour la fluidification de l’axe ferroviaire de l’Ouest toulousain, avec notamment l’achèvement du doublement de la voie Arènes – Colomiers. Mais ce projet (comme celui du repositionnement de la gare de Labège sur la ligne de Castelaudary) pourrait être remis en cause par la troisième ligne de métro. « Nous attendons les conclusions des études de Toulouse Métropole pour l’inscription définitive de ces orientations, note l’élu. Si le métro se fait entre Colomiers, la gare Matabiau et Labège, cela change la donne. »

    Catherine SANSON-STERN

     

  • La Chine veut passer sous l’Everest

     

    A défaut de déplacer les montagnes, on peut passer dessous. Littéralement. Car il faudra creuser sous les plus hauts sommets himalayens…  

    pour réaliser le nouveau rêve chinois : ni plus ni moins qu’une ligne nouvelle entre Lhassa, au Tibet, et Katmandou, au Népal. Selon Wang Mengshu, expert ferroviaire à l’Académie chinoise des sciences de l’ingénieur cité le 15 avril par le quotidien officiel en anglais China Daily, la demande vient du Népal et la Chine a commencé des travaux préparatoires. L’idée serait de prolonger vers le sud de l’Everest la ligne ouverte vers le Tibet en 2006. Une ligne qui était déjà un exploit en soi avec des passages à plus de 5 000 m d’altitude. Cette fois, « il se peut que les travailleurs aient à creuser de très longs tunnels » estime l’expert ferroviaire. Mais l’effort serait payant pour développer « les échanges bilatéraux », en particulier « l’agriculture et le tourisme ».

    Ce projet est-il à prendre au sérieux ? Dans un contexte où la Chine est de plus en plus présente au Népal (investissements, télécommunications, énergie et tourisme), contrebalançant la traditionnelle influence indienne, on peut penser que oui. Après tout, la Chine a recouvert son territoire de milliers de kilomètres de lignes à grandes vitesses en quelques années seulement. Mais au rayon des annonces, la Chine évoquait il y a un an la possibilité de rejoindre à grande vitesse les Etats-Unis via la Sibérie et le détroit de Behring. Depuis, plus de nouvelles…

    [email protected]

  • Thalys lance une opération de « covoiturage »… en train

    Thalys lance le 20 avril une nouvelle offre commerciale de petits prix sur la liaison Paris – Bruxelles pour les clients se regroupant par quatre, sur le principe du covoiturage.
    Baptisée « TickUp », cette offre à 29 euros l’aller par passager est ouverte aux personnes se connaissant déjà, mais aussi à celles qui se seront regroupées via internet et notamment les réseaux sociaux. Thalys proposera 600 places par semaine à ce tarif sur le site www.thalys.com/tickup.

  • Arabie saoudite. Foster + Partners concevra le design des aménagements de transports à Jeddah

    Arabie saoudite. Foster + Partners concevra le design des aménagements de transports à Jeddah

     

    Suite à un concours international, Foster + Partners a remporté un important contrat pour développer la vision architecturale du plan de transport global dans toute la ville de Jeddah, en Arabie Saoudite, qui … prévoit la création d'une ligne de métro, ferry, bus, vélo et d'espaces publics. La mission s'étend du design des futures stations aux trains, en passant par la marque. Le plan de transport, conçu à partir du modèle de la ville dense et compacte, favorise aussi les déplacements piétons. Après l'achèvement du projet, à l'horizon 2020, la moitié des résidents de Jeddah, la deuxième plus grande ville d'Arabie, vivra à moins de dix minutes à pied de ce nouveau réseau, contre 12 % actuellement.

  • Suisse. La Poste va tester des drones de livraison

    L'établissement suisse de services postaux va tester cet été la livraison de colis par drone dans ce pays alpin qui compte de nombreux villages isolés dans des vallées cernées de montagnes. Ils seront effectués en collaboration avec la division cargo de la compagnie aérienne Swiss et le fabricant de drones américain Matternet.
    La Poste n'est pas la première à se lancer dans ce secteur. Le géant de la vente en ligne Amazon a reçu en mars l'autorisation de tester aux Etats-Unis des vols de drones qui pourraient à terme lui permettre de livrer des produits à ses clients.

  • Un plan contre les violences sexistes

    La présidente du Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), Danielle Bousquet, a remis le 16 avril à la secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes, Pascale Boistard, un rapport destiné à lutter contre ces violences sexistes. Le harcèlement et les violences sexuelles dans les transports en commun doivent être reconnus et combattus par tous, usagers, opérateurs, collectivités, préconise-t-elle Chiffre éloquent, 100 % des utilisatrices de transports en commun ont subi au moins une fois dans leur vie du harcèlement sexiste ou une agression sexuelle, souligne le HCEfh, se basant sur des « consultations citoyennes » menées en mars auprès de 600 femmes de Seine-Saint-Denis et d'Essonne.
    Saluant un rapport « de grande qualité », la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé jeudi sur iTélé que le gouvernement prendrait « des mesures fortes d'ici quelques semaines parce qu'il n'est pas tolérable de ne pas pouvoir prendre un transport en commun sans être importunée ». « Les femmes doivent pouvoir circuler et occuper l'espace public sans être mises en danger ou menacées de l'être. C'est une liberté fondamentale », a déclaré à l'AFP sa collègue Pascale Boistard.
    Le Haut conseil propose un grand plan national d'action : « Stop au harcèlement sexiste et aux violences sexuelles sur toute la ligne ». Il repose sur trois orientations et quinze recommandations en direction des pouvoirs publics, conseils généraux et communes, des opérateurs de transports, mais aussi des femmes, des témoins et… des agresseurs. Le Haut conseil recommande notamment d'adapter et de mieux faire connaître les numéros d'alerte comme celui de la SNCF (3117) ou les bornes d'urgence sur les quais. Il estime aussi qu'il faut former les professionnels concernés afin qu'ils sachent mieux réagir au harcèlement et orienter les victimes. Le Haut conseil préconise encore de mieux organiser les transports par bus (arrêts à la demande, amplitude horaire…), comme expérimenté au Canada, afin de sécuriser les personnes seules la nuit.
    Parallèlement à ce rapport, un groupe de travail sur les violences faites aux femmes dans les transports, en partenariat notamment avec la SNCF et la RATP, doit rendre ses conclusions en juin. La campagne recommandée par le Haut conseil pourrait débuter à la rentrée.

  • SNCF: Pepy favorable à une expérimentation de la concurrence

    Une expérimentation de la concurrence sur les lignes intérieures, "c'est une solution", a déclaré le président de la SNCF dans un interview accordée à La Tribune du 17 avril."En 1997, une loi avait permis des expérimentations dans six régions. Ce type d'approche me paraît une bonne méthode pour un sujet aussi complexe", a ajouté le président de la SNCF.
    Selon lui, "deux modalités sont possibles pour l'ouverture à la concurrence: l'accès libre, un système où vient qui veut sur un marché – et que le meilleur gagne ! -, et la délégation de service public après mise en concurrence par l'autorité organisatrice".
     Et de préciser :  "Regardons en France ce qui relèverait de la délégation de service public et ce qui pourrait relever de l'accès libre. Expérimentons, je pense que c'est le plus sage".

  • La fédération CGT Transports reconduit son numéro 1, la CFDT change le sien

    Le secrétaire général de la fédération CGT des Transports (à l'exclusion des cheminots), Jérôme Vérité, a été reconduit le 17 avril pour un deuxième mandat de trois ans, à l'issue du congrès de la CGT Transports qui se tenait depuis le 13 avril à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
    "On va poursuivre le travail engagé", en lançant notamment "une grande initiative sur les atteintes au droit de grève" dans les transports, a annoncé à l'AFP Jérôme Vérité, après sa réélection. La CGT "exige l'abrogation des lois ou règlements" qui limitent ce droit et va lancer une pétition, avec l'objectif de recueillir "10.000 signatures avant fin juin", a poursuivi le secrétaire général.
    Hasard du calendrier, la CFDT Transports a de son côté annoncé le 17 avril l'élection de Patrick Blaise au poste de secrétaire général, en remplacement de Thierry Cordier.Ce dernier "a quitté cette fonction pour rejoindre la Commission Exécutive de la Fédération Générale des Transports et de l'Environnement", précise dans un communiqué l'Union Fédérale Route FGTE-CFDT.
     

  • Plus de 9.000 points de recharge électrique en France

    La France comptait plus de 9.000 points de recharge publics pour véhicules électriques au 31 décembre 2014, soit environ 80% de plus que fin 2013, selon les chiffres publiés le 17 avril par le Gireve et l'Avere, qui regroupent des acteurs du secteur.
    L'Ile-de-France, le Rhône et la Gironde sont particulièrement équipés, aidés par le fait que ces territoires disposent de systèmes d'autopartage.
    Ces points ou bornes de recharge sont essentiellement situés sur la voirie (62%), ainsi que sur des parcs de stationnement de magasins (25%) et des parkings publics (12%).
    L'avenir se présente bien, estiment les promoteurs de ces équipements, puisque les collectivités locales peuvent bénéficier d'un soutien financier public qui doit permettre d'installer 12.000 points supplémentaires d'ici la fin 2017. Des groupes privés ou publics, comme Bolloré, la Compagnie nationale du Rhône ou EDF, ont aussi annoncé des investissements en la matière.
    Reste à développer des points de charge sur les espaces privés (parkings des copropriétés et des entreprises, garages individuels, etc.), "véritable enjeu" selon l'Avere, alors que "90% du temps, les véhicules sont stationnés dans des aires privées".

  • Marseille. Le mobile pour régler le stationnement

    Marseille. Le mobile pour régler le stationnement

    Après la dématérialisation des abonnements sur voirie en novembre 2012 et l’intégration du paiement NFC sur 300 horodateurs en mars 2013, la ville de Marseille a lancé… … le 14 avril le paiement du stationnement par téléphone mobile avec l’application Timo.

    La gestion du système a été confiée à la société SAGS Marseille, filiale de SAGS (Société d’assistance et de gestion du stationnement), dans le cadre d’un contrat de huit ans établi en 2011. Le service est également disponible par Internet, par serveur vocal et bientôt par SMS. Résidents et entreprises disposent par ailleurs d’un service adapté. Le paiement par mobile permet de ne payer, par CB, que la durée réelle de stationnement en programmant celle-ci et en l’arrêtant à tout moment. Quant au contrôle, il est réalisé par les agents de surveillance de la voie publique (ASVP) en relevant la plaque d’immatriculation de l’automobile, préalablement enregistrée sur le site dédié, sur leur PDA. La ville de Marseille compte 15 200 places payantes et 870 horodateurs. Et pour lutter contre le fléau du stationnement gênant, la municipalité envisage de porter le PV de 35 à 135 euros.    

     

    J. Soto