Auteur/autrice : admin_lvdr

  • SNCF. Marine et rouge : la nouvelle tenue des cheminots

    SNCF. Marine et rouge : la nouvelle tenue des cheminots

    La SNCF déploie les nouvelles tenues produites par Armor Lux destinées à ses 31 000 agents en contact avec le public : personnels de l’accueil, de la vente et des trains… Depuis 2012, un panel de cheminots a été associé à l’élaboration de la ligne qui répond à un souci d’unité de l’image commerciale de l’entreprise.

  • Eurotunnel commande trois nouvelles navettes pour camions

    Le groupe Eurotunnel, exploitant du tunnel sous la Manche, a annoncé, le 13 janvier, la commande pour environ 40 millions d'euros de trois nouvelles navettes de transport de camions, ce qui devrait lui permettre d'augmenter sa capacité de 20% dans ce secteur. 

    Avec ces trois navettes supplémentaires, qui viennent s'ajouter aux 15 existantes, l'exploitant du tunnel sous la Manche espère transporter 2 millions de poids lourds par an en 2020 et passer à une fréquence, en période de pointe, de 8 départs par heure contre 6 actuellement.

    Construites par la société allemande WBN Waggonbau Niesky GmbH, ces nouvelles navettes seront longues de 800 mètres, comporteront 32 wagons de transport, 3 wagons de chargement ainsi qu'un wagon dédié au transport des chauffeurs de camion. Leur livraison est prévue de fin 2016 à 2017.

    « Cette commande de navettes s'accompagne d'un programme d'investissement d'extension des terminaux d'Eurotunnel à Coquelles et Folkestone pour un montant de 30 millions d'euros afin d'assurer la fluidité du trafic sur le site d'Eurotunnel », ajoute le groupe.  

     

     

     

     

  • Washington : un dégagement de fumée fait un mort et 84 blessés

    Un puissant arc électrique suivi d’un dégagement de fumée très épaisse (phénomène d’ionisation) à l’intérieur d’un tunnel d’une ligne de métro de Washington, la capitale des Etats-Unis, serait à l’origine du décès d’une personne et de 84 blessés, à l’heure de pointe matinale, le 12 janvier, dans la station Enfant Plaza, en plein centre-ville, où se croisent pas moins de cinq lignes de métro. 

    La station a été temporairement fermée, avant de rouvrir partiellement. Et deux des six lignes du réseau ont été complètement interrompues durant plusieurs heures. 

     

  • Brésil : la dernière rame du métro est livrée à Porto Alegre

    Brésil : la dernière rame du métro est livrée à Porto Alegre

    Suite au contrat signé en 2012, Alstom vient de livrer le dernier des 15 métros de type Metropolis à Empresa de Trens Urbanos de Porto Alegre (Trensurb), qui gère le réseau de  Porto Alegre, au Brésil… Construit dans l'usine d'Alstom Transport à Lapa, Sao Paulo, ce nouveau métro pourra transporter près de mille voyageurs. Une fois en service commercial, le métro contribuera à l'amélioration de la mobilité urbaine dans la ville de Porto Alegre, dans le sud du Brésil.

  • Londres : grève dans les bus

    Près de 27 000 chauffeurs de bus londoniens, salariés de 18 compagnies différentes, ont été appelés à débrayer pour 24 heures par le syndicat Unite afin de dénoncer l'absence d'une grille salariale claire et conventionnée. 

    Selon le syndicat, il existe jusqu'à 80 taux salariaux horaires différents pour des employés effectuant le même travail et partageant souvent les mêmes lignes. 

    Le maire conservateur de Londres, Boris Johnson, a vertement critiqué la grève qui serait, selon lui, l'oeuvre d'une minorité, puisque « seuls 15,8% » des chauffeurs de bus avaient voté en faveur de cette action. 

    Le week-end dernier, les conservateurs avaient indiqué qu'ils allaient, s'ils remportaient les législatives de mai, imposer un seuil minimum de 40% d'avis favorables pour lancer un appel à la grève dans des services publics comme l'éducation, la santé et les transports. 

    Environ 6,5 millions de voyageurs empruntent chaque jour les bus de Londres. 

     

  • Marseille : grève des bus et du tramway aux heures de pointe

    Une grève des transports a démarré à Marseille, le 13 janvier au matin, perturbant aux heures de pointe le trafic des bus et des tramways. La CGT, Sud, et la Fédération nationale des chauffeurs routiers (FNCR), ont appelé à la grève, alternativement, entre 7h30 et 8h25 un jour et entre 17h00 et 17h55 le lendemain, pendant cinq mois, pour protester contre une modification de leur période de congés.  

    Selon la direction, à 7h30 le 13 janvier, entre 58% et 92% du service bus étaient assuré selon les dépôts, et 71% du service tramway. Le métro n'est pas touché par le mouvement. 

     

  • Liaison Express Roissy : le gouvernement pourra légiférer par ordonnances

    En vertu d'un amendement qu'il a fait adopter, le 12 janvier, par la commission spéciale sur le projet de loi Macron, le gouvernement pourra légiférer par ordonnances. Cette décision concerne des projets qui visent « à soutenir le développement économique durable de notre pays », comme celui de CDG Express. 

    « Une habilitation du gouvernement à légiférer par ordonnance permettra, après obtention de l'avis de la Commission européenne, d'adopter rapidement l'ordonnance qui mettra en oeuvre ces nouvelles modalités de réalisation de CDG Express dans un calendrier contraint guidé par des échéances à caractère international (en cas de candidature à l'organisation de Jeux olympiques ou d'une exposition universelle) », selon le gouvernement. 

    Evoqué dès 1998, CDG Express avait été déclaré d'utilité publique, en 2008, puis attribué en concession à Vinci, avant d’être abandonné fin 2011 faute de financements. Le gouvernement Ayrault avait relancé le projet en janvier 2014, et Manuel Valls avait nommé en novembre 2014 un coordonnateur interministériel, avec l'objectif d'une mise en service en 2023 au plus tard. 

     

  • Vigipirate : Les cheminots mobilisés

    Vigipirate : Les cheminots mobilisés

    Vigipirate n’était passé jusqu’ici au niveau « Alerte attentats » qu’une seule fois avant les tueries à Charlie Hebdo et porte de Vincennes à Paris. C’était en mars 2012. Pour la région Midi-Pyrénées lors du massacre perpétré par Mohamed Merah à Toulouse et Montauban qui avait fait sept morts dont deux enfants… Porté à son niveau maximum en Île-de-France aussitôt connu le massacre à Charlie Hebdo, avant d’être étendu à la Picardie lors de la cavale des deux frères Kouachi, le plan, qui reste en vigueur au niveau « Vigilance » sur tout le reste du territoire national, était encore renforcé par des effectifs militaires supplémentaires, annoncés par Manuel Valls le 12 janvier au lendemain de la grande marche républicaine. Soit un total inédit de près de 10 000 militaires ajoutés à plus de 4 000 gendarmes et CRS déployés dont les transports bénéficient largement. Sans que l’État n’en fournisse le détail pour des raisons de confidentialité défense tandis que se poursuivaient les investigations à la recherche de complices.

    En Île-de-France, les mesures du plan sont mises en œuvre par les services de la préfecture de police avec le soutien de l’armée et des agents de la Suge pour la SNCF et du GPSR (Groupe de protection et de sécurisation du réseau) pour la RATP. Ceci conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur, transmises via le ministère des Transports.

    Le passage au niveau « Alerte attentats » signifie, outre la présence renforcée des forces de l’ordre et des militaires dans les gares et les stations de RER et de métro, l’activation de cellules de crise à la fois dans les services de l’État et chez les gestionnaires d’infrastructures et les opérateurs de transports. Les capacités d’intervention sont en alerte et les contrôles de personnes renforcés avec diffusion de messages mis à jour à l’intention du public.

    À la SNCF, Vigipirate est un dispositif à trois niveaux. Une organisation précise définie par un Plan sûreté opérateur mobilise les 3 200 agents de la direction de la sûreté. Cinq responsables sûreté d’activité (RSA) agissent au niveau des activités (Voyages, Gares & Connexions, Traction, Matériel, Infra…). Vingt délégués sûreté produit (DSP) mettent en œuvre les mesures les TER et les Intercités. Et 200 délégués sûreté d’établissement assurent cette mise en place à l’échelle locale.

    Les dirigeants de proximité (DPX) font le relais au quotidien avec les cheminots au travail. Des personnels de sûreté des entreprises que le Stif, réuni en conseil extraordinaire le 12 janvier, tenait à saluer. Agents et voyageurs déployant une vigilance accrue, ils doivent faire face à une multiplication des signalements de colis suspects, de bagages abandonnés ou d’alertes nécessitant parfois évacuation et intervention des services de déminage dans les trains et en gare.

     

     

  • Grenoble : la maîtrise d’œuvre de l’extension du tram A confiée Ingerop

    La société d’ingénierie, Ingérop, s’est vu confier par le Syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération grenobloise (SMTC), la maîtrise d’oeuvre complète de l’extension de la ligne A du tramway vers Pont-de-Claix au sud de l’agglomération. 

    Le prolongement de la ligne A s’étend sur 1 km et reliera le terminal sud actuel, Echirolles Denis Papin, à la commune de Pont-de-Claix vise à desservir des espaces fortement fréquentés au sud de l’agglomération. Les quartiers riverains, en cours de renouvellement pour certains, seront ainsi consolidés par l’émergence d’un nouveau pôle de vie. 

    Ce contrat, d’1,1 million d’euros, s’accompagne de la signature de l’accord-cadre de maîtrise d’oeuvre de renouvellement urbain de la ville de Pont-de-Claix (150 000 m2 en cinq sites d’une trentaine d’hectares) pour un contrat d’un montant de 800000 €. 

    Ingérop est présent à Grenoble depuis 30 ans. Le Groupe a travaillé, dès 1984, pour la ligne A du tramway et pour le prolongement de la ligne B sur la presqu’île scientifique de Grenoble, inaugurée en septembre 2014.  

  • Document exclusif. 750 millions de commandes en 2019 selon Pepy

    Guillaume Pepy réplique. La FIF (Fédération des industries ferroviaires), Syntec-Ingénierie et la FIM (Fédération des industries mécaniques) ont alerté ensemble…  

    début décembre  sur les risques très graves encourus par la filière ferroviaire du fait de la chute de l’activité. Le président du directoire de la SNCF a adressé le 9 décembre à Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports, une « Note sur le plan de charge matériel de la filière ferroviaire », faisant le point sur les commandes de l’entreprise publique. Courrier que VR&T s’est procuré.

    Dans sa note Guillaume Pepy rappelle que selon le comité stratégique de filière ferroviaire du 19 novembre, les industriels redoutent une baisse d’activités, de 1,4 Md € en 2013 à 300 M€ en 2018, et une absence de visibilité sur tous les segments dépendant de la SNCF.

    De fait, pour Guillaume Pepy, « une période de forte activité s’achève ». Période de dix ans, avec une moyenne annuelle de 1,3 Md€ par an, qui  correspond à « un renouvellement quasi intégral du parc des trains régionaux d’une part, porté par une croissance importante du trafic, à la poursuite du développement du réseau TGV d’autre part, et enfin au renouvellement du matériel francilien en région parisienne (Bombardier) » là aussi dans un contexte de croissance .

    Mais, aujourd’hui, 90% des matériels régionaux seront « neufs ou renouvelés fin 2016» Parallèlement, à cet effet de cycle, l’apparition de nouvelles concurrences (co-voiturage déjà là, autocar en vue) conduisent à réviser à la baisse les estimations sur le trafic voyageur. Les nouvelles concurrences  « menacent l’équilibre économique de l’activité ferroviaire par ailleurs affectée par la hausse des péages". De plus, la baisse des capacités de financement de l’Etat ou des régions pèserait « sur de nouvelles commandes, si elles étaient nécessaires». Quant au trafic fret, s’il reprend, assure Guillaume Pepy, 100% des locomotives sont neuves.

    Aussi, pour le président de la SNCF, la « situation est en ligne avec la vision exprimée par la FIF » même s’il rappelle qu’il faut ajouter aux 300 M€ de commandes le volume  de la RATP ou la part de maintenance de la SNCF, qui se monte à 600 M€

    Cependant, plaide Guillaume Pepy, « la situation ne peut se limiter aux commandes fermes ».« Nous devons nous projeter en considérant tout ou partie des nouveaux programmes en cours d’instruction », projection à  conduire « avec prudence ».

    Trois points sont mentionnés par Guillaume Pepy.

    Le renouvellement des trains Intercités, en complément des rames Regiolis déjà commandées, qui pourrait porter sur 60 à 90 rames, « avec des livraisons prévues plus tardivement entre 2022 et 2025 ». Sur ce point, tout dépend de l’Etat,  autorité organisatrice de ce trafic.

    Autre sujet, le RER 2N NG, avec « 70 rames livrées à partir de 2019, options  non comprises, indispensable pour le projet Eole ».

    L’activité TGV est, de plus, « confirmée au delà du carnet de commandes d’une dizaine de rames s’achevant en 2019 », avec le programme TGV du futur.

    Ce scénario, « le plus probable » conduit à un volume de commandes de 750 millions d’euros en 2019. Beaucoup plus que les 300 millions actuellement enregistrés. Mais seulement un peu plus de la moitié du volume actuel… La chute, même un peu amortie par des commandes à venir, reste donc très forte, et Guillaume Pepy invite la filière, d’une part à de sérieux efforts de productivité, d’autre part à travailler à la standardisation des produits, le double effort permettant d’être plus fort sur les marchés étrangers qui apparaissent comme une plance de salut.

    Les industriels n’ont pas réagi à ce courrier. Ils ont demandé, sans succès jusqu’à présent, à être entendus par Emmanuel Macron, ministre de l’Economie et de l’Industrie. Ils doivent être prochainement reçus par Alain Vidalies. Malgré la réalité de la crise et des nouvelles concurrences, ils pourraient bien s’étonner auprès de lui de l’écart entre les futures commandes aujourd’hui envisagées et la perspective tracée dans la foulée du Grenelle de l’Environnement, quand la SNCF prévoyait un quadruplement du trafic régional entre 2008 et 2030, ou quand l’Etat estimait à 3,5Md€ le besoin de renouvellement du parc Corail pour les TET.  S’agissant du matériel TER, une partie du le problème vient selon eux de l’ingénierie financière et de l’inflation ferroviaire

    Ils jugent aussi que les besoins en matériel neuf en Ile-de-France ne se résument pas au RER 2N NG, et qu’un parc ancien  (VB2N, Automotrices 6400, Z2N) est encore important avec des matériels de 30 voire de 40 ans d’âge

    Ils espèrent la définition rapide du cahier des charges du TGV du futur, espèrent pour mieux répliquer à la libéralisation des autocars la mise en place d’une expérimentation de la concurrence dans les TET, afin de relancer l’activité sur ce segment. Ils escompent enfin une accélération de la mise en œvre du Grand plan de modernisation du réseau.

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