Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Réforme ferroviaire : sept décrets publiés
Sept décrets d'application de la loi sur la réforme ferroviaire, entrée en vigueur au 1er janvier, ont été publiés, le 11 février, au Journal officiel. Ces décrets définissent les missions et statuts des trois établissements composant le groupe public ferroviaire: l'entité de tête SNCF, l'opérateur SNCF Mobilités et le gestionnaire d'infrastructure SNCF Réseau -qui réunit l'ancien Réseau ferré de France (RFF) et la branche Infra de la SNCF. Ils portent également sur la sécurité des circulations et l'intégration sociale du groupe.
Ils ont été publiés « après un examen par le Conseil d'Etat, qui a tenu compte des avis émis dans le cadre des consultations préalables » notamment ceux de l'Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires (Araf) et de l'Autorité de la Concurrence, détaille le secrétariat d'Etat aux Transports.
L'Autorité de la concurrence avait jugé, début janvier, que l'indépendance entre le gestionnaire d'infrastructure et l'opérateur ferroviaire n'est pas garantie. En décembre, l'Araf avait également estimé que « la nouvelle architecture du système ferroviaire pourrait permettre à l'opérateur historique (la SNCF, NDLR) d'exercer sa capacité d'influence » sur SNCF Réseau. Une trentaine de décrets d'application de cette loi, votée fin juillet par le parlement et promulguée le 5 août, doivent être pris d'icià la fin de l'année.

Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, nouveau président du Cerema
Le 9 février, Gaël Perdriau, maire UMP de Saint-Etienne, a été élu président du conseil d'administration du Cerema, le Centre national d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement, basé à Bron (Rhône).
Elu pour quatre ans en tant que représentant de l'Association des maires de France (AMF) à la tête de cet établissement public de 3.100 personnes, comptant une trentaine d'implantations dans l'Hexagone, et disposant d'un budget de 250 millions d'euros, Gaël Perdriau succède au sénateur-maire d'Aurillac Pierre Jarlier (UDI).
Dirigé par Bernard Larrouturou, le Cerema a été créé au 1er janvier 2014 à partir de la fusion des 8 Centres d'études techniques de l'équipement (Cete), du Centre d'études sur les réseaux, les transports, l'urbanisme et les constructions publiques (Certu), du Centre d'études techniques maritimes et fluviales (Cetmef) et du Service d'études sur les transports, les routes et leurs aménagements (Sétra).
Placé sous la double tutelle des ministères de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie et du ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité, son conseil d'administration est constitué de représentants de l'État et des collectivités territoriales
Paris : les constructeurs automobiles approuvent le plan antipollution
Les constructeurs d'automobiles français ont salué, le 10 février, le plan de la maire de Paris, Anne Hidalgo, pour lutter contre la pollution de l'air, estimant qu'il apportait une réponse « appropriée » à ce problème.
« Les constructeurs français considèrent que les mesures annoncées par la mairie de Paris apportent une réponse appropriée aux enjeux de qualité de l'air, car elles limitent la circulation des véhicules les plus polluants en commençant par les véhicules légers antérieurs à 1997 et les véhicules lourds d'avant 2001 », a indiqué le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA).
Paris : les consignes Pick-up Store ouvrent une troisième boutique gare Saint-Lazare
Après les Pick-up store des gares d’Ermont-Eaubonne, et d’Evry, la Poste a ouvert, le 19 février, à la gare de Paris-Saint-Lazare, sa troisième boutique permettant aux voyageurs de retirer des colis et de faire quelques achats.
Le groupe La Poste, qui veut diversifier ses activités, prévoit d’installer 500 consignes Pick-up dans les grandes villes de France d'ici 2015, et 1000 d'ici à la fin 2016.
Pour l’instant, on compte 110 Pickup Station (consignes automatiques pour le retrait de colis) installées dans les gares SNCF d'Ile-de-France et dans des centres commerciaux du groupe immobilier Klépierre.

Carcassonne achète le système d’aide à l’exploitation d’Ineo Systrans
Pour gérer son réseau de bus, l'agglomération Carcassonne a retenu le Système d'aide à l'exploitation et d'information des voyageurs (SAEIV) Navineo d’Ineo Systrans, une filiale de Cofely Ineo (groupe GDF Suez)…. …Le SAEIV Navineo va permettre de suivre les déplacements en temps réels des bus grâce à leur géolocalisation. Navineo contribuera notamment à améliorer la ponctualité aux arrêts et à produire des indicateurs de qualité de service, explique l'agglo. A bord des bus, le système permettra également de diffuser, des informations sonores et visuelles, notamment les arrêts. Des bornes installées aux principaux arrêts afficheront le temps d’attente.
L’agglomération, qui exploite le réseau en régie, a fait l’acquisition du SAEIV, à travers la Centrale d'achat des transports publics (CATP), développée par Agir, le groupement des réseaux indépendants, mais dont les produits mais aussi les services sont ouverts à toutes les collectivités.
Paris : Anne Hidalgo demande que le métro circule la nuit
La maire de Paris a de nouveau souhaité que le métro parisien circule la nuit, au cours d’une interview sur le plateau de RMC et BFMTV, le 10 février.
Tout en précisant que « ce n’est pas la Ville qui en décide, mais la RATP », la maire a rappelé qu’elle avait « demandé à la RATP et au président de la Région Ile de France, de permettre de gagner chaque année une heure ». Le service fonctionne actuellement jusqu’à 2h du matin les vendredis et les samedis. « On ne m’a pas encore dit oui. Mais pour être pragmatique, j’ai demandé qu’on démarre sur les lignes de métros qui sont automatiques […] la 1 et la 14 »

Pour ses trois ans, Autolib’ crée son club
Il y a tout juste trois ans que les premières Bluecars de Bolloré branchées à leurs stations Autolib’ partaient à la conquête… des rues parisiennes. Le PDG du groupe, Vincent Bolloré, en a profité pour se féliciter devant la presse d’« un service qui fait l'unanimité en terme commercial »et d’« un succès technologique ». Avec ses 70 000 abonnés à l’année – et 200 000 en tout depuis le lancement – le service frôle l’équilibre. Il lui en faudrait 80 à 82 000.
C’est le moment que le groupe a choisi pour lancer un club à destination de ces utilisateurs les plus fidèles. « Hébergé par un réseau social privé, le club Autolib’ a pour but de nous signaler les anomalies sur les véhicules et de participer à l’équilibrage des stations »,a précisé Vincent Bolloré. Les utilisateurs réaliseront un état des lieux du véhicule, en particulier sur la propreté qui pose vraiment problème. « Une fois qu’un utilisateur aura reçu 50 signalements », il sera rappelé à l'ordre, a-t-il expliqué-t-il pour que « le service soit exemplaire ».Ceux qui accepteront de rendre les voitures dans les stations vides entre 18 et 22 heures se verront également gratifiés de points échangeables en cadeaux ou argent (200 points = 10 €).
Présent sur 71 communes, le service de véhicules partagés francilien enregistre en moyenne 14 000 locations chaque jour. Plus de 73 millions de kilomètres ont été parcourus depuis 2011. D’après une enquête CSA, en deux ans, ce sont 17 000 voitures individuelles qui ont été revendues ou non achetées grâce à Autolib. Une extrapolation porte ce chiffre à 28 000 au bout de cinq ans. L’heure est maintenant de passer à la couleur pour les petites voitures en alu. C’est en tout ce que souhaite le syndicat mixte Autolib’ (SMA) qui apprécie le rouge des Utilib’, les utilitaires lancés en décembre dernier. Au lancement, « ça faisait écolo de ne pas les peindre et ça coûtait moins cher car personne n’était sûr que ça allait marcher », a avoué Vincent Bolloré.
Si Autolib’ doit encore se développer en Ile-de-France, avec 1100 stations, 6600 bornes de recharge et 3500 Bluecar, contre respectivement 900, 4700 et 2900 aujourd’hui, si les Bluecars ont aussi conquis Lyon et Bordeaux, c’est maintenant à l’international que sont les plus belles perspectives pour ce véhicule électrique en libre-service. « En 2015 on fait Londres et Indianapolis et on se réserve en 2016 pour Singapour et Los Angeles », a rappelé le PDG du groupe exploitant Autolib'.
Il estime en effet avoir « la capacité humaine de faire deux villes par an ». Sans préciser si le modèle économique sera le même que dans la capitale française. Pour développer ces véhicules dont la force réside surtout dans leur batterie lithium métal polymère (LMP), le groupe familial a investi 3 milliards d'euros. Une batterie dont les capacités de stockage ne s’amenuisent pas au fil des mois, qui lui a permis de décliner ce qu’il appelle des Blue solutions, avec le Bluebus, le Bluetram, le Blueboat ou la bluezone, du stockage d’électricité dans les batteries LMP installées en Afrique. Les Blue solutions étant « cotées à 1 milliard d’euros, on est au tiers du remboursement de la valeur investie. Pour vraiment réussir, il faut 8 à 10 ans,a encore dit le PDG adepte des bons mots. Nous ne sommes pas ruinés, mais on fait tout pour ! »
Cécile NANGERONI
Keolis cumule les pénalités à Boston
Trains en retard, problèmes de propreté, absence de personnel Ce sont quelques-uns des reproches formulés par l’autorité organisatrice MBTA (Massachussetts Bay Transportation Authority)
à son nouvel exploitant des trains de banlieue de Boston, Keolis Commuter Services, une co-entreprise réunissant Keolis (60 %) et sa maison-mère la SNCF (40 %). Conséquence pour le groupe français : 2,4 millions de dollars de pénalités cumulées depuis juillet, date du démarrage de son activité, selon le Boston Globe du 23 janvier dernier. Environ la moitié du montant concernerait des retards de trains durant les mois d’octobre, novembre et décembre.
Globalement, la ponctualité se serait détériorée ces derniers mois, même si le taux (89,2 %) était un peu meilleur en décembre qu’un an auparavant, toujours selon la presse américaine. Certains observateurs aux Etats-Unis font toutefois valoir, pour la défense de Keolis, que le matériel roulant, en particulier les locomotives vieillissantes, pourrait en partie expliquer les difficultés. L’autorité organisatrice a décidé d’investir 250 millions de dollars dans l’achat de nouvelles locomotives qui devraient prochainement arriver sur le réseau, rappelle de son côté Keolis.
Cela dit, l’ex-exploitant, Transdev, qui s’était fait chasser des terres bostoniennes par Keolis au terme d’une lutte sans merci, avait prévenu : le contrat signé par son concurrent, pour 8 ans, d’un montant total de 2,64 milliards de $, serait particulièrement difficile à tenir. Ses engagements sur la ponctualité –et donc le bonus-malus qui en découle – étant supérieurs à ceux du sortant : 99 % de trains à l’heure contre 95 % auparavant.
« Les pénalités font partie du contrat, comme c’est le cas de tous les contrats que nous signons avec les collectivités. Nous ne sommes pas satisfaits lorsque nous en avons. Mais elles ont un but ; elles sont incitatives et nous poussent à améliorer nos performances », commente Bernard Tabary, le directeur international de Keolis, interrogé par VR&T. « Le contrat actuel a un plafond de pénalités quatre fois plus élevé que le précédent contrat », ajoute-t-il. Selon lui, Keolis a déjà abaissé de moitié, en décembre, le niveau de pénalités comparé à octobre et novembre.
Par ailleurs, la fréquentation du réseau, qui était en baisse de 10 % sur les dix dernières années, a repris une tendance ascendante de + 3 % depuis juillet, alors, affirme-t-il, « qu’on observe une baisse importante du prix de l’essence ». Keolis a nettoyé plus de 400 voitures « de fond en comble et les a remises à neuf , à la grande satisfaction des clients», poursuit Bernard Tabary. Avant de conclure : « Nos objectifs sont ambitieux, nous avons l’intention de les atteindre mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain ».
Eole : Paris joue cavalier seul
« Une inquiétude vient de la Ville de Paris et de sa volonté ou non de financer le projet ». Pierre Serne…
vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, chargé des transports et des mobilités, s’impatiente. Le prolongement d’Eole à l’ouest, qui doit coûter en tout 3,3 milliards d’euros, est inscrit dans le projet de contrat de plan Etat Région 2015 – 2020 pour 1,75 milliard. C’est le plus gros poste, et de loin, de ce projet de CPER qui prévoit 7,5 milliards d’euros pour son volet mobilité et qui doit être présenté les 12 et 13 février à l’assemblée plénière du Conseil régional. Or, à propos de ce prolongement, une rumeur insistante veut que s’impose un phasage à l’envers. Au lieu d’ouvrir comme prévu en 2020 le tunnel de Saint-Lazare à Nanterre – La Folie puis, dans la continuité, de livrer en 2022 la ligne rénovée jusqu’au Mantois, on serait amené, faute de financements, à rénover pour commencer la ligne classique de Mantes à Nanterre et à remettre le tunnel à plus tard. Hypothèse aberrante. Le prolongement d’Eole est en grande partie destiné à soulager la ligne A du RER, ce qui fait du tunnel Haussmann-Saint-Lazare — Nanterre une priorité. Cette hypothèse est cependant suffisamment prise au sérieux pour que la SNCF (selon une information de Mobilettre qui nous a été confirmée) propose de faire la trésorerie du projet et de boucler le financement, à condition que Bercy donne son feu vert. Il s’agirait d’avancer la part attendue de la mairie de Paris. Alors que les autres conseils généraux, Hauts-de-Seine et Yvelines, sont prêts à contribuer au financement, l’attentisme de Paris sur le sujet met à mal le projet. C’est d’ailleurs la mairie de Paris, peu pressée d’être sollicitée, qui aurait proposé de commencer le prolongement par l’ouest avant d’en venir au cœur du projet. Autre suggestion parisienne, selon nos informations : ne pas réaliser tout de suite la coûteuse gare de la Porte Maillot, et se contenter d’en réserver l’emplacement, au grand dam de la maire UMP du 17e, Brigitte Kuster.
Phasages de la ligne, reports de la gare, deux propositions très discutables qui se traduisent par des complications et des surcoûts. Alors que tout le monde s’accorde sur les deux absolues priorités que sont le prolongement de la ligne 14 au nord et du RER E à l’ouest, l’une pour soulager la 13 qui n’en peut plus, l’autre pour redonner de l’air à la ligne A du RER, la réticence de Paris surprend. Le cabinet de Christophe Najdovski, adjoint au maire chargé des transports et des déplacements, n’a pour l’instant pas répondu à nos questions. Le conseil régional compte toujours signer la convention de financement cet été. Une convention unique pour les deux phases. Il est grand temps. On espérait d’abord boucler ce financement au premier semestre 2014. La direction du projet Eole doit présenter au Stif en juin un avant-projet modifié. Les appels d’offre pour l’infrastructure sont en cours. Et, en mars doivent être attribués les lots de génie civil.
La DB perd le RER de Nuremberg
Coup de théâtre en Bavière. Pour la première fois, DB Regio, filiale de la DB spécialisée dans les trains régionaux ou de banlieue, perd
un réseau majeur de S-Bahn : celui desservant Nuremberg et ses environs. Le groupe britannique National Express a remporté le contrat portant d’exploitation de cinq lignes desservant le bassin de Nuremberg (un million et demi d’habitants) pendant 12 ans à partir de décembre 2018. Soit un chiffre d’affaires total de 1,4 milliard d’euros sur la période. Ce réseau de S-Bahn (appellation allemande des réseaux ferrés urbains et suburbains type RER) transporte quelque 20 millions de voyageurs par an. C’est le premier réseau perdu par DB Regio dans une grande ville allemande depuis l’ouverture à la concurrence, à l’exception d’une petite ligne à Brême. Dans les trains régionaux, type TER, la filiale de l’opérateur historique allemand a déjà connu plusieurs revers, y compris face à National Express : ce dernier a remporté deux lignes en Rhénanie du Nord-Westphalie fin 2013. Ironie du sort : par le biais d’Arriva, la DB ne cesse de gagner du terrain sur le réseau ferré britannique, où National Express, spécialiste de l’autocar diversifié dans le train, est en mauvaise posture. Et c’est sur les lignes desservant le berceau du réseau ferré allemand que le groupe britannique prend sa revanche.