Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Bordeaux : les informations voyageurs en temps réel dans les bus
Le réseau TBC va lancer un nouveau Système d'aide à l'exploitation et à l'information des voyageurs (SAEIV), à la rentrée scolaire. 392 bus vont être équipés d’un GPS afin d’être géolocalisables. Ils pourront ainsi envoyer automatiquement leur position sur le tracé de leur ligne vers le PC qui, lui, est opérationnel depuis le 1er juillet. En croisant ces données avec les coordonnées des stations, le SAEIV pourra fournir en temps réel aux usagers aux arrêts comme dans les bus, le temps d’attente pour chaque ligne et vers chaque destination.
La Journée du transport public sur le thème des loisirs prévue un samedi
La 8e Journée de transport public aura cette année pour thème, les déplacements loisirs, et se déroulera le 20 septembre. Les loisirs motivent plus de la moitié des déplacements des Français mais la voiture reste le principal mode de déplacement. Cette journée se déroulera un samedi – au lieu de l’habituel mercredi – un jour plus propice à la tenue d’événements qui pourront correspondre avec les Journées européennes du patrimoine, organisées en même temps.
Eurotunnel veut accroître ses capacités de transport grâce à Terminal 2015
Le groupe Eurotunnel a posé, le 7 juillet, à Coquelles (Pas-de-Calais) la première pierre du chantier Terminal 2015, qui vise à accroître sa capacité de transport de camions entre la France et la Grande-Bretagne.
Eurotunnel, qui transporte actuellement 1,4 million de camions dans le tunnel sous la Manche, souhaite en transporter 2 millions d'ici à 2020.
« Nous visons d'ici 2020 50% de part de marché » pour le ferroutage entre la France et l'Angleterre, contre 38% actuellement, a déclaré Jacques Gounon, P.-d. g. d'Eurotunnel.
A Calais comme à Folkestone, l'augmentation du nombre de navettes, le parking sécurisé, les nouvelles bornes de péages et les nouvelles voies d'accès doivent permettre d'augmenter le trafic des poids lourds et de procéder à « huit départs par heure contre six actuellement », selon Jacques Gounon.
L’Inde veut ouvrir le rail aux investisseurs étrangers
Le gouvernement indien a annoncé le 8 juillet vouloir ouvrir les chemins de fer aux investisseurs étrangers… …pour pallier son fort déficit d'investissements et lancer une première ligne à grande vitesse.
Ces grandes orientations ont été dévoilées lors de la présentation du budget des chemins de fer indien, considéré comme un bon indicateur des priorités économiques du Premier ministre Narendra Modi avant la présentation du budget de l'Etat le 10 juillet.
Les chemins de fer indiens, qui transportent 23 millions de personnes chaque jour, ont besoin « d'un changement de cap immédiat » après des années de gestion erratique, a estimé le ministre des Chemins de fer, Sadananda Gowda, devant le parlement.
Rompant avec le passé, le gouvernement veut permettre des investissements étrangers dans les infrastructures ferroviaires. « Les ressources internes et le financement public sont insuffisants pour répondre aux besoins », a dit le ministre.
Il propose également le développement de partenariats publics-privés (PPP) pour accélérer la modernisation et le développement du rail.
« Notre objectif est que l'essentiel des projets futurs soient financés par des PPP y compris dans la grande vitesse, qui requiert des investissements importants », a dit le ministre.
Sur la grande vitesse, le gouvernement a identifié la ligne Bombay-Ahmedabad, deux grandes villes de l'ouest du pays, comme le projet principal car « un certain nombre d'études ont déjà été réalisées ».
En attendant la réalisation d'un tel projet, « qui requiert une infrastructure complètement nouvelle », le gouvernement a promis de moderniser les infrastructures sur neuf lignes reliant des grandes villes afin de pouvoir atteindre une vitesse de 160 à 200 km/h sur plusieurs tronçons.

Saint-Brieuc : des déplacements repensés autour du Pôle d’échanges multimodal
En 2017, la LGV Bretagne-Pays de la Loire sera mise en service. Afin d'accueillir les 2 millions de voyageurs qui transiteront par la gare de Saint-Brieuc, la Ville repense les déplacements autour… d'un pôle d'échanges multimodal et la mise en place de TEO (Transport Est Ouest, une ligne de bus en TCSP).
Jusqu'à présente ouverte uniquement côté nord, la gare offrira un accès sud. Les bus TUB, Tibus et TER se positionneront principalement côté nord, les voitures sont elles, appelées à occuper moins d'espace, côté sud.
Les travaux, qui débuteront en 2015, prévoient de ce fait deux grands parvis, la construction d'une grande passerelle qui enjambera les voies et facilitera une meilleure liaison nord-sud ainsi qu'un parking de 250 places.
Le coût du projet est estimé à 24 millions d'euros.
RER Eole : Arcadis désigné architecte de la gare de Nanterre-la-Folie
Le prolongement du RER E vers l’ouest, qui sera mis en service en 2020 prévoit la création de 3 nouvelles gares : Porte Maillot, La Défense et Nanterre-la-Folie… Réseau Ferré de France, maitre d’ouvrage du projet, en lien avec l’Epadesa (Établissement public d’aménagement La Défense-Seine Arche), le conseil général des Hauts-de-Seine, la Driea (Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement d’Ile-de-France) et la Ville de Nanterre, a désigné le groupement Arcadis (mandataire), KCAP, Explorations Architecture, d’Ici Là Paysagistes, Franck Boutté Consultants, Mazet & Associés comme architecte de la future gare de Nanterre-la-Folie.
Implantée sur des emprises ferroviaires partiellement désaffectées, Nanterre-la-Folie, deviendra une gare d’interconnexion entre le RER Eole et la ligne 15 du Grand Paris Express à l’horizon 2025. Sa réalisation amorcera la mutation du quartier des Groues en quartier d ‘affaires où se mêleront des activités tertiaires, de commerces, de services et des logements.
Dès son ouverture, le prolongement de la ligne Eole prévoit un trafic de 600 000 à 700 000 voyageurs par jour.
Wattmobile lève 1,5 million d’euros
Au croisement de la location automobile classique et des véhicules en libre-service, le tout en mode électrique, la jeune société Wattmobile a levé 1,5 million d’euros, le 4 juillet, auprès de son actionnaire principal, FullCharger… …une entreprise américaine spécialisée dans les systèmes de recharge, et auprès d’autres grands noms, comme EADS Développement, le Crédit Coopératif, Total Développement ou SNCF Développement. Preuve que le concept de Wattmobile séduit : louer des véhicules mais seulement à motorisation électriques, des scooters ou des quatre roues mais à une seule place (les Twizzy de Renault), s’implanter dans les gares surtout, et automatiser la location avec l’aide d’Internet et de bornes sur place.
La société a lancé, le 19 juin, quatre premières stations : Paris Gare-de-Lyon, Marseille Saint-Charles, Lille-Flandres et Lyon Part-Dieu. Malgré leur (encore) faible nombre, l’idée d’un réseau prévaut. Et avec lui, une fidélisation de la clientèle. D’ailleurs, les ambitions sont grandes : l’objectif est d’ouvrir 18 à 20 stations d’ici à la fin de l’année avec 500 000 euros de chiffre d’affaire. Puis d'accroître le nombre de stations de 70 à 100 en Europe en 2016 et 4 millions de CA.
La levée de fond du début du mois doit servir à la première phase de développement, notamment au recrutement de 15 à 20 personnes. Wattmobile réfléchit également à des installations dans les aéroports – la plateforme aéroportuaire de Marseille Provence serait la première visée –, puisqu’ils sont fréquentés par les hommes d’affaires, sa cible première.
C’est en observant cette clientèle que Wattmobile a opté pour des véhicules 2 roues ou 4 roues, légers, puisque cette clientèle se déplace le plus souvent seule à 90 %, et n’a donc pas besoin de véhicules à plusieurs places.
De plus, les déplacements sont généralement courts, – le trajet moyen est de 3 km – ce qui rend le choix de véhicules électriques tout à fait suffisant : les scooters proposés ont une autonomie de 60 km, et les Twizzy 80 km.
En cas de pluie, Wattmobile a pensé proposer des combinaisons placées dans le coffres derrière le siège, ainsi que des gants, et une "charlotte" jetable dans un souci d’hygiène, à porter sous le casque, également fournis dans le top-case et dont la taille est réglable. L’accès aux véhicules se fait grâce à un badge, envoyé lors de l’inscription, ce qui permet également le démarrage de l’engin.
En cas de perte ou de vol en cours de location, le client appelle un numéro d’urgence qui démarre le véhicule à distance dans l'attente de l'attribution d'une nouvelle carte. Côté tarif, l’abonnement est à 18 euros, puis 2,40 euros du ¼ d’heure (9,6 euros TTC de l’heure) pour un Twizzy, et 1,80 le ¼ heure pour le scooter ou 7,2 euros TTC de l’heure. Le paiement et la facturation sont automatisés, tout comme le retrait et le retour des véhicules, ce qui permet de le faire à toute heure du jour ou de la nuit. Une fois encore, la clientèle visée est plutôt jeune, de catégorie socioprofessionnelle plutôt élevée, donc familière des nouvelles technologies et équipée de smartphones de dernières générations.
www.wattmobile.net
Un TGV direct entre Strasbourg et Bruxelles en 2016
La SNCF a annoncé, le 8 juillet, la création au printemps 2016 d'une liaison TGV quotidienne directe entre Strasbourg et Bruxelles, les deux villes qui abritent les travaux du Parlement européen, une annonce susceptible d'atténuer la grogne des eurodéputés "anti-Strasbourg".
Les deux villes seront reliées par deux allers-retours quotidiens, et le trajet – via l'aéroport de Paris-CDG et Lille – durera 3h40, a précisé la directrice générale de SNCF Voyages, Barbara Dalibard à Strasbourg, en marge d’une réunion du comité de pilotage chargé de définir les futures dessertes du TGV Est. Il sera même possible de relier Strasbourg à Londres, avec une courte correspondance à Lille en cinq heures environ, a-t-elle ajouté.
La création de cette nouvelle ligne aura lieu parallèlement à la mise en place de la deuxième phase du TGV Est, qui mettra Strasbourg à 1 h 50 de Paris, contre 2 h 20 actuellement.
Actuellement, il n'existe pas de liaison directe par TGV entre Strasbourg et Bruxelles, à l'exception d'un aller-retour par mois, affrété par les institutions européennes les semaines où le Parlement siège en session plénière à Strasbourg.
Intercités. La Cour des comptes critique un système à bout de souffle
Alors que l’Etat doit renégocier avec la SNCF la convention des trains d’équilibre du territoire (TET) qui arrive à échéance à la fin de l’année, la Cour des comptes devait auditionner cette semaine Guillaume Pepy. Ce qui pourra compléter le rapport qu’elle vient de publier en mai sur le sujet et éclairer les discussions à venir. Dans ce rapport « Les services nationaux de transport conventionnés de voyageurs », la Cour des comptes analyse la convention passée sur la période 2011-2013 (finalement prolongée jusqu’au 31 décembre 2014) pour l’exploitation des trains Corail, Corail Intercités, Téoz et trains de nuit, tous placés sous l’appellation Intercités. Ce qui représente 37 lignes empruntées quotidiennement par quelque 100 000 voyageurs.
Jusqu’en 2010, la SNCF finançait ces lignes déficitaires par prélèvement sur les lignes à grande vitesse. Depuis, l’Etat assume le rôle d’autorité organisatrice des transports sur ces lignes et passe un contrat avec la SNCF.
Si la Cour des comptes note avec satisfaction que l’Etat a enfin fini par mettre en place un meilleur contrôle de la facture présentée par la SNCF en recourant aux services du cabinet KPMG (un contrôle qu’elle appelait de ses vœux lors de précédents rapports), elle s’interroge sur les limites du système mis en place. Le déficit d’exploitation (évalué la première année à 210 millions d’euros) est compensé par un compte d’affectation spéciale (CAS), lui-même alimenté par la taxe d’aménagement du territoire (TAT) prélevée sur les résultats autoroutiers et par deux taxes ferroviaires, l’une sur le chiffre d’affaires du réseau à grande vitesse, l’autre sur les résultats des entreprises ferroviaires (taxe TFEF), autrement dit aujourd’hui sur le résultat imposable de la SNCF. Cette dernière taxe assurant les deux tiers des ressources. La SNCF reçoit ensuite une compensation pour son déficit d’exploitation grâce à ce CAS. En clair, ce qui sort de la poche de la SNCF lui est reversé dans l’autre poche.
Cette compensation s’est élevée à 210 millions d’euros en 2011, à 280 millions en 2012, puis à 312 millions d’euros en 2013. Soit une véritable dérive du déficit : plus de 100 millions d’euros en trois ans !
Par ailleurs, les taux de remplissage restent faibles : 37 % (l’objectif était de 38 %), tandis que la ponctualité laisse aussi à désirer (87,9 % en 2012 alors qu’elle était de 89,4 % en 2011). « Tout cela montre que la SNCF ne fait pas l’impossible pour exploiter ces trains »,estime un responsable d’un concurrent potentiel.
Selon une étude sur l’avenir des TET, présentée le 16 avril dernier lors d’un séminaire de la CTRA (Conférence Transport Research Arena), l’offre des TET s’est contractée de 10 % depuis le début de la convention. « Or, à chaque fois que l’offre diminue, la SNCF ne réduit pas ses coûts, relève un observateur. Un exemple : quand les trains de nuit vers l’Espagne ont été arrêtés, les coûts des trains de nuit ont explosé. »
« Les indicateurs se bornent à enregistrer la dégradation de la rentabilité et le renchérissement du coût du matériel roulant sans ambition de renverser cette tendance »,regrette de son côté le gendarme des finances publiques en notant les « hausses inéluctables des dépenses d’entretien nécessaire au maintien en condition opérationnelle d’un matériel vieillissant en attente de son renouvellement. »
En 2014, la loi de finances prévoit de ramener le CAS à 309 millions d’euros. Ce qui correspond à la prise en compte de la baisse de la tarification de RFF. De plus, la TAT va diminuer de 45 %, selon la Cour. Une tendance révoltante pour Jean Lenoir de la Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) qui fustige la décision de Bercy « de laisser le système se débrouiller seul ».
Par ailleurs, comme la taxe TFEF principale ressource du CAS dépend des résultats imposables de la SNCF et comme cette dernière a annoncé un déficit d’exploitation de 180 millions d’euros en 2013, la question se pose sur la pérennité du système. La Cour des comptes le décrit « comme un système en trompe-l’œil qui voit la SNCF se verser à elle-même la contribution pour charge de service public, situation en définitive peu différente de la péréquation interne à l’entreprise qui prévalait antérieurement à la convention ». Et elle ajoute : « Son financement se trouve fragilisé par la dégradation des résultats d’exploitation de la SNCF. »
Du coup, le gouvernement va devoir trouver une solution. Côté SNCF, on affirme que le gouvernement n’a pas encore défini sa position ce qui explique que les discussions avec l’Etat n’ont pas encore commencé. Seule certitude, le gouvernement ne souhaite pas une ouverture à la concurrence, comme l’a répété à plusieurs reprises Frédéric Cuvillier, le secrétaire d’Etat aux Transports.
En attendant, les défenseurs de ces liaisons Intercités s’inquiètent. Selon Jean Lenoir, la SNCF chercherait à l’avenir à garder un minimum de lignes, les plus rentables, et à transférer les autres sur les régions. Selon certaines sources, Bercy serait favorable au maintien des cinq lignes les plus rentables (Paris – Clermont, Paris – Toulouse, Paris – Caen – Cherboug, Paris – Rouen – Le Havre et la transversale sud Bordeaux – Marseille – Nice), le reste étant transféré aux régions. Ce schéma permettrait à la SNCF de gagner de l’argent et de s’en servir pour résoudre l’épineuse question du financement du matériel roulant qui arrive en bout de course.
Mais il y a peu de chances que cette option passe auprès des régions. Il y a quatre ans, la SNCF avait déjà tenté ce transfert, ce qui avait soulevé une levée de boucliers de la part des élus locaux et finalement la mise au point du système actuel. Quatre ans plus tard, il est toujours aussi peu probable que la tentative réussisse, surtout que les finances des régions sont encore plus mal au point. Mais quelques observateurs attentifs se disent déjà que quelques signes montrent que c’est la direction envisagée. Après la nomination d’Alain Le Vern à la tête de SNCF Proximités, l’arrivée récente à la tête des Intercités de Jean Ghédira, habitué des relations avec les élus, pourrait se comprendre comme une ardente nécessité de ne pas rater – au moins – la communication sur le sujet.
Clash au Stif : Pierre Serne persiste et signe
Joint par téléphone le 4 juillet, Pierre Serne revient sur le clash survenu lors du conseil du Stif et révélé par l'AFP du 2 juillet… Lors de cette séance, le vice-président Transports et mobilités du Conseil régional d'Ile-de-France et vice-président du Stif s'en est pris à la directrice générale, Sophie Mougard, accusée de prendre des décisions sans en référer aux élus. « Je ne vois pas comment aller au bout de mon mandat dans 18 mois, dans une telle ambiance de défiance. […] Il faut que l'on passe à une nouvelle époque et que la directrice change », a dit Pierre Serne, cité par l'AFP.
L'élu a évoqué la possibilité d'une « motion de défiance »pour « revenir à une situation normale où les élus dirigent et l'administration exécute ». Le 3 juillet, en marge de la cérémonie de remise des trophées de la mobilité en Ile-de-France, Jean-Paul Huchon et Sophie Mougard, interrogés sur l'incident, renvoyaient à la déclaration de Jean-Paul Huchon à l'AFP. « J'ai toute confiance en la directrice générale sans laquelle rien ne se ferait aussi bien, aussi vite et en les agents du Stif », y disait Jean-Paul Huchon. Selon lui, Sophie Mougard « agit dans le cadre du mandat et de la feuille de route qui lui sont confiés par le conseil du Stif ». Et d'ajouter : « Il peut y avoir des débats, les dossiers sont menés avec le souci du respect des élus et des agents et dans le sens de l'intérêt général ».
« Vous croyez que l'on fait voter 9 milliards d'euros annuels et 550 délibérations par an avec un problème de gouvernance ? », a dit Jean-Paul Huchon… Qui nous assurait simplement que les mots utilisés par Pierre Serne avaient dépassé sa pensée, et que les choses allaient s'apaiser. Pierre Serne, joint le 4 juillet, souhaitait, nous dit-il, adopter la même attitude. Mais un article publié par Mobilettrea remis le feu aux poudres. Article très ouvertement en faveur de Sophie Mougard, et dénigrant le vice-président, présenté comme un personnage « avide de lumière médiatique ». Piqué au vif, Pierre Serne a tenu à préciser ses griefs. Selon lui, Sophie Mougard « se vit comme l'unique incarnation du Stif, comme la PDG d'un Epic dont le conseil d'administration ne serait qu'un vague conseil de surveillance, considère qu'elle n'a de compte à rendre à personne d'autre qu'au président du Stif, et encore ! » Pierre Serne regrette que lorsqu'il reçoit des élus, « alors que les services de la région sont présents à sa demande, ceux du Stif ne le sont jamais, Sophie Mougard leur interdisant de venir, pour mieux organiser des réunions avec les mêmes élus ». Histoire de montrer, déplore-t-il, que cela ne vaut pas la peine de discuter avec un responsable politique du Stif. De plus, sur tout un ensemble de sujets, assure Pierre Serne, « Sophie Mougard prend des décisions pour lesquelles elle n'est pas mandatée et sur lesquelles elle n'est pas toujours dans la ligne du conseil du Stif. ». En témoignent, dit-il, plusieurs délibérations rédigées par la directrice générale « à sa main » et que le président Jean-Paul Huchon a été obligé d'amender pour y reconnaître sa volonté politique n'ayant pu obtenir qu'elle les modifie…
Ces vives tensions ne datent pas d'hier. La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est, outre un problème d'achats de nouveaux bus diesel, toujours selon Pierre Serne, le récent projet de Sophie Mougard de mettre prochainement en concurrence les réseaux d'Optile. La directrice générale, dit le vice-président du Stif, a « convoqué un par un les responsables d'Optile en leur expliquant qu'elle va lancer une mise en concurrence des bus de leur réseau en 2016. » Une opération dont, dit Pierre Serne, « on n'a jamais parlé aux élus ». Pas même à Jean-Paul Huchon. Problème pour Pierre Serne : Jean-Paul Huchon à l'issue de l'incident a, reconnaît-il, « relégitimé Sophie Mougard et ses méthodes ». Le calendrier serait pour quelque chose en l'affaire : la veille du clash, une vice-présidente du conseil régional, Michèle Sabban, devait démissionner de ses fonctions, ayant bénéficié d'un logement social de façon indue. Jean-Paul Huchon se serait mal vu mettre fin dès le lendemain aux fonctions d'un autre personnage important à la région alors même qu'il avait auparavant évoqué le départ de sa directrice générale avec laquelle il travaille depuis plus de 10 ans. Consolation pour Pierre Serne : la mise en concurrence inopinée des bus Optile passe à la trappe le président du Stif l'ayant publiquement balayé comme nulle et non avenue devant l'ensemble du conseil du Stif dans sa réponse à son vice-président.