Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Un incendie en gare d’Austerlitz interrompt le trafic

    Le trafic des RER, TER et trains Intercités au départ et à l'arrivée de la gare d'Austerlitz, interrompu depuis ce matin 23 juillet, en raison d'un incendie dans un poste de circulation, reste arrêté "jusqu'en fin de journée", a annoncé la SNCF.
    L'entreprise tablait au départ sur une reprise dans l'après-midi, mais "l'importance des travaux provoqués par l'incendie du poste de circulation de Vitry-sur-Seine conduisent SNCF à prolonger l'arrêt de toutes ses circulations jusqu'en fin de journée au départ et à l'arrivée de Paris Austerlitz", a-t-elle précisé dans un communiqué. La situation devrait par ailleurs rester très perturbée le 24 juillet.
    La SNCF a déposé une plainte "pour vérifier notamment qu'il n'y a pas une origine criminelle à cet incendie".
         

  • Un site de la SNCF pour les moins de 28 ans parodie YouPorn

     

    Depuis le 16 juillet, la SNCF a lancé une plateforme Internet parodiant le site YouPorn. L’idée est de proposer un format décalé pour attirer les moins de 28 ans vers les offres de l’entreprise ferroviaire.

    Sur la page d'accueil du site 28max.com, il faut confirmer que vous avez moins de 28 ans comme le fait YouPorn lorsqu’il vous demande de confirmer que vous êtes majeur.

    Une fois sur le site, des vidéos floutées s’affichent avec des titres qui se veulent aguicheurs, par exemple, « elles expérimentent ensemble de nouvelles sensations … ». Le fond d’écran rose finit de donner le ton de cette campagne.

    C’est l’agence Proximity BBDO qui a modélisé le projet. Mais la SNCF n’est la première à lancer une campagne de communication qui s’approprie les codes de YouPorn. Il y a quelques mois, la marque OASIS avait marqué les esprits avec son site Youpomm, qui parodiait également le site de pornographie en ligne.

    Chl. N.

  • Proposition de loi sur les VTC : le Sénat adopte une version corrigée

    Le Sénat a adopté le 23 juillet la proposition de loi PS sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC), mais a voté un amendement modifiant l'article polémique stipulant au VTC de retourner à leur base entre chaque course.
    Après la pause estivale, le texte doit être présenté de nouveau à l'Assemblée qui devrait l'adopter définitivement, selon l'auteur du texte, le député socialiste Thomas Thévenoud.

  • Un plan pour développer la mixité dans les entreprises de transport

    Un plan pour développer la mixité dans les entreprises de transport

    L’objectif formulé cet été par le gouvernement est ambitieux : il souhaite quasiment le doublement  des entreprises dites mixtes… (c’est-à-dire celles dont la part d’effectifs féminins atteint au moins 40 %). Les entreprises mixtes sont aujourd’hui 17 %, elles devraient passer à 30 % d’ici à 2024.

    Premier secteur concerné : les transports. Le 16 juillet, la ministre des droits des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports, Najat Vallaud-Belkacem a signé avec son homologue aux Transports, Frédéric Cuvillier, le premier plan sectoriel mixité.  Parmi les autres signataires, l’OPCA-transport, et Pôle Emploi, se sont engagés à augmenter le taux de mixité dans les transports. Le plan a été signé pour une durée de 3 ans.

    Le domaine des transports, toutes branches confondues, représentent 620 000 emplois. Les femmes y constituent 22% des emplois. Cependant Patrice Huart, le président de l’OPCA-transport, souligne les fortes disparités dans les différentes branches du transport. 23% des effectifs de conduite du transport routier de personne sont des femmes. A l’inverse seulement 3%  des emplois dans la conduite de véhicules de transport routier de marchandises sont exercés par des femmes. 

    Les fédérations signataires se sont engagées à sensibiliser leurs adhérents. Pôle Emploi développera des actions auprès des demandeurs d’emploi. L’OPCA-Transports aura un rôle d’accompagnement auprès des entreprises. Les actions ne se limiteront pas seulement à de la sensibilisation lors du recrutement. Les métiers du transport seront promus à tous les niveaux, scolaires et professionnels.

    L’OPCA-Transports joue un rôle primordial selon Frédéric Cuvillier l’a souligné : l’association regroupant différentes branches du domaine du transport a joué un rôle d’animation et d’émulation pour améliorer la mixité dans son secteur. Par exemple il a organisé des formations « clés en main », les T-Professionn'elles. Ces formations à destination des femmes concernaient la réglementation sociale, la gestion financière et commerciale.

    Selon Najat Vallaud-Belkacem, la mixité dans les entreprises est aussi et d’abord un enjeu de compétitivité. Actuellement, les déséquilibres homme-femme feraient perdre 0.25 point de croissance par an à la France. En mettant fin à la « ségrégation spontanée », la compétitivité des entreprises devrait s’améliorer. Ce plan sectoriel n’est que le premier d’une série qui concernera d’autres secteurs comme l’informatique ou les services à la personne.  

    Chloé Nieuwjaer

     

  • Les poids lourds polluants interdits de circuler dans les vallées alpines lors de pics de pollution

    C'est un arrêté qualifié "d'inédit" qui a été pris en commun le 21 juillet par les préfets de Rhône-Alpes, de Savoie et Haute-Savoie : il interdit, lors de "certains" pics de pollution, la circulation des poids-lourds les plus polluants dans les vallées de l'Arve, de Maurienne-Tarentaise et dans des zones urbaines des pays de Savoie.
    La vallée de l'Arve, qui mène jusqu'au tunnel du Mont-Blanc, est la zone de la région Rhône-Alpes qui a connu le plus de jours d'activation du dispositif préfectoral d'alerte pollution ces dernières années.Sur la période 2011-2012-2013, 88 journées d'alerte pollution ont été recensées dans la vallée de l'Arve, contre seulement 75 dans le bassin lyonnais et 50 dans l'agglomération grenobloise, selon Air Rhône Alpes.
    Il existait déjà un plan de protection de l'atmosphère (PPA) de la Vallée de l'Arve qui prévoyait, lors d'un épisode de pollution atmosphérique, des interdictions restreignant la circulation aux poids lourds les moins polluants, a rappelé dans un communiqué le préfet de région, Jean-François Carenco.
    C'est dans le cadre du PPA que ces préfets ont pris vendredi un "arrêté inter-préfectoral qui interdit la circulation des poids-lourds les plus polluants dans la vallée de l'Arve lors de certains pics de pollutions et (…) dans les vallées de la Maurienne-Tarentaise et dans les zones urbaines des pays de Savoie".

    Le dispositif consiste, dès l'atteinte d'un niveau d'alerte, à interdire "les véhicules routiers les plus polluants qui répondent aux normes de pollution inférieures ou égales à la classe Euro3 (normes européennes d'émission, dites normes Euro, ndlr)", précisent les préfets.
          

  • Le directeur du métro de Moscou limogé après le déraillement

    Le maire de Moscou Sergueï Sobianine a annoncé le 22 juillet le renvoi du directeur du métro après le déraillement d'une de ses rames qui a fait 22 morts la semaine dernière, soit l'accident le plus grave jamais survenu dans le métro de la capitale russe.
    Il sera remplacé par Dmitri Pegov, jusque-là directeur du service des trains à grande vitesse chez RZD, la compagnie des chemins de fer russe. Le nouveau chef du métro a indiqué qu'il vérifierait personnellement toutes les stations. "Maintenant, la priorité est de vérifier les infrastructures et les procédés techniques qui sont actuellement utilisés. Avec le personnel du métro, il faudra inspecter toutes les stations, tous les tunnels", a-t-il indiqué.

  • Eurotunnel : activités en croissance mais pertes dues à MyferryLink

    Eurotunnel affiche un résultat semestriel dans le rouge (11 millions d'euros au premier semestre), en raison des pertes affichées par la compagnie maritime MyFerryLink (ex-SeaFrance qui a enregistré 14 millions de déficit) et de la forte saisonnalité de l'activité transmanche.
    L'avenir de MyFerryLink est sombre, après la confirmation par l'autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) de l'interdiction d'assurer les liaisons transmanche depuis le port de Douvres. Eurotunnel entend faire appel de cette décision mais craint que cette procédure ne soit pas suspensive et entraîne donc la cessation de son activité à la fin de l'année.

    Pour l'ensemble de l'année 2014, le groupe Eurotunnel s'attend toutefois à un résultat net positif, comme ce fut le cas en 2013 ( 101 millions d'euros de bénéfice).
    Le chiffre d'affaires du groupe est en hausse de près de 10%, à 559 millions d'euros, et l'ensemble des activités est en croissance.

  • Accident ferroviaire. Rattrapage mystérieux à Denguin

    C’est l’énoncé d’un problème de trains a priori impossible : un TGV à 30 km/h rattrapé par un TER à 120 km/h   Le choc a eu lieu le 17 juillet à 17h39, à Denguin (Pyrénées-Atlantiques), à 14 km à l’ouest de Pau. Sur la voie 1 circulait le TGV 8585, une rame Atlantique partie de Tarbes à 16h08 et à destination de Paris-Montparnasse, suivi par le TER 867285, une automotrice bicaisse (Z2) partie de Pau à 17h13 et à destination de Dax. Les deux trains roulaient dans le même canton, le TGV à 30 km/h maximum, le TER à 120 km/h. Le rattrapage était donc inévitable, mais sa gravité a été atténuée par l’actionnement du freinage d’urgence par le conducteur du TER. C’est ainsi à 95 km/h que le TER, avec ses 80 voyageurs, est rentré dans la motrice arrière du TGV, où voyageaient 175 personnes. Ces dernières ont été protégées du choc, dont l’énergie a été absorbée par le bouclier de la motrice arrière, alors que dans le TER, dont la face avant a gardé la trace du nez de TGV, « cinq blessés dont deux graves, dont le pronostic vital n’était plus engagé au lendemain de l’accident » étaient dénombrés 24 heures après par la SNCF.

    Cette dernière ajoute qu’« en moins de deux heures », 150 agents étaient mobilisés, alors que Frédéric Cuvillier, secrétaire d’Etat, Jacques Rapoport, président de RFF et Alain Krakovitch, Directeur général Sécurité et Qualité de Services Ferroviaire SNCF se rendaient sur place à la rencontre des blessés et de leurs familles. Parallèlement, 97 voyageurs du TGV ont souhaité poursuivre vers Paris de nuit, avec arrivée à la Gare d’Austerlitz le lendemain à 8h33, alors que 45 ont préféré faire étape à Bordeaux.

    Voici pour les certitudes. Mais les circonstances de ce rattrapage sont a priori incompréhensibles : que faisaient deux trains au même moment dans le même canton, sur une voie où l’espacement des trains est assuré par BAPR (block automatique à permissivité restreinte) équipé d’un compteur d’essieux ? Lors de la conférence de presse du 18 juillet, Alain Krakovitch rappelle que le TGV a été précédé par un TER. Lorsque son conducteur s’apprête à passer le signal d’entrée du canton où l’accident allait se produire, il constate que ce signal ne s’ouvre pas, alors qu’aucun train ne se trouve dans ce canton. Cette information est donnée par le régulateur, qui autorise alors ce TER à continuer une marche à vue, à 30 km/h maximum. La permissivité restreinte offre en effet la possibilité de passer ce signal à allure suffisamment réduite pour s’arrêter à vue d’un éventuel obstacle. Un agent de maintenance arrive sur place pour traiter cette situation anormale.

    Arrive ensuite le TGV, qui s’arrête à ce signal, toujours au rouge. Comme le TER qui le précède, le TGV est autorisé par radio à redémarrer et passe à son tour le signal à vitesse réduite. Quelques minutes plus tard, c’est le TER 867285 qui est arrêté au signal d’entrée, toujours au rouge. Cette fois, rien de plus normal, vu qu’il y a un train dans le canton. « C’est là qu’à ce stade, on ne comprend pas ce qui s’est passé » reconnaît Alain Krakovitch. Car ce TER repart, franchit le signal et reprend sa vitesse normale, atteignant 120 km/h. Son conducteur n’aperçoit le TGV que tardivement, vu la configuration de la voie à cet endroit, et actionne le freinage d’urgence…

    Pourquoi ce franchissement du signal d’entrée ? Ce signal était-il repassé au vert ? Difficile de le demander au conducteur du TER : s’il n’est pas blessé, il n’en est pas moins choqué psychologiquement. La réponse devra venir des trois enquêtes : celle du BEA TT, demandée par Frédéric Cuvillier, celle judiciaire, ouverte par le procureur de la République, et celle interne de l’audit de sécurité SNCF, qui a immédiatement commencé et doit rendre sa conclusion dans la semaine qui suit.

    Ce qui est sûr, c’est que la vétusté des installations est exclue : la voie avait été renouvelée l’an dernier. Et si le TER (Z 7364 en livrée Languedoc Roussillon) a été construit il y a 30 ans, sa face avant a fait preuve d’une remarquable tenue au choc.

    Un train de mesures a immédiatement suivi l’accident. Localement, la circulation a été interrompue sur la voie 1 entre Lescar et Artix, section où le choc a eu lieu. Sur la voie 2, restée en service, une circulation alternée à 30 km/h a été établie en voie unique temporaire, avec report de plusieurs TER sur route. Pour rétablir la circulation sur les deux voies, il a fallu que le procureur fasse lever les scellés. C’est ainsi que dans la nuit du 19 au 20 juillet, la partie « saine » du TGV a été prise en remorque par une locomotive diesel BB 67400. Pour enlever la motrice TGV avariée, dont le bouclier a subi une déformation importante et qui ne reposait plus entièrement sur son bogie d’extrémité, il a fallu la rendre apte à la circulation. Un levage par vérins a été nécessaire pour poser sur lorry le nez de la motrice, qui engage le gabarit et oblige à des conditions de circulation spécifiques. Une fois les rames dégagées, l’ensemble des installations, dont les compteurs d’essieux, devaient être vérifiées, avant d’éventuelles réparations.

    Au plan national, les règles de sécurité applicables sur les installations à compteurs d’essieux ont fait l’objet d’un rappel. De plus, un numéro vert interne, mettant en contact avec un expert national, a été mis à disposition des agents. Rappelons toutefois que le BAPR à compteurs d’essieux n’équipe que 3 000 km de voies du réseau ferré national, soit quelques 500 équipements qui n’ont connu en 30 ans qu’un seul incident (en 2000 entre Laon et Tergnier). Et les rattrapages sont devenus rarissimes depuis l’installation du contrôle de vitesse par balise : le dernier remonte à 1992. Mais un rattrapage a bien eu lieu à Denguin. La chaleur a-t-elle joué un rôle ? Si cette hypothèse a été rapidement évoquée, rien ne permet de le dire. A ce stade, souligne Jacques Rapoport, « on préfère s’abstenir de faire des hypothèses ».

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  • La réforme ferroviaire sur le point d’être définitivement adoptée

    Le texte de la Commission mixte paritaire sur la réforme ferroviaire doit être voté cet après-midi à l'Assemblée nationale. Députés et sénateurs se sont en effet… mis d'accord le 16 juillet sur une version commune du projet de réforme ferroviaire, qui sera adopté définitivement demain suite au vote au Sénat. La réforme prévoit de regrouper dans une EPIC de tête la SNCF et Réseau ferré de France, rebaptisés SNCF Mobilités et SNCF Réseau.
    Les parlementaires n'ont que peu retouché la version du Sénat. Ils ont notamment maintenu la suppression du commissaire du gouvernement prévu au niveau de l'Autorité de régulation des activités ferroviaires. Cette suppression était demandée par le président de l'Araf qui estimait cette fonction inutile. "La raison a fini par avoir le dessus. Le gouvernement nomme déjà la majorité des membres de l'Araf. Il n'était pas nécessaire d'avoir en plus quelqu'un pour nous apporter la bonne parole", justifie Pierre Cardo. Et d'ajouter : "Tout le monde dit qu'il faut un régulateur puissant et indépendant. La volonté d'installer un commissaire n'allait pas a priori dans cette direction".

    En revanche, le texte prévoit la mise en place d'un comité des utilisateurs pouvant mener des actions de concertation. Pierre Cardo n'en voyait là encore pas l'utilité. Mais selon lui, Gilles Savary, le député socialiste rapporteur du projet de loi, soutenait fortement cette idée. "Si le rapporteur estime que c'est important et que ça ne vient pas interférer dans le fonctionnement de l'Araf, nous pouvons nous en accommoder", souligne le président de l'Autorité.

    Globalement, selon lui, "le Parlement a fini par donner au régulateur les moyens de l'indépendance qui lui sont nécessaire dans le cadre de cette réforme fondée sur une organisation verticale" de la gouvernance ferroviaire.

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  • Réforme ferroviaire. Un satisfecit et des regrets pour les concurrents de la SNCF

    "Compte tenu des améliorations proposées par le Parlement, l’Association Française du Rail… (AFRA) considère que le projet de loi en cours d’adoption par les députés et les sénateurs, cette semaine, représente sans aucun doute une première étape essentielle vers la modernisation du système ferroviaire français", écrit l'association qui regroupe les entreprises concurrentes de la SNCF. Voilà pour le satisfecit.

    A la rubrique regrets, l'AFRA note toutefois que le projet ne répond pas aux principaux objectifs fixés par l'Europe."Il ne permet pas encore de créer les conditions de l’ouverture à la concurrence sur le marché du transport ferroviaire des voyageurs en France, ni de résorber la dette accumulée par l’activité ferroviaire depuis de nombreuses années".

    Et à la rubrique sociale, l’AFRA "demande au gouvernement de ne pas remettre en cause le modèle économique du fret ferroviaire. Elle se prononce en faveur de l’élaboration d’un cadre social différencié entre le fret et le transport des voyageurs afin d’adapter leur organisation aux conditions spécifiques de chacun de ces marchés".
    Pour avancer, l'association propose de créer des groupes de travail "associant, sous la responsabilité de l’administration, l’ensemble des acteurs concernés pour accroître la performance économique du système ferroviaire".