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Auteur/autrice : admin_lvdr
L’Agence environnementale critique vertement l’UE
« Inefficace ». Le rapport sur la politique environnementale de l’UE, publié le 2 mars par l’Agence européenne pour l’environnement
est sévère. L’Europe doit mieux faire en matière de pollution sonore et atmosphérique et prendre des mesures « plus ambitieuses » pour transformer « en profondeur » les systèmes de transport et d’énergie, tacle l’Agence.
En 2011, près de 430 000 décès prématurés dans l’UE ont été attribués aux particules fines alors que l’exposition au bruit contribue chaque année au moins à 10 000 décès prématurés, dus aux maladies cardiaques. Et les améliorations prévues de la qualité de l’air ne devraient pas suffire à empêcher les dommages de se poursuivre, prévient-elle.
« Ce qui est évident, note le rapport, c'est que les transformations de certains systèmes essentiels comme les transports, l'énergie, le logement et l'alimentation seront indispensables pour identifier des solutions de long terme. Nous devrons trouver les moyens de rendre ces systèmes fondamentalement durables, en les « décarbonant. » Selon l’Agence, améliorer l’efficacité du transport routier n’a engendré que des gains environnementaux limités et s’avère insuffisant pour garantir une baisse de la pression environnementale.Pour réduire l’exposition au bruit, elle préconise des mesures au niveau local et européen. « Les mesures locales comprennent, par exemple, l'installation de barrières antibruit le long des routes et, le cas échéant, des voies ferrées ou la gestion du trafic aérien dans les zones à proximité des aéroports. Toutefois, les actions les plus efficaces sont celles qui réduisent le bruit à la source », a-t-elle précisé. Pour réduire la perte de biodiversité, l’Agence appelle à réduire « les intrusions d’infrastructures » – et elle cite ici explicitement les réseaux de transport – dans le milieu naturel.»
En conférence de presse, le commissaire à l'Environnement, le Maltais Karmenu Vella, a affirmé que le rapport sera « notre point de départ pour orienter nos politiques ». Mais il est resté extrêmement discret sur les mesures concrètes envisagées pour répondre aux critiques de l’Agence. Dans un tout récent document sur sa politique énergétique, la Commission a cependant levé un coin du voile en annonçant pour 2017 une communication sur la décarbonisation des transports et un plan d’action sur les carburants alternatifs qui fera la part belle à l’électro-mobilité. La Commission y revient aussi sur la nécessité d’internaliser davantage les coûts externes des transports, de renforcer le principe du pollueur/utilisateur/payeur – la route en point de mire – et annonce de nouveaux standards d’émission de CO2 pour les voitures particulières et les camionnettes d’ici 2016 ou 2017.Isabelle Smets
Grande-Bretagne : un repreneur américain pour Freightliner
Très convoité, le numéro deux du fret ferroviaire britannique change d’actionnaire principal. Au total, 95 % du…
capital de Freightliner doivent être repris d’ici la fin mars, pour 490 millions de livres (680 millions d’euros), à l’investisseur américano-bahreïni Arcapita et à d’autres actionnaires par le groupe ferroviaire américain Genesee & Wyoming (G&W), qui a également repris 8,5 millions de livres (11,8 millions d’euros) de dettes et emprunts. Les membres de la direction de Freightliner garderont les 5 % restants du capital dans un premier temps, G&W se donnant jusqu’à 2020 pour mettre la main sur 100 % des actions en 2020.
Cette acquisition, qui n’est pas la première en Europe pour G&W, complètera les activités actuelles de ce groupe, qui comprennent du fret de proximité (shortlines) et régional en Amérique du Nord, tant aux Etats-Unis qu’au Canada, ainsi que du fret longue distance en Australie (entre autres sur la ligne transcontinentale nord-sud entre Darwin et Adélaïde) et de l’open access en Europe (Belgique et Pays-Bas après la reprise de Rotterdam Rail Feeding en 2008). Avec quelques doublons, qui devraient « débloquer des synergies » autour de Rotterdam et en Australie.
En effet, les activités de Freightliner ne se limitent pas au réseau britannique, où cette entreprise a repris les activités de transport combiné de BR lors de la privatisation en 1995, avant d’être reprise par Arcapita en 2008. Car entre temps, Freightliner s’est diversifié dans le fret lourd en Grande-Bretagne et a pris pied en open access en Europe continentale, tant entre la Pologne et l’Allemagne (2007) que sur les corridors rayonnant des ports de Rotterdam, Bremerhaven et Hambourg (ERS Railways BV repris à Maersk en 2013), ainsi qu’en Australie (depuis 2009).
La nouvelle acquisition de G&W permet enfin à ce dernier de prendre pied dans un projet prometteur. Aux côtés de Serco et de Network Rail Consulting, Freightliner fait partie d’un consortium britannique qui a récemment signé un contrat de plus de 120 millions de livres (plus de 160 millions d’euros) avec les Chemins de fer d’Arabie Saoudite (SAR) pour la gestion et l’assistance
technique de l’exploitation de la ligne nouvelle fret Nord-Sud.
5.2
C'est, en milliards d'euros, le montant des commandes enregistrées en 2014 par le constructeur ferroviaire espagnol Caf. Un niveau record porté par l'international… La demande interne étant quasi nulle, l'activité est et sera encore plus dépendante des marchés extérieurs: les ventes totales 2014 ont atteint 1,447 milliard d'euros (en baisse de 5,75%) dont 82% réalisées à l'étranger (exportations et fabrications au Brésil ou en France, par exemple). Mais il fait serrer les marges: le bénéfice a fondu de 31,75% à 62,1 millions d'euros après impôts.
Michel Garicoix
Paris : Des tours vertes et des fermes… en 2050
L’agence Vincent Caillebaut Architectures (VCA) et la société d’ingénierie Setec Bâtiments ont planché, à la demande de l’Hôtel de Ville, sur ce que pourrait être le visage de Paris en 2050… Ils proposent à des endroit stratégiques de la capitale des tours de bureaux et de logements, dont l’alimentation énergétique pourrait être fournie par les pas des voyageurs, beaucoup d’arbres, des éoliennes… De quoi répondre aux préoccupations de la municipalité qui souhaite réduire de 75 % les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.
Grande-Bretagne – Rails Tata Steel pour Crossrail
Tata Steel a annoncé la signature d’un contrat pour la fourniture de 57 km de rails sans contraintes et traités thermiquement pour le tronçon central de Crossrail, le futur RER de Londres. Essentiellement souterrain, ce tronçon sera aménagé par la joint-venture ATC (Alstom, TSO et Costain). L’acier des rails sera produit en Angleterre sur le site Tata Steel de Scunthorpe avant d’être laminé à l'usine Tata Steel Rail France de Hayange (Moselle).

Grande-Bretagne. Avec Virgin, la Côte Est passe au rouge
C’est de la gare londonienne de Kings Cross que la première rame IC 225 dans la livrée rouge de Virgin est partie pour Edimbourg, le 2 mars. Pour huit ans au moins, l’East Coast Main Line (la ligne de la Côte Est) est exploitée sous la marque « Virgin Trains East Coast » par InterCity Railways Ltd (ICR), qui a remporté… style= »margin-top: 15px; margin-bottom: 15px; padding: 0px; font-family: arial; font-size: 15px; line-height: 20px; background-color: rgb(255, 255, 255); »>
… en novembre l’appel d’offres pour le renouvellement de cette franchise entre Londres, le nord-est de l’Angleterre et l’Ecosse. Si c’est la marque Virgin, également présente depuis 1997 sur la West Coast Main Line, qui est mise en avant, le groupe de Sir Richard Branson n’est actionnaire qu’à 10 % du nouvel exploitant. L’énorme majorité – soit 90 % des parts – d’ICR est en effet détenue par le groupe écossais Stagecoach.L’arrivée de Virgin sur la Côte Est marque un retour au secteur privé après cinq ans de re-nationalisation, intervenue suite à la défaillance du groupe National Express. Le nouvel exploitant s’est engagé à améliorer le service de restauration, avec réintroduction d’un « vrai » breakfast préparé à bord en première classe et de la cuisine locale. Le nouvel exploitant s’est également déclaré intéressé par le retour d’expérience des voyageurs.
SNCF : Denis Pétel nommé Directeur du programme Paris Nord
Le 1er février 2015, Denis Pétel a été nommé Directeur du programme Paris Nord.
Diplômé de l’école d’ingénieur de la Ville de Paris et d’un mastère des ponts et chaussées, Denis Pétel a complété sa formation par un DESS de contrôle de gestion de l’université Paris Dauphine. Après avoir été responsable des projets de parcs de stationnement parisiens, puis des projets de voirie et d’ouvrages d’art pour le secteur Est de Paris, il s’est tourné vers les métiers de l’aménagement urbain. Il est nommé directeur en 1990 de la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de la Ville de Paris (SEMAVIP), puis dans d’autres SEM du réseau de la SCET (groupe Caisse des Dépôts) notamment à Bondy en 1996. En 2001, il rejoint le cabinet du Maire de Paris, Bertrand Delanoë, avant de prendre en charge l’ensemble des opérations d’aménagement urbain de la Ville. En 2009, il est nommé Directeur Adjoint de l’Urbanisme.
En tant que Directeur du programme Paris Nord, Denis Pétel a pour mission d’accélérer les réalisations et de coordonner les projets de transformation du site Gare du Nord-Est.
Pierre-Louis Roy, Secrétaire Général de Gares & Connexions
Pierre-Louis Roy est Secrétaire Général de Gares & Connexions depuis le 1er novembre 2014, membre du comité de direction.
Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP), Pierre-Louis Roy a rejoint SNCF en 1991 pour participer à la création du département marketing de TGV. Après six ans en tant que Responsable de la marque Eurostar, de son lancement jusqu’à la création de la société Eurostar Group à Londres, il est nommé en 1999 adjoint au directeur des affaires européennes. Responsable des marchés voyageurs à la direction de la stratégie en 2005, il prend en charge à partir de 2008 les sujets d’ouverture à la concurrence du TER à la direction générale de SNCF Proximités. En 2011, il rejoint le siège de SNCF et conseille le directeur général délégué de l’EPIC SNCF.
En tant que Secrétaire Général, Pierre-Louis Roy a comme missions le pilotage de la stratégie de la branche, les relations institutionnelles et le développement, la transformation managériale et enfin la communication.
L’Argentine avance dans la renationalisation de son réseau ferroviaire
L'Argentine a annulé le 2 mars des contrats passés avec des entreprises privées sur quatre lignes ferroviaires, sans versement d'indemnités, selon un arrêté paru au Journal officiel. "L'Etat a déjà arrêté de payer les entreprises privées. Nous avons des motifs pour résilier le contrat. L'Etat est à même d'être plus efficace que le privé car il l'a déjà prouvé. Nous n'allons indemniser absolument personne car cela n'a pas lieu d'être", a affirmé le ministre des Transports, Florencio Randazzo, à la radio La Red.
Lors de son discours annuel sur l'état de la Nation, la veille devant le Parlement, la présidente Cristina Kirchner avait annoncé la présentation d'un projet de loi afin de "récupérer la gestion étatique" des chemins de fer.
Comme de nombreux autres services publics, ceux-ci avait privatisés dans les années 90, sous la présidence de Carlos Menem (1989-1999), et de nombreuses lignes fermées. Plusieurs accidents graves ont eu lieu ces dernières années, conduisant déjà à une reprise en main publique partielle.
Selon le ministère des Transports, l'Etat prendra en charge l'intégralité des opérations de transport ferroviaire de quatre lignes reliant la capitale à la province de Buenos Aires, province la plus riche et peuplée du pays, concentrant près d'un tiers de la population. Ces lignes (Mitre, San Martin, Roca, Belgrano Sur) transportent quelque 22 millions de personnes par mois.
