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Auteur/autrice : admin_lvdr
L’aéroport de Nice desservi par un bus électrique très innovant
Le 7 novembre, Transdev, qui transporte les passagers entre les deux… terminaux et les parkings de l'aéroport de Nice a présenté, avec l'aéroport et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) le tout nouveau bus Watt System, conçu par l'équipementier PVI. Cette PME a mis au point une technique de recharge, souvent appelée biberonnage, qui est effectuée tout au long du trajet. A chaque arrêt, le bus branche automatiquement un bras extensible qui se connecte à un "totem"refermant des supercondensateurs afin de recharger ses propres supercondensateurs embarqués à bord, en 24 à 28 secondes (extension et rétractation du bras comprises). Grâce à ce système, l'autonomie du bus électrique est pratiquement illimitée, contrairement à un véhicule équipé de batteries classiques. A condition d'avoir une interstation maximale de 800 mètres, ce qui est dans la moyenne française.
Après plusieurs années de recherche, notamment pour mettre au point avec l'aide de Robosoft et MDO le bras extensible de recharge, PVI trouve enfin l'occasion de mettre à l'épeuve son bus Watt System avec le soutien de l'aéroport qui souhaitait poursuivre ses démarches en faveur de la mobilité durable. Les 5 bus de la navette entre les terminaux ont déjà des motorisations Euro VI.
Transdev, l'exploitant, va donc tester le Watt System dans les conditions réelles et recueillir des informations pour mieux connaître les capacités de ce bus électrique dans toutes les situations imaginables (recharge aléatoire pour cause d'arrêt non desservi, absence de recharge…). L'opérateur pourra ainsi pleinement jouer son rôle de prescripteur auprès des autorités organisatrices de transport qui pourraient être intéressées.
En janvier et jusqu'en juin, le démonstrateur sera inséré dans la flotte des véhicules thermiques afin d'enregistrer les réactions des passagers (le bus électrique est notamment plus silencieux qu'un bus thermique). Au second semestre, les résultats seront analysés, puis une étude de faisabilité menée, avant une éventuelle commercialisation (qui paraît d'ores et déjà acquise).
Sur ce marché de la recharge flash le long de la ligne, PVI n'est pas le seul. Les grands du secteur des transports s'intéressent aussi à cette option qui permet de renforcer l'autonomie des batteries, dont le poids est très élevé ce qui limite l'emport de passagers. Ainsi, Bombardier, avec son Primove, a fait le choix de la recharge par induction qui nécessite de gros travaux d'infrastructures et d'une sous-station en bout de ligne. Son système est déjà en service dans trois villes en Allemagne. De son côté, ABB et son projet Tosa se rapprochent plus de la solution de PVI mais avec une prise verticale plutôt qu'horizontale. Sans parler de Siemens et de son système de caténaire et de pantographe sur le toit du bus. Quant au projet Ellisup, mené par Iveco Bus avec l'Ademe et EDF, il est encore à l'état de projet. mais il est aussi plus novateur dans sa volonté de concevoir un véhicule totalement pensé, dès le départ, pour la traction électrique. PVI revendique une volonté de faire plus simple mais aussi plus éprouvé. Ce qui l'a conduit à équiper un 12 m, le bus « standard » qui représente 80 % des véhicules en service en France. Cette simplicité, on la constate également avec les totems qui équipent les arrêts. Préfabriqué, il ne nécessite que deux heures d’installations sur place et ne demande aucune infrastructures électriques lourdes pour alimenter les supercapicités.
Reste désormais à savoir quelle technique s'imposera à l'avenir comme standard.
Yann Goubin
L’ARAF donne un nouvel avis défavorable sur les gares
Pour la troisième fois consécutive, l'Autorité de régulation des activités ferroviaires a… donné le 7 novembre un avis défavorable sur le projet de document de référence des gares de voyageurs. L'ARAF affirme en effet avoir constaté que ce projet préparé par Gares & Connexions à l'attention des entreprises ferroviaires, qui doit décrire les conditions et les redevances d'accès aux prestations offertes en gare "répond encore insuffisamment aux exigences d'équité et de transparence prévues par la réglementation".
Le gendarme du ferroviaire estime notamment que Gares & Connexions devrait "moduler le montant de ses redevances selon le degré réel d’utilisation des installations". De plus, il juge que les critères de modulation de ces redevances ne sont pas clairement justifiés. Il demande donc "d’ouvrir sans délai une concertation avec les entreprises ferroviaires et les autorités organisatrices à cet effet".
Afin de mieux maîtriser les coûts, l'Autorité estime aussi que les redevances devraient intégrer des "objectifs de performance et de productivité". Enfin, l'Araf s'interroge sur les modalités de rétrocession des résultats des activités commerciales en gare (boutiques, restauration, bureaux). Selon elle, l’absence de contribution des gares Paris Saint – Lazare et Paris Austerlitz, paraît contradictoire avec les objectifs affichés par Gares & Connexions de valorisation commerciale des gares.
L'Araf attend maintenant de connaître les réactions de Gares & Connexions. La branche de la SNCF n'est pas près d'en finir avec ce dossier puisqu'elle attend aussi le verdict de l'Araf sur le différend qui l'oppose avec le Syndicat des transports d'Ile-de-France. Le Stif estime notamment que Gares & Connexions favorise les espaces dédiés aux grandes lignes au détriment de ceux des gares franciliennes. Verdict vers la fin novembre.64
C'est, en pourcentage, la réduction moyenne du budget mobilité dont ont bénéficié les 50 volontaires qui ont participé à la troisième édition de l'opération "L'agglo sans mon auto", qui s'est tenue pendant tout le mois d'octobre dans la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise… Soit en moyenne 91 euros d'économies pour chaque volontaire.
"Grâce à une application spécialement conçue, il a été possible de calculer l'impact engendré par l’utilisation d’autres modes de transports", racontent les promoteurs de l'opération dans un communiqué. Ils rappellent que "l'objectif de l'opération est de prouver que la voiture est aussi utilisée par méconnaissance de l'offre de transport alternative".
Parmi les impacts de cette opération, il apparaît que les émissions de C02 ont été diminués de 76 % par participant. En revanche, le temps de parcous moyen a augmenté mais "de façon marginale" selon l'agglo : 19 minutes supplémentaires par jour et par personne. "Certains participants ont d'ores et déjà confirmé qu'ils étaient désormais prêts à changer radicalement de modes de déplacements", se félicitent les promoteurs de l'opération.
Allemagne. Dix milliards d’euros d’investissements publics supplémentaires d’ici 2018
Le ministre allemand des Finances Schäuble a annoncé le 6 novembre qu'il prévoyait 10 milliards d'euros supplémentaires en investissements publics de l'Allemagne d'ici à 2018, y voyant une contribution au soutien à la croissance en Europe. Sous pression de ses partenaires internationaux pour stimuler davantage la croissance en Allemagne, alors que la conjoncture mondiale faiblit, Wolfgang Schäuble a décrit ce coup de pouce comme "une contribution substantielle aux 300 milliards d'euros (d'investissements supplémentaires) annoncés pour les prochaines années par le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et approuvés par les chefs d'Etat et de gouvernement européens".
Parmi les investissements prévus, il a cité notamment les infrastructures de transport, en particulier les chemins de fer pour lesquels les dépenses seront "nettement augmentées".Guillaume Pepy vise une réduction de 13 % des coûts de l’activité TGV
Le président de la SNCF Guillaume Pepy annonce avoir fixé comme objectif à l'activité TGV "de réduire les coûts de 13% en 3 ans", dans une interview à dans Le Figaro du 6 novembre."Nous avons depuis plusieurs années remis en cause la politique du tout-TGV en donnant la priorité aux trains de la vie quotidienne et au réseau existant", explique le PDG de la SNCF dans une interview menée conjointement avec Jacques Rapoport, président de Réseau Ferré de France (RFF).
L'offre Ouigo de TGV à bas prix avec laquelle "nous avons réussi à réduire les coûts de production de 42%" est citée en exemple par Guillaume Pepy.
Le réseau ferrovaire français à grande vitesse est "peu cohérent" et trop coûteux, avait estimé récemment la Cour des comptes.Chine : Keolis signe un accord pour participer à l’exploitation des trains de banlieue de Wuhan
A l’occasion de la visite à Lille des hauts responsables de la Province chinoise du Hubei, située dans le centre-est du pays, Keolis a signé, le 3 novembre, un accord prévoyant sa participation à l’exploitation du futur réseau express de trains de banlieue du Grand Wuhan.
Le projet du Grand Wuhan réunira la ville de Wuhan et ses huit villes satellites au sein d’une gigantesque métropole de trente millions d’habitants. Pour desservir cette nouvelle agglomération, la Province du Hubei développe un réseau ferroviaire à grande vitesse qui comptera six lignes, certaines pouvant atteindre 80 kilomètres.
La Province du Hubei a fait appel au groupe Keolis qui exploite, à travers ses filiales, des trains de banlieue au Royaume-Uni (Londres), aux Etats-Unis (Washington et Boston), en Allemagne et aux Pays-Bas, afin de réussir l’intégration du nouveau train de banlieue au réseau de transport urbain existant, dans le cadre d’une approche multimodale.
Cet accord conforte les projets de rail urbain de Keolis en Chine après la création, en mars 2014, d’une joint-venture avec Le Metro de Shanghai pour exploiter en commun des lignes de métro en Chine et en Asie.
Keolis est implanté à Wuhan depuis 2013, où il participe à la conception de la plateforme multimodale de desserte terrestre (métro, bus, taxis, trains de banlieue, parkings) du futur terminal de l’aéroport international, actuellement en construction. Keolis en deviendra l’exploitant dès l’ouverture, prévue en 2016.
Bombardier et CSR créent une coentreprise spécialisée dans les monorails
Le groupe canadien Bombardier Transport a annoncé, le 5 novembre, la création d'une coentreprise avec le fabricant de trains chinois CSR Nanjiing Puzhen pour le développement et la fabrication de monorails automatiques.
Cette coopération portera sur le système de monorails Innovia 300 déjà exploité à Guangzhou en Chine, ainsi que dans les trois plus grands aéroports du monde, Atlanta, Pékin et celui d'Heathrow à Londres.
Le groupe public CSR Nanjiing Puzhen avait annoncé, le 29 octobre, sa prochaine fusion avec un autre constructeur ferroviaire China CNR Corp. Chacun des deux groupes, cotés à Shanghai comme à Hong Kong –mais cette cotation a été suspendue en vue de leur fusion –, est valorisé à environ 13 milliards de dollars.
Le groupe canadien est déjà présent dans quatre coentreprises en Chine.
Allemagne : appel à une nouvelle grève des conducteurs de cinq jours
Pour la sixième fois depuis début septembre, le syndicat allemand des conducteurs de trains GDL a appelé, le 4 novembre, à une nouvelle grève, de cinq jours cette fois, entre le 5 novembre 15 h et lundi 10 novembre, 4 h. C’est un appel au conflit le plus long depuis la transformation de la compagnie ferroviaire allemande en société de droit privé (Deutsche Bahn AG) en 1994.
Le syndicat GDL, de taille plutôt modeste (19 000 adhérents sur 196.000 salariés de la Deutsche Bahn), réclame une augmentation des salaires de 5% et une réduction de deux heures de la semaine de travail des conducteurs.
Maroc : le projet de TGV prendra 18 mois de plus selon la presse
« Prévue initialement pour fin 2015, la mise en activité du TGV Tanger-Casablanca ne devrait finalement pas être effective avant 2017 », affirmait le 3 octobre l'hebdomadaire marocain Tel Quel sur son site Internet. « Par rapport au planning initial (…), un retard de 18 mois a été constaté, ce qui portera finalement cette date à la fin du premier semestre de 2017 », renchérit de son côté l'hebdomadaire La Vie Eco.
D'autres médias ont déjà fait état d'un retard conséquent pour la livraison de ce projet emblématique, mais contesté par des associations locales. Interrogé, le 4 octobre, par l'AFP, un responsable de l'Office national des chemins de fer (ONCF) n'a « pas confirmé » un tel report.
Cette ligne à grande vitesse doit relier Tanger à Casablanca, deux villes côtières distantes de 350 km, en à peine 2 h 30.
Inaugurée en 2011 par le roi Mohammed VI et le président français d'alors, Nicolas Sarkozy –c'est le groupe Alstom qui a obtenu le marché de construction des 14 rames–, elle fait l'objet de contestations, notamment du collectif "Stop TGV", qui la juge non prioritaire et non rentable.
