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Auteur/autrice : admin_lvdr
SNCF Transilien commande 15 tram-trains Citadis Dualis à Alstom
Alstom a annoncé, le 11 juin, la levée d’une option d’un contrat cadre signé en 2007 avec la SNCF, portant sur livraison 15 trams-trains Citadis Dualis pour un montant total de 80 millions d’euros.
Ces nouvelles rames seront livrées à partir de l’été 2016 pour une mise en circulation prévue en juillet 2017 sur le réseau SNCF d’Île-de-France (Transilien) pour le compte du STIF, a précisé Alstom.
Les nouvelles rames seront assemblées sur le site d’Alstom à Valenciennes, qui en a déjà fabriqué 48, pour les régions Rhône-Alpes et Pays-de-la-Loire. Il s’agit du première livraison de Citadis Dualis en Île-de-France.
Les Dualis circulent depuis juin 2011 entre Nantes et Clisson, 2012 dans l’ouest lyonnais et février 2014 entre Nantes et Châteaubriant.
Ecotaxe : deux scénarios de relance étudiés par Manuel Vals
Le Premier ministre Manuel Valls s'apprêterait à trancher « de manière imminente » entre deux scénarios pour la mise en place de l'écotaxe qui épargneraient tous deux les trajets courts, indique le 11 juin le quotidien Les Echos sur son site.
Le premier des scénarios prévoit « une franchise mensuelle kilométrique qui varierait selon le poids et la pollution émise par le camion » et son objectif serait de « réduire le poids de l'écotaxe » pour les camions effectuant des petits trajets.
Le second scénario épargne également les trajets courts, avec une « réduction drastique du réseau taxé qui ne concernerait plus que les grands axes et serait ramené de 15 000 à 4 000 km », précisent le quotidien. Cette option épargnerait la Bretagne, et ses "bonnets rouges".
Toutefois, ces deux scénarios entraineraient « une baisse substantielle des recettes escomptées », de 300 millions pour le premier et de 500 millions pour l'autre, loin du 1,15 milliard d'euros attendu, précise le journal. De moindres recettes qui pourraient être compensées par les autoroutes.
Le gouvernement avait indiqué qu'un nouveau dispositif devrait être mis en place d'ici la fin du mois de juin.

Brésil : les TransCarioca en route pour la Coupe du Monde
Le TransCarioca, bus articulé en site propre, a officellement fait son entrée dans la Coupe du Monde de Football . Les 6 bus articulés qui ont été mis en service le 2 juin, seront les principaux moyens de transports pour les touristes qui arriveront par avion pour rejoindre les stades de la Maracanã… Les autobus utilisent un carburant 100 % renouvelable. Ce dérivé de la canne à sucre, l'AMD100 se substitue au gazole sans nécessité de modification au niveau du moteur.
Le BRT (Bus Rapid Transit) reliera l'aéroport international de Rio Zona Sul de Rio de Janeiro à Barra da Tijuca. 320 000 passagers sont attendus tous les jours sur cette ligne de 39 km.
Même si la ligne est officiellement ouverte, les stations de bus ne sont pas achevées.
Le TransCarioca rejoint ainsi la longue liste des projets d'infrastructure qui ne seront pas entièrement réalisés pour le début du tournoi de football qui commence le 12 juin.
La présidente du Brésil, Dilma Rousseff, doit ainsi faire face aux mécontents qui se demandent comment leur pays a géré l'événement, aux manifestants qui contestent les dépenses et aux enseignants qui menacent de faire grève si le gouvernement n'augmente pas leur salaire.
Sans oublier, les 200 millions de brésiliens qui souhaitent une victoire de la Seleçao.
Manifestation européenne des taxis contre les VTC
Les taxis de Rome, Berlin, Madrid et Paris protestaient le 11 juin contre la concurrence des VTC (Véhicules de Tourisme avec Chauffeur). En particulier contre la société californienne Uber. En France, les fédérations patronales étaient à la tête de la contestation perturbant la circulation à proximité de gares et d’aéroports à Orly, Marseille, Aix ou Nantes. La majorité des syndicats de salariés s’étaient désolidarisés du mouvement.
Stif : une taxe sur les nuitées d’hôtel pour financer les transports
Le Stif a demandé le 5 juin au gouvernement la création d'une taxe de séjour régionale d'un montant de deux euros par nuitée, qui permettrait de dégager environ 140 millions d'euros par an pour financer les transports franciliens.
Il a aussi mandaté son président Jean-Paul Huchon (PS) « pour obtenir le plus rapidement possible une réponse claire et définitive de l'Etat quant à sa réelle volonté d'honorer ses engagements financiers sur le Plan de mobilisation pour les transports du quotidien ».
Un voeu en ce sens a été adopté par le conseil d'administration du Stif, avec 18 voix pour, 4 abstentions et trois voix contre -celles des élus PS et PC de Paris.

RATP : Marylène COURIVAUD nommée Directrice du Département Innovation et Territoires
Marylène COURIVAUD est nommée Directrice du Département Innovation et Territoires.
A compter du 16 juin 2014, Marylène Courivaud, actuelle Secrétaire Générale de la Fondation Groupe RATP, est nommée Directrice du Département Innovation etTerritoires, en remplacement de Colette Horel, qui devient conseillère d’Etat en service extraordinaire.
Le département DIT a pour mission d’élaborer une vision stratégique du développement des réseaux de transport de la RATP en Ile-de-France, et de contribuer à leur croissance en coordonnant les réponses du Groupe RATP aux appels d’offres d’exploitation de dessertes d’autobus en Île-de-France.
Il a par ailleurs en charge l’élaboration et le pilotage des politiques de recherche et innovation (R&I) et de développement durable de l’entreprise.
A travers les agences dont il dispose sur les territoires franciliens, ce département joue le rôle d’interface entre les acteurs locaux et la RATP.Accident de Brétigny : La SNCF prend ses distances avec l’article dévoilant une expertise indépendante
Le premier rapport de l’expert indépendant Robert Hazan sur l’accident de Brétigny, dont Le Parisien a publié des extraits dans son édition du 10 juin, est très critique pour la SNCF, dénombrant les boulons manquants sur un tronçon de voie prélevé pour les besoin de l'expertise. Réagissant à l’article, la SNCF prend ses distances avec son contenu. Elle rappelle qu’elle n’a pas accès à l’enquête judiciaire en cours et ne peut donc pas commenter cette publication. De plus elle déplore une publication isolée qui pourrait être interprétée comme un « manque de respect regrettable vis-à-vis des victimes et de leurs familles ».
Mumbai inaugure son métro exploité par Transdev et RATP Dev
Le 8 juin, Mumbai a inauguré sa première ligne de métro, dont l’exploitation et la maintenance avaient été confiées, pour cinq ans, à la joint-venture RATP Dev – Transdev en Asie. Longue de 12 km et comprenant 12 stations, la ligne 1 du métro de la 5e agglomération la plus peuplée du monde (18 millions d'habitants) relie les secteurs de Versova dans la banlieue ouest, et de Ghatkopar dans la banlieue est, et dessert les principales lignes ferroviaires de banlieue. Avec un temps de trajet de 21 min entre les deux terminus, le métro va permettre de changer radicalement la vie des habitants en leur permettant de réduire jusqu'à 3 heures leur temps de trajet quotidien. La fréquentation devrait atteindre un demi-million de voyageurs par jour. La ligne 1 s'inscrit dans le cadre d'un projet comprenant la réalisation d'au moins trois autres lignes de grande capacité. Metro one opération pvt Ltd (MOOPL), la société d’exploitation, est détenue à 70 % par la JV, les 30 % restants appartenant au groupe indien Reliance – par ailleurs actionnaire principal de la société concessionnaire Mumbai Metro One Private Limited (MMOPL) aux cotés de Mumbai Metropolitan Region Development Authority (MMRDA). MOOPL s’est appuyée sur le savoir-faire des deux entreprises françaises pour assurer la formation des 600 employés.
Ligne 14. Valls prêt à accélérer le prolongement jusqu’à Orly
Ce mercredi 11 juin sera donné le coup d’envoi officiel des travaux du Grand Paris. Le prolongement au nord de la ligne 14 jusqu’à Mairie de Saint-Ouen sera la première réalisation… labellisée Grand Paris Express. C'est un symbole de la préséance de la RATP, exploitant de la ligne de métro automatique, qui est à l’origine de l’ensemble du projet. Le lancement des travaux aura lieu à la station Porte-de-Clichy de la ligne 13, dans la capitale intra-muros. Ceci ne saurait déplaire à Anne Hidalgo, qui avant même son intronisation comme maire de Paris, avait visité le chantier de la Canopée aux Halles, dont elle fait une future porte d’entrée du système de transport du Grand Paris.
Le projet arrêté par Jean-Marc Ayrault le 6 mars dernier repose sur un phasage qui ne dit pas son nom. 2017 : prolongement au nord de Saint-Lazare jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen. 2023 : prolongement au nord de Mairie-de-Saint-Ouen jusqu’à Carrefour-Pleyel et, au sud, d’Olympiades jusqu’à Villejuif-Institut-Gustave-Roussy. 2027 : prolongement au sud de Villejuif-Institut-Gustave-Roussy jusqu’à Orly. Au Nord, Patrick Braouezec en tête (président de Plaine Commune), on réclame que les tunneliers ne désarment pas et poursuivent leur route jusqu’à Carrefour-Pleyel tout de suite. Au Sud, Christian Favier en tête (président du conseil général du Val-de-Marne), on demande que le métro aille dans la foulée jusqu’à Orly. C’est cette dernière option que s’apprêterait à prendre Manuel Valls. Jean-Paul Huchon, lundi 2 juin, lors d’une conférence préalable au conseil du Stif du jeudi 5, a relaté sa conversation sur le sujet avec le Premier ministre, le samedi précédent. Manuel Valls qui fait du Grand Paris une priorité, souhaiterait accéder à la demande du Val-de-Marne. « J’ai cru comprendre que la proposition pour prolonger aussi au sud lui semblait une opération intéressante » dit Jean-Paul Huchon qui résume : « nord, sud, on fait tout en même temps ». Techniquement, cela n’a rien d’infaisable, comme l’a d’ailleurs dit Philippe Yvin, président de la SGP, au Parisien le 2 juin. Le problème est financier. Comme dit Jean-Paul Huchon, « il va falloir lever des emprunts plus tôt ». Philippe Yvin, que nous avons interrogé sur le sujet, s’en tient jusqu’à nouvel ordre à la feuille de route fixée par le gouvernement Ayrault. Et fait remarquer que si l’on accélère les travaux, la ligne n'arrivera à Orly au mieux qu’en 2024.
Le déficit des trains Intercités en hausse de 47% selon la Fnaut
L’offre des TET a diminué de 10 % en trois ans et le déficit d’exploitation a augmenté de 47 %. C’est ce qu’avance une lettre au Premier ministre du président de la Fnaut, Jean Sivardière. Ce courrier rendu public le 2 juin dresse un bilan inquiétant de l’application de la convention Etat-SNCF relative à l’exploitation des TET, signée le 13 décembre 2010. Il est assorti d’une liste chronologique des réductions de dessertes de 2006 à aujourd’hui et d’une carte des lignes en difficulté qui étayent le propos. Selon le président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports, la très forte augmentation du déficit d’exploitation est partagée, « à responsabilité égale de l’opérateur SNCF et du gestionnaire d’infrastructure dont les coûts d’exploitation et de péages ont dérapé ».
De plus, relève la Fnaut, « malgré une augmentation des besoins de financement, l’Etat a réduit de 16 millions d’euros pour l’exercice budgétaire 2014 la contribution des sociétés concessionnaires d’autoroutes au déficit d’exploitation des TET. Ainsi, avant même les débats sur l’écotaxe, le gouvernement a discrètement mis en péril un mécanisme de péréquation intermodal ».
Ce n’est pas la convention elle-même qui est en cause. La Fnaut se félicite au contraire d’un mécanisme s’inscrivant dans une logique d’aménagement du territoire, mettant en œuvre une péréquation entre le rail et la route, et garantissant le renouvellement d’un matériel roulant hors d’âge. Elle souligne sur ce point « l’engagement de l’Etat qui a initié le renouvellement du matériel roulant des TET par la commande de 34 rames automotrices ». Mais elle s’inquiète de « l’inexistence d’une feuille de route visant au renouvellement de la totalité du parc ».
Et, selon elle, la situation actuelle est à l’opposé des objectifs voulus par l’Etat, qui n’a pas vraiment assumé son rôle d’AO fixé par la convention. Elle regrette encore que la SNCF « se fixe un nouvel objectif de contraction, celui des dessertes TGV » sur le réseau classique, « bafouant pour des questions de dérives des coûts d’exploitation le modèle économique initial de dessertes et d’aménagement du territoire du TGV ».
La Fnaut demande que l’on sorte de cette « logique négative de régression qui s’attaque aux conséquences par la suppression des services déficitaires, à une logique positive de réduction des coûts d’exploitation par une productivité de croissance ». Elle demande donc une nouvelle fois « l’expérimentation au plus tôt de l’ouverture à la concurrence des TET sous la forme de délégation de services publics ».
F. D.