Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Eurotunnel : record de fréquentation du Shuttle pendant les fêtes

    Le groupe Eurotunnel, exploitant du tunnel sous la Manche, a annoncé, le 8 janvier, que le transport ferroviaire de véhicules avait atteint un niveau record pendant les fêtes de fin d'année 2014. Entre le 19 décembre et le 4 janvier, la navette ferroviaire d'Eurotunnel, le Shuttle, a transporté très exactement 217.791 voitures, deux-roues et poids lourds, soit « le plus grand nombre de véhicules jamais chargés dans l'histoire du groupe », indique l'entreprise dans un communiqué, ajoutant que « près de 600.000 passagers ont voyagé sur cette période ».

    Le nombre de voitures transportées a dépassé de 8% le précédent record historique, établi à 175.821 unités transportées durant ces 17 jours.

    Le trafic de camions dans le sens Calais (France) – Folkestone (Angleterre) a été « le plus intense » enregistré « à période comparable », avec 25.253 poids lourds transportés entre le 15 et le 28 décembre. Et un nouveau record de trafic journalier a été atteint le 19 décembre, avec 19.038 véhicules transportés dans les deux sens. 

     

     

     

     

  • MAN table sur une croissance de 20 % des ventes de bus en 2015

    Le fabricant de bus et poids lourds MAN, qui appartient au groupe Volkswagen, a réalisé, en 2014, un chiffre d’affaires de 489,8 millions d’euros sur le territoire français, et table pour 2015 sur une croissance de 20 %.

    MAN Truck & Bus France indique avoir réalisé en 2014, sur le marché des bus et autocars, « une part de marché de 4,9 % sur un volume de 4 950 unités ».

    « En 2015, sur un marché estimé à plus de 6.000 unités, MAN Truck & Bus France se fixe un objectif de 7% », poursuit le fabricant.

    Le développement du marché des bus urbains hybrides et gaz, et l’obligation de la ceinture de sécurité dans les autocars scolaires à partir du 1er septembre, devraient permettre au constructeur d’atteindre cet objectif. Par ailleurs, la loi Macron, qui prévoit la libéralisation du marché de l’autocar, « devrait nous permettre d’avoir un effet très positif sur le marché des cars de ligne », a détaillé le directeur général de MAN Truck & Bus France, Jean-Yves Kerbrat.

     

  • Paris : trafic RATP interrompu à midi

    La RATP va interrompre son trafic, le 8 janvier à 12 h, « sur l'ensemble des réseaux de bus, métro, tramway et RER », durant une minute, « pour rendre hommage aux victimes » de l'attentat contre Charlie Hebdo. 

    « Des messages seront diffusés toute la matinée, par annonces sonores et par voie d'affichage, sur l'ensemble du réseau » pour avertir les voyageurs de cette interruption de trafic décidée afin de « respecter une minute de silence », a annoncé la RATP. 

  • Fret : Axéréal sollicité pour racheter des sections de lignes secondaires

    La coopérative agricole Axéréal, premier collecteur de grains en France, a été « sollicitée par RFF pour racheter des parties de lignes +capillaires+ », a expliqué Jean-François Loiseau, président d'Axéréal, le 8 janvier. Etant donné l'état actuel du réseau secondaire, « nous avons des difficultés pour charger des trains et les emmener chez les clients. Le schéma est perturbé », a ajouté Jean-François Loiseau. 

    L'entreprise charge chaque jour dix trains, un bateau et déplace 1.300 containers.

    Axéréal collecte cinq millions de tonnes de grains par an auprès de 13.000 agriculteurs, principalement dans le centre de la France, et en commercialise huit millions, dont une grande partie à l'étranger. 

    « On va devoir investir, ce sont des millions d'euros de coûts en perspective », car depuis des années « l'Etat a privilégié le TGV et n'a pas mis un euro sur les lignes utilisées pour charger du blé ou du bois » a estimé le dirigeant, soulignant que d'autres groupes du secteur étaient dans la même situation. 

    Fin décembre, le secrétaire d'Etat en charge des Transports, à l'époque Alain Vidalies, avait souhaité que l'entretien des lignes locales de fret ferroviaire soit financé à l'avenir par les entreprises concernées et par certaines collectivités territoriales, notamment les régions. 

  • Fret : trafic en baisse de 31 % en France et en hausse de 43 % en Allemagne

    Entre 2003 et 2013, le trafic de fret ferroviaire a chuté de 31% en France, de 6,4% en Italie, mais a augmenté de 43% en Allemagne et de 15% au Royaume-Uni, selon des données publiées par l'Association française du rail (Afra).

    En France, 32 milliards de tonnes-kilomètres –unité correspondant au déplacement d'une tonne de marchandises sur un kilomètre– ont été transportées par le rail en 2013, soit une chute de 31% par rapport à 2003, selon l'Afra, qui regroupe des entreprises privées de transport ferroviaire, et cite des chiffres d'Eurostat.

    En Italie, où le trafic a baissé de 6,4% sur cette période, 19 milliards de tonnes-kilomètres ont été transportées en 2013. Mais au Royaume-Uni, ce sont 21,5 milliards de tonnes-kilomètres qui ont transité par train en 2013, en hausse de 15%, tandis que l'Allemagne reste le meilleur élève, avec 112,6 milliards de tonnes-kilomètres en 2013, un bond de 43% par rapport à 2003.

    L'Afra fait encore état d'une « part modale du rail (qui) progresse en Europe mais décline en France », où elle est passée de 18,1% à 14% entre 2003 et 2013.

    Selon l'Afra, dans sa lettre interne, « les nouveaux opérateurs (compagnies privées de fret, ndlr) enrayent la baisse du trafic ». 

  • Mexique : une entreprise chinoise à nouveau candidate à la construction du TGV

    Le groupe China Railway Construction participera au nouvel appel d’offres, qui devrait être lancé, le 14 janvier, pour la première ligne TGV du Mexique, longue de 210 km entre Mexico et Queretaro. 

    L’entreprise chinoise, à la tête d’un consortium associant quatre sociétés mexicaines et une française, Systra, filiale de la SNCF et de la RATP, avait remporté, le 3 novembre, le premier appel d’offres, lancé le 15 août, avant d’être annulé par le gouvernement mexicain. En effet, seize entreprises mondiales du secteur ferroviaire, dont Alstom, Bombardier, Mitsubishi ou Siemens avaient renoncé à présenter leur offre à la date butoir du 15 octobre en raison de la brièveté des délais. Le président mexicain a demandé que le nouvel appel d’offres dure six mois. 

    Le contrat était, selon le premier appel d’offres, d'une valeur de 3 milliards d'euros,  incluant la construction de la voie ferrée, l'achat d'équipements et de voitures, ainsi que l'entretien du train. 

  • Réforme ferroviaire : ni CFDT ni UNSA à la manifestation CGT fin janvier

    Les syndicats Unsa et CFDT de la SNCF ont décliné l'appel à manifester le 29 janvier lancé par la CGT-Cheminots, premier syndicat du groupe, contre la mise en oeuvre de la réforme ferroviaire. SUD-rail, troisième syndicat représentatif de l'entreprise, annoncera sa décision le 8 janvier. 

    L'Unsa-cheminots, deuxième organisation à la SNCF, a décidé de ne pas participer car « la loi a été votée » et même si elle laisse en suspend la question du financement du ferroviaire, le syndicat estime qu'il y a « trop de tensions sur le terrain entre les syndicats ». 

    De son côté, la CFDT-Cheminots, qui dès le départ avait soutenu la réforme, explique sans surprise dans un communiqué qu'elle ne sera pas non plus de cette action « visant encore et toujours le retrait de cette réforme votée par la représentation nationale ».

  • Ratp : Marie-Claude Dupuis nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus

    Ratp : Marie-Claude Dupuis nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus

    Marie-Claude Dupuis est nommée Directrice du Département Matériel Roulant Bus, à compter du 1er janvier 2015, succédant à Laurent Méret, qui a fait valoir ses droits à la retraite.

     

     

    Diplômée de l’Ecole Polytechnique, Ingénieur Général des Mines, Marie-Claude Dupuis a été successivement, de 1988 à 1992, Chef de la Division Installations Nucléaires au sein de la DRIRE Centre, puis de 1992 à 1994, Chef de bureau normalisation et des affaires internationales au sein du Ministère chargé de l’Industrie, Direction Générale des stratégies industrielles.

    En 1994, elle devient responsable de la sous-direction de la qualité pour l’industriet de la normalisation, au sein de ce même Ministère. En 1998, elle est nommée Chef du service de l’Environnement Industriel au sein du Ministère chargé de l’Environnement, Direction de la Prévention des pollutions et des risques.

    En août 2005, elle est nommée Directrice générale de l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), poste qu’elle occupait avant de rejoindre la RATP.

     

    Marie-Claude Dupuis est Chevalier de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre National du Mérite.

  • SNCF : suppression de plus d’un millier d’emplois selon les syndicats en 2015

    Plus d’un millier de suppressions de postes à la SNCF est prévu dans le projet de budget 2015, ont annoncé des sources syndicales après le comité central d'entreprise qui s'est tenu le 5 janvier. Selon l'Unsa et la CFDT, les membres du CCE ont « voté unanimement contre » le projet de budget qui doit être soumis, le 8 janvier, au conseil d'administration. 

    Il s'agit du premier budget de la SNCF post-réforme ferroviaire. SNCF Mobilités, l'opérateur ferroviaire, et l'établissement de tête, perdront en 2015 environ 1.600 postes et SNCF Réseau, en charge de l'infrastructure, en gagnera 500. 

    Soit une balance négative d'environ 1.100 postes (- 0,7%) en effectifs budgétaires moyens nets (sur 148.985 temps plein budgétés estimés fin 2014). 

    En 2014, le budget tablait sur 1.400 suppressions de postes à sur l'année (900 en tenant compte des embauches d'emplois d'avenir). Les trois quarts (1.085) ont été réalisées, selon la dernière estimation. 

  • «La révolution des transports n’était pas prévisible il y a seulement trois ans»

    Pour Guillaume Pepy, désormais président du directoire de la  SNCF, les nouveaux usages de l’automobile, le développement du low cost aérien et celui du bus forcent à repenser les modèles…  

    Le train doit absolument baisser ses coûts pour rester dans le marché. Et le groupe SNCF, reconfiguré à la suite de la réforme ferroviaire, officiellement créé le 1er janvier 2015, a l’ambition de devenir la référence mondiale des mobilités. Entretien.

     

    La Vie du Rail : La nouvelle SNCF naît officiellement le 1er janvier 2015. Elle sera totalement opérationnelle en juillet. Que reste-t-il à faire d’ici là ?

    Guillaume Pepy : La bonne nouvelle, c’est la naissance du nouveau groupe le 1er janvier 2015. Je crois que l’on peut en tirer un sentiment de fierté collective. Et affirmer que, au-delà de la loi du 4 août 2014, cela a été possible grâce aux efforts et à l’engagement de tous les cheminots.

    Cela fait deux ans que la réforme est en marche. Les débats en interne ont été et sont nombreux car nous vivons un moment historique.Je relève aussi que la loi nous appelle maintenant SNCF et non plus Société nationale des chemins de fer. C’est un beau nom, qui claque bien, pour un grand champion industriel français, à l’image des EDF, Areva, Thales…

    SNCF, c’est un groupe ferroviaire, mais pas seulement car il couvre toutes les mobilités. Et c’est un groupe français qui a l’ambition d’être la référence mondiale des mobilités. Le ferroviaire et la France sont nos racines et nous ne l’oublions pas. Mais l’arbre et le feuillage montent au-delà.

    Depuis le vote de la loi, nous étions dans une phase de préfiguration de la nouvelle SNCF. Début janvier, nous entrerons dans une phase de mise en œuvre et après le 1er juillet 2015 nous serons en vitesse de croisière. Que reste-t-il à faire d’ici au 1er juillet ? Il faut mettre en place les nouveaux systèmes de gestion du personnel et de comptabilité, puisque 160 000 cheminots seront affectés aux trois Epic au 1er juillet 2015.

    Surtout, nous créons un opérateur de réseau qui va compter 50 000 personnes, et un opérateur de mobilité qui en comptera 200 000. C’est une énorme opération. Peu d’entreprises connaissent une telle transformation en si peu de temps. Qu’il y ait actuellement une période d’ajustement, des débats, c’est normal.

     

     

    LVDR. 10 000 personnes environ pour l’Établissement public de tête. Certes, il y a les effectifs de la Surveillance générale, mais n’est-ce pas énorme ?

    G. P. Il y aura 480 personnes pour les fonctions de pilotage économique, financier et social au sein de l’Epic SNCF. C’est le format normal d’une holding. Des centres de compétences auront une mission d’appui au pilotage. Cela représente 1 000 agents. Les centres de services, comme la paie, la comptabilité, les achats, les systèmes d’information compteront 2 600 personnes. La Suge quant à elle, regroupe 3 000 personnes, et il y a 2 000 agents médico-sociaux (médecins, infirmières, agents familles…).

     

    LVDR. Quel message souhaitez-vous faire passer à la commission sur l’avenir des TET, présidée par Philippe Duron, qui a été lancée par le gouvernement ?

    G. P. Nous croyons aux trains d’équilibre des territoires. Cependant, il faut clarifier les missions d’Intercités, trains rapides desservant les principales agglomérations sur les lignes classiques par rapport aux missions des TER.

    Et quand il n’y a pas suffisamment de trafics, il faut envisager d’utiliser un bus. C’est le cas sur Bordeaux – Lyon par exemple : il y a tellement de travaux sur cette liaison ferroviaire qu’à certaines heures, l’hypothèse d’un recours au bus doit être envisagée.Il y a dix ans, on disait que le train l’emporterait car on pensait que la voiture, c’était fini, et que l’avion était trop cher. Aujourd’hui, le train est confronté à de nouvelles formes de concurrence. La voiture s’est transformée non seulement technologiquement mais aussi et surtout dans ses usages : covoiturage, autopartage, libre service…

    Il faut aussi compter avec les bus et enfin avec les low cost aériens qui ont accaparé 50 % du marché aérien en France. Cette révolution n’était pas prévisible il y a seulement trois ans. Elle va faire baisser les prix. Nous disposons de trois atouts : les Français aiment le train, la SNCF a la capacité d’adaptation et elle a anticipé tous ces mouvements. Nous sommes dans toutes les mobilités.

     

    LVDR. Quelle est la position de SNCF dans le cadre des négociations sur un cadre social harmonisé ? Quelles sont vos marges de manœuvre ?

    G. P. La loi a fixé un objectif : un nouveau cadre social doit être élaboré en juillet 2016. Si nous n’y parvenons pas, le Parlement pourrait légiférer. D’ici cette date, trois textes seront élaborés : un décret ; une convention collective – il y en a plus de 600 en France – et enfin un accord d’entreprise marquant les spécificités de la SNCF. Nous avons décidé que nous discuterions parallèlement la convention collective et l’accord d’entreprise, et non pas des textes les uns à la suite des autres. À SNCF, nous avons lancé une démarche d’écoute et de dialogue avec les salariés sur cette question : elle démarre début 2015. C’est une démarche à l’intérieur de l’entreprise pour que les attentes, les craintes et les propositions des salariés puissent être débattues. Je vais faire un tour de France des régions pour lancer cette démarche.

     

    Retrouvez l'intégralité de l'interview dans le prochain numéro de Ville, Rail et Transports du 7 janvier.