Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les études de la ligne 3 du métro de Lima confiées à un groupement mené par Ingérop

    L’agence d’investissement privé du Pérou, Proinversión, a confié au groupement international constitué d’Ingérop, mandataire, PricewaterhouseCoopers, Bustren, Alpha Consult et MetropolitanaMilanese, les études de la ligne 3 du métro de Lima, qui traversera la capitale du nord au sud sur 30 kilomètres. Le contrat porte sur 11 millions d’euros.
    "La prestation assurée par le groupement comporte une première phase d’études comparatives de variantes de tracés, complétée par une analyse de rentabilité socio-économique. Elle comprend une modélisation du trafic, un diagnostic de l’existant, ainsi qu’une série d’analyses comparatives sur plusieurs grands sujets techniques (modes d’excavation, systèmes, exploitation)", explique Ingérop dans un communiqué du 23 septembre. "Dans une deuxième phase, et sur la base d’une large campagne géotechnique, des études de conception seront réalisées pour définir l’ensemble de l’infrastructure de cette ligne de métro automatique de grande capacité".

    Le groupement sera enfin chargé de rédiger un cahier des charges en vue du lancement d’un appel d’offres international pour la concession de la ligne 3.

  • Siemens décroche un important contrat aux Etats-Unis

    Siemens décroche un important contrat aux Etats-Unis

    Le 19 septembre, Siemens a annoncé avoir remporté un contrat portant sur la construction de 175 voitures de métro léger pour l’Office des transports municipaux de San Francisco (SFMTA) pour un montant de 505 millions d’euros… Les tramways, de type S 200,  seront réalisés à l’usine Siemens de Sacramento, en Californie. Avec une option pour 85 voitures supplémentaires, c’est l’une des plus importantes commandes pour le constructeur aux Etats-Unis.

    Les premiers véhicules seront livrés d’ici la fin de l’année 2016.

  • Espagne : Uber s’installe à Madrid, après Barcelone

    Le service controversé de voitures de transport avec chauffeur (VTC) Uber a annoncé, le 23 septembre, son arrivée à Madrid, à travers l'application UberPop, après une "période d'essai" effectuée à Barcelone où il provoque déjà la colère des taxis.

    « Nous sommes ravis de pouvoir annoncer qu'à partir d'aujourd'hui, les Madrilènes ont accès aux mêmes trajets UberPop efficaces, sûrs et à des prix abordables, que Barcelone », écrit la start-up californienne sur son blog. 

    « Depuis le début de notre période d'essai à Barcelone, nous avons reçu de nombreuses demandes pour que nous allions jusqu'à Madrid », poursuit la note de blog.

    Implanté à Barcelone depuis le printemps, Uber a déjà poussé les autorités à réagir: le gouvernement catalan lui avait demandé début juin de cesser son activité tout en annonçant des sanctions pour ses conducteurs, pouvant aller jusqu'à 6.000 euros et la mise sous scellés de la voiture. 

    Ces sanctions sont encore trop peu nombreuses au goût des associations de chauffeurs de taxi barcelonais, qui ont réclamé le 22 septembre aux autorités régionales qu'elles imposent aussi ces amendes aux clients. 

  • Le crowdfoundig au secours des tableaux céramiques de la gare de Tours

    Patrimoine – Environnement et Gares & connexions font appel au financement participatif pour financer la restauration des céramiques de la gare de Tours. Parmi les dix-huit "tableaux", de 1,20 m de large sur 2,10 m de haut, faits de carreaux de céramique peinte, en couleur et émaillée, et représentant aussi bien les châteaux de la Loire que des sites prestigieux de Touraine ou de France, celui figurant une vue d’Arcachon, va faire l’objet d’une collecte de fonds à travers le site internet d’Ulule, une plateforme européenne d’appel à contribution financière, parfois appelé financement participatif ou crowdfounding. 

    La rénovation complète d’une oeuvre a été estimée à 8 000 € par les restauratrices d’art spécialisées après une expertise. Les frais supplémentaires, liés aux contreparties ou aux frais de fonctionnement, seront pris en charge par Gares & Connexions. Il s’agit là d’une première étape et d’autres actions de recherche de donateurs seront engagées pour l’ensemble des oeuvres en céramique de la gare de Tours. 

    La collecte de fonds pour la restauration de la vue d’Arcachon, est ouverte jusqu'au 3 novembre sur le site Ulule. Mais les donateurs peuvent également s’adresser directement à l’association Patrimoine – Environnement, reconnue d’utilité publique: 

    Patrimoine – Environnement

    Fonds de dotation Gares et Patrimoine

    20, rue du Borrégo 75020 Paris

    Tél. 01 42 67 84 00 – Fax 01 42 67 53 46

    [email protected] 

     

  • Lyon : le tunnel mode doux de la Croix-Rousse, lieu « off » du prochain Sirha

    La circulation sera interrompue le 24 janvier 2015, dans le tunnel mode doux de la Croix-Rousse, à Lyon. Ce lieu a été choisi par le Salon international de la restauration, de l'hôtellerie et de l'alimentation (Sirha) pour accueillir, de 15 h à 23 h, des démonstrations de chefs et des dégustations tout au long des 1,8 km du tunnel, ainsi que « le plus long plateau de fromage du monde », a souligné Marie-Odile Frondeur, directrice générale du Sirha, précisant que « 10 000 personnes sont attendues » pour ce buffet géant. 

    C’est la première fois que ce salon, jusque-là réservé aux professionnels, s’ouvre au grand public en organisant un événement hors les murs. 

    Le tunnel, inauguré le 5 décembre 2013, a été creusé à côté du tunnel routier historique de la Croix-Rousse, par la Ville qui a anticipé l’obligation légale, apparue après l’incendie du tunnel du Mont-Blanc en 1999, de créer un deuxième tunnel d’évacuation. Elle a toutefois choisi de le dédier aux modes doux (piétons, vélos et bus urbains), réservant l’ancien aux voitures et aux camions. Large de 10 mètres, ce tunnel comporte une piste cyclable dans chaque sens, une voie de bus en site propre et un trottoir pour les piétons, mais ne sera ouvert que de 6 h à 23 h. Il est également doté d’un « dispositif inédit d’animations lumineuses diffusées les parois » doit atténuer l’image « traditionnellement anxiogène » des tunnels. 

  • « Demain, nous serons candidats à des appels d’offres en Ile-de-France »

    Directrice générale de CarPostal France, Nathalie Courant affirme que son entreprise va…  continuer à se développer en France. Présent depuis dix ans sur le territoire national, la filiale de l'opérateur suisse CarPostal, gère aujourd'hui 8 réseaux urbains et 5 réseaux départementaux. Essentiellement implanté dans la moitié Est de la France, CarPostal France pourrait élargir ses frontières.

    V, R & T : Quels sont vos objectifs ?

    Nathalie Courant : Notre objectif, c’est de gagner une ou deux implantations par an et de ne pas en perdre. C’est ce que nous avons réalisé jusqu’à présent. Nous avons ainsi conservé les deux contrats que nous gérions et qui ont été remis en appel d’offre : Bourg-en-Bresse et Haguenau. Nos clients nous renouvellent leur confiance car ils apprécient notre professionnalisme et les valeurs du groupe. Mais nous ne pouvons pas augmenter de plus de 50 % notre chiffre d’affaire sur un an car cela ne serait pas raisonnable.

     

    V, R & T : Avez-vous l’ambition de passer à la vitesse supérieure en répondant par exemple à des appels d’offre d’agglomérations plus importantes ou en étendant votre implantation géographique? 

    Nous ne souhaitons pas nous éparpiller. Nous sommes surtout présents dans la grande moitié Est de la France. Nous souhaitons nous maintenir dans cette zone géographique. La structure de l’entreprise doit être adaptée à notre volume d’affaires. Mais nous intégrons aussi l’Ile-de-France dans notre développement car c’est un marché qui offre de belles perspectives. Demain, nous nous porterons candidats à des appels d’offre en Ile-de-France. Mais pas tous : tout dépendra de la façon dont seront lancés les appels d’offre.

     

    V, R & T : Lesquels ?

    N C : Nous ne pourrons pas être un acteur aussi important que les groupes puissants qui s’intéressent au territoire francilien. Mais nous pourrions nous intéresser à la deuxième ou à la troisième couronne parisienne. A partir de là, nous pourrons envisager quels sont les potentiels de développement. Mais nous ne pourrons pas nous battre sur tous les fronts. Je vous rappelle que nous n’avons de compétences dans le domaine du transport ferroviaire ou du tramway. Et nos équipes ne sont pas pléthoriques.

    Aujourd’hui tout est centralisé sur notre siège qui est finalement assez léger : nous sommes une quarantaine de salariés. Si l’on inclut tous les salariés en France, CarPostal emploie 1000 personnes.  Peut-être un jour faudra-t-il re-développer nos structures de siège ou en région.

    [email protected]

    Retrouvez l'intégralité de l'interview dans Ville, Rail & Transports qui paraîtra le 29 septembre

  • Quatre industriels sur les rangs pour racheter Ansaldo Breda

    Le groupe industriel italien Finmeccanica annoncera en octobre quel… candidat il retient pour reprendre sa filiale ferroviaire Ansaldo Breda (2 300 salariés). Au terme de la période d'offres close fin août, la société transalpine dispose de quatre propositions valables formulées par le canadien Bombardier, la chinoise CNR Corporation, le japonais Hitachi et l'espagnol CAF. Après avoir cumulé des pertes dans sa division transport (par exemple avec les rames V250 Fyra pour les liaisons Bruxelles-Amsterdam), Finmeccanica entend concentrer ses efforts sur l'aérospatiale (hélicoptères Agusta, programme ATR). Ansaldo Breda pourrait céder en activités "par appartement": sa filiale Ansaldo STS (signalisation et et gestion du trafic) par exemple intéressant particulièrement CAF.

    Michel Garicoix

  • Europe : la lente mort des trains de nuit

    La nouvelle a fait la Une des journaux suisses et danois, mais en France…  la suppression de la plupart des trains de nuit CNL (filiale de la DB) entre l’Allemagne et les pays voisins, prévue pour le changement d’horaire de décembre prochain, ne fait pas parler d’elle. A l’heure où les ministres des Transports français et allemand s’apprêtent à signer à Berlin la poursuite de la coopération « dans les lignes grande vitesse entre la France et l’Allemagne », le train reliant les deux capitales vit ses derniers mois de service dans un silence total. Le même silence que celui qui a accompagné la fin des Talgo France – Espagne lors de l’arrivée du TGV à Barcelone en décembre dernier.

    Certes, les trains de nuit sont un marché de niche, disposant d'un parc vieillissant qui devrait être renouvelé, ce qui nécessite une logistique importante pour une fréquentation très irrégulière. D'autant plus qu'ils sont exposés à la rude concurrence des vols low-cost et des cars. Mais leur disparition pèsera sur le budget des voyageurs modestes, obligeant à passer des nuits de plus à l’hôtel… ou à opter pour des modes plus polluants. Exactement le contraire des proclamations européennes. D’où l’idée, qui fait son chemin au Danemark, de demander à l’Union européenne de faire des trains internationaux un service public, subventionné si besoin est.

    [email protected]

  • Le succès de Megabus dépasse les espérances

    Lancé le 7 juillet, Megabus, le service d’autocars low cost quotidien entre Barcelone et Toulouse…

    connecté à Paris et Londres, dépasse les espérances de son opérateur écossais Stagecoach qui a lancé un deuxième service quotidien le 8 août. Si la direction refuse de communiquer des chiffres précis pour des raisons de concurrence, Elisabeth Esnouf, directrice générale de la division Coach de Stagecoach UK et Europe, indique que « les autocars étaient presque pleins chaque jour dans les deux sens ». C’est sur Toulouse-Barcelone et Paris-Londres qu’ils étaient le plus remplis, Megabus n’ayant pas l’autorisation de faire du cabotage donc de prendre des passagers pour un trajet national, entre Toulouse et Paris. « Nous nous attendions à atteindre cette fréquentation à Noël et pas dès cet été, se réjouit la directrice. Le choix de Toulouse-Barcelone était bon car il y a beaucoup d’étudiants et des liens forts entre les universités de Toulouse et Barcelone. » Les deux services quotidiens seront donc maintenus au-delà de l’été, les étudiants remplaçant les vacanciers en sac à dos.

    Le concept Megabus lancé en 2003 au Royaume-Uni y transporte 5 millions de passagers par an et 10 millions aux Etats-Unis. Proposant des bus modernes à deux étages, avec une capacité de 72 à 78 places, accessibles aux personnes à mobilité réduite, équipés de wifi et de prises électriques, Megabus ne capte pas qu’une clientèle désargentée : si 25% des passagers sont des jeunes et des étudiants, 25% sont des seniors, 50% des couples ou des familles et la formule commence même à séduire pour des déplacements professionnels. Ses tarifs d’appels de 1€ le trajet (plus 0,50€ de réservation) fonctionnent selon le principe du yield management qui permet d’ajuster les tarifs en fonction de la demande. « S’il y a toujours quelques places à 1€ dans chaque autobus, le prix moyen pratiqué est de moins de 12€ », affirme Elisabeth Esnouf. Le groupe espère atteindre rapidement une fréquentation de 35 000 passagers par an sur la nouvelle ligne et poursuivre son développement, en espérant l’ouverture au cabotage en France.

    Catherine Sanson-Stern

  • Les nouveaux acteurs de l’autopartage

    En l'espace de deux jours, deux sociétés se sont positionnées sur… le marché parisien de l'autopartage.  Zipcar est arrivé le 16 septembre à Paris et à La Défense, avec de grandes ambitions pour le marché français. Fondée il y a 15 ans, rachetée en 2013 par Avis-Budget, la société considère que « le potentiel de Paris est au moins aussi important que celui de Londres ou New York car la densité de population est très élevée et le taux de motorisation inférieur à 50% », rappelle Etienne Hermite, directeur général de Zipcar France.

    Le nouveau venu devra affronter Autolib’, présent à Paris depuis 2011. La filiale de Bolloré aligne aujourd’hui plus de 2 000 véhicules en Ile-de-France et 877 stations. Pour l’instant, Zipcar propose une centaine de véhicules, et 60 emplacements de stationnement à Paris et La Défense. Mais il ne s’agit que d’une première vague. A titre de comparaison, Zipcar compte 870 000 abonnés et un parc de 10 000 véhicules aux Etats-Unis, pays de la voiture individuelle par excellence, des villes à faible densité.
    A Paris, Zipcar se défend d’entrer en concurrence avec Autolib'. « Leur offre est davantage adaptée à des trajets de courte durée tandis que Zipcar se positionne sur des déplacements allant de plusieurs heures à la journée », explique Etienne Hermite. « Le service s'adresse aussi bien aux familles qui n'ont pas de voiture et veulent par exemple pique-niquer le week-end à Fontainebleau, ou souhaitent déménager un canapé». L’offre de véhicule est en effet plus large, – neuf modèles Peugeot et Opel – avec des citadines mais aussi des berlines et des utilitaires.
    L’autre nouveau venu, arrivé en juin, Wattmobile, ne se dit pas non plus concurrent d’Autolib’. Cette jeune société d’autopartage, a choisi une niche : les véhicules électriques deux-roues et quadricycles légers (Twizzy), dans un souci environnemental, mais aussi pour mieux se faufiler en ville, et parce que le public visé, les professionnels en déplacement, voyage le plus souvent seul.

    Wattmobile a décidé d’automatiser le retrait des véhicules afin d’offrir un accès 24h sur 24, pour autant que le parking soit ouvert. Autre choix fort, bâtir un réseau, même embryonnaire, dans les gares SNCF, celles qui accueillent des TGV fréquentés par la clientèle visée, afin de proposer une solution pour le dernier kilomètre. Cela a également été un moyen de séduire la SNCF qui a pris une participation dans Wattmobile et accompagne l’entreprise dans son développement. C'est le cas à travers le partenariat noué avec Effia qui exploite les parkings en gare et y accueille les véhicules de Wattmobile.
    Aux côtés de ces deux sociétés, on pourrait en citer de plus modestes, comme Ubeeqo qui s’est associé au promoteur immobilier Nexity, pour proposer des véhicules en autopartage dans les parkings des immeubles pour leurs habitants.
     

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