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Auteur/autrice : admin_lvdr

SNCF : légère hausse du chiffre d’affaires malgré le repli de l’activité Voyages
La SNCF affiche au 1er trimestre 2014 un chiffre d'affaires de 7,9 milliards d'euros, en hausse de 0,8% grâce notamment à la croissance de l'activité du groupe à l'international… Keolis, filiale de transport public de la SNCF, y a réalisé 35% de son activité, et Geodis, la branche transports de marchandises du groupe, plus de 45%.
Dans l'Hexagone, l'activité générée par la location d'espaces en gares connaît la plus forte croissance, +10%, à 68 millions d'euros. Il s'agit, précise la SNCF, "des redevances de concessions liée principalement à la progression des activités restauration, parkings et de publicité en gare".à la croissance de l'activité de location d'espaces en gare et l'international.
La compagnie ferroviaire s'attend à une année 2014 "toujours sous contrainte", même si elle constate des signes de reprise dans le transport de marchandises et à l'étranger, où elle a réalisé ce trimestre 20% de ses ventes. Par ailleurs, les travaux sur le réseau ferroviaire, pour lesquels la SNCF est rémunérée par le gestionnaire d'infrastructure Réseau ferré de France (RFF), resteront à un niveau élevé.
Seule l'activité de transport de voyageurs en France devrait continuer à souffrir : la branche Voyages (TGV et iDBUS) est en repli de 2,1%, à 1,3 milliard d'euros. Il s'agit de la conséquence de la politique de "petits prix", qui fait diminuer le panier moyen, précise le groupe, qui ajoute que "la hausse de TVA vient atténuer les effets de cette politique de générosité tarifaire et conduit à un trafic (TGV) en légère baisse", -0,6% en nombre de passagers.
Le trafic des TER est également en baisse, -1,8% par rapport au premier trimestre, de même que celui des trains Intercités (-0,8%).
Au terme de l'année 2013, la SNCF avait plongé dans le rouge, accusant une perte nette de 180 millions d'euros, due à une dépréciation de 1,4 milliard d'euros de son parc de rames TGV, en raison de la forte baisse de profitabilité de l'activité des trains à grande vitesse.

Transdev cède ses bus londoniens à RATP Dev
Comme prévu dans son plan de redressement, Transdev vend certaines de ses activités à l’étranger afin de générer du cash. Cette fois, ce sont ses bus londoniens de la société London Sovereign (2 % du marché) qu’elle annonce avoir cédé à RATP Dev… « Après que Sovereign s’est redressée de façon importante ces dernières années, nous souhaitons lui permettre de se développer en l’adossant à un acteur majeur du marché londonien, qui plus est français. Transdev pourra ainsi accélérer sa croissance sur le marché du transport à la demande et rechercher des opportunités dans le secteur des transports par bus en open access »a déclaré Jean-Marc Janaillac, Président-directeur général de Transdev. London Sovereign (460 employés, 140 bus) opère 13 lignes dans le secteur nord-ouest de la ville depuis ses 2 dépôts de Edgware et Harrow et a réalisé un chiffre d’affaires de à 33 millions d’euros en 2013.
De son côté, RATP Dev, possède la compagnie London United, qu’elle avait récupérée lors de la fusion Veolia-Transdev il y a 4 ans – en compensation de sa sortie du capital de Transdev – et qui s’est vue récemment confier l’exploitation d’une ligne supplémentaire. Avec ses 850 bus rouges à un ou deux étages circulant sur près de 60 lignes, c'est l’un des principaux opérateurs de bus du grand Londres. La filiale de développement de la RATP a dégagé l’an passé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros au Royaume-Uni, zone où elle entend se développer. Elle a d’ailleurs récemment créé une nouvelle unité d’affaires dédiée à la Grande-Bretagne et à l’Irlande, dirigée par Timothy Jackson, qui assure : « Nous allons mettre en commun connaissances et savoir-faire afin de proposer aux voyageurs le meilleur service possible et de répondre aux attentes de Transport for London, qui compte parmi les autorités organisatrices les plus exigeantes au monde en terme de qualité de service. »

San Francisco : des rames Stadler pour le projet eBART
Stadler Rail fournira 8 rames articulées au BART de San Francisco. Les trains seront mis en service sur le prolongement prévu à l'Est de Contra Costa County (eBART), une ligne nouvelle, d'environ 15 km, entre la gare de Pittsburg/Bay et une nouvelle station à Antioch. Les unités multiples de type 2/6 GTW livrées par Stadler ( 6 essieux dont 2 sont moteurs) sont identiques aux 37 trains déjà en service au Texas (Austin et Dallas) et du New Jersey.
Les trains seront construits dans l'usine de Bussnang en Suisse.
La commande est estimée à 42 millions d'euros.Que va devenir le ferroviaire d’Alstom ?
Dans la bataille pour Alstom, le ferroviaire fait figure de parent pauvre. Il n’intéresse pas General Electric qui veut acquérir pour environ 10 milliards d’euros le secteur de l’énergie. Certes, le ferroviaire est embarqué dans la proposition faite ce dimanche par Siemens, mais l’énergie reste au centre de la proposition. Dans l’une ou l’autre option, l’avenir du ferroviaire d’Alstom n’est pas écrit.
Si GE l’emporte, Alstom, privé de l’énergie et de plus de 70 % de son CA deviendrait, de fait, un pur et simple groupe industriel de transport. La stratégie jusqu’à présent suivie par Patrick Kron repose sur de grands partenariats industriels, à commencer par celui avec le russe TMH. Le patron d’Alstom avait de plus annoncé récemment la filialisation du transport dans la perspective de son entrée en bourse. Pas sûr que cela suffise à faire le poids. « Alstom va se sentir bien seul », commente un expert.
Dans le cas d’un accord avec Siemens, l’industriel allemand apporterait à Alstom une partie de son transport pour s’emparer de l’énergie à moindre prix. Il s’agirait – selon Les Echos – de la grande vitesse et des locomotives. Ainsi prendrait corps le vieux thème d’un Airbus du rail qui serait constitué parallèlement – et un peu par ricochet – à un Airbus de l’énergie, thème cher à François Hollande.
Problème : de notoriété publique, le patron d’Alstom, Patrick Kron, se refuse à un accord avec Siemens, qui se traduirait, du fait de grandes redondances, par une forte « casse » sociale. On le dit de l’énergie. C’est vrai aussi du ferroviaire.
Certes, une coopération entre les deux constructeurs ferroviaires peut se révéler fructueuse, comme l'a prouvé la réalisation en commun, déjà ancienne, de la locomotive diesel BB 75000 pour Fret SNCF, où les deux acteurs ont apporté le meilleur de leurs savoir-faire respectifs. Mais à part cet exemple, pour lequel Siemens a investi en France un segment, la locomotive diesel-électrique, quasi déserté par Alstom ces dernières années, les deux industriels sont largement présents sur les mêmes marchés, tant géographiquement que techniquement.
En effet, et on l'oublie en France, c'est en Allemagne, à Salzgitter, que se situe la plus grande usine Alstom Transport, dans le nord du pays, en Basse-Saxe, où le constructeur allemand LHB s'était installé après-guerre. Cette usine produit essentiellement des autorails et automotrices Coradia pour le vaste marché des trains régionaux allemands ou d'autres pays aux normes continentales, ainsi que pour la Suède (automotrices Coradia Nordic pour les trains de banlieue et régionaux aux normes nordiques). Sur le marché des trains régionaux allemands et européens en général, les offres d'Alstom (Coradia produits à Salzgitter et Reichshoffen) et de Siemens (Desiro produits à Krefeld) sont en concurrence frontale et doublonnent largement.
A l’inverse, Siemens n'a pas d'usine d'assemblage de matériel roulant en France. C’est d’ailleurs un projet depuis des années évoqué par Siemens, récemment réactivé, et que l’accord industriel envisagé pourrait permettre de réaliser. Mais Siemens en France vise notamment les métros. Sur ce marché, qui ne serait pas concerné par l’accord global, les deux industriels vendent leurs gammes respectives, très similaires, aux grandes métropoles du monde, souvent dans le cadre d’accords de coopération avec un partenaire local pour l'assemblage.
Siemens est aussi très présent dans le domaine de la signalisation – héritage de Matra Transport – en particulier pour les métros, en tant qu’équipementier CBTC et spécialiste de l'automatisation. Dans ce domaine, les deux groupes sont concurrents, la signalisation est également un point fort d'Alstom, qui comme Siemens fait partie du groupement des équipementiers ERTMS, et sa solution développée pour le métro de Lille est unanimement reconnue comme innovante. Une fois de plus, tant géographiquement que techniquement, Siemens et Alstom doublonnent.
Pour les tramways, les deux constructeurs se sont lancé en même temps dans le plancher bas, dans la deuxième moitié des années 1990. Si Siemens est parti le premier avec son Combino, qui a en son temps connu un grand succès, ce dernier a connu par la suite tellement de problèmes qu'il est aujourd'hui remplacé par l'Avenio, dont les débuts restent timides. En revanche, le Citadis d'Alstom, le tram à plancher bas le plus produit au monde, étend sa gamme, du compact au tram-train, sans toutefois s'intéresser aux voies métriques, laissées à la concurrence.
Concurrence toujours, même si les produits ne sont pas les mêmes, dans le domaine de la grande vitesse qui serait, lui, concerné par l’accord. Il y a le TGV articulé à motorisation concentrée chez Alstom, qui propose également (avec un succès très limité) son AGV à motorisation répartie. Grande fierté nationale, fleuron du savoir-faire français, le TGV s'est en son temps exporté en Espagne et en Corée, puis dernièrement au Maroc. Siemens a quant à lui poursuivi le développement de l'ICE 3 allemand, sur bogies classiques et à motorisation répartie, qui a « volé » à Alstom la prochaine génération Eurostar. Ce succès n'est pas le seul pour Siemens, qui outre les nouvelles rames 407 interopérables pour la DB (très en retard) livre des versions locales de son Velaro en Russie, en Chine, en Espagne ou tout récemment en Turquie.
Le contraste entre les fortunes respectives d'Alstom et de Siemens se retrouve enfin dans les locomotives : alors que la Prima 2 d'Alstom n'est en service qu'au Maroc, la Vectron de Siemens, pourtant lancée plus tard, approche des 200 commandes en Europe. Et ses cousines américaines débutent leur carrière. L'usine Alstom de Belfort, spécialisée dans les locomotives et les motrices de TGV, a quand même eu du travail ces derniers temps, avec les commandes de locomotives chinoises, puis kazakhes. Mais ces dernières sont pour la plupart produites sur place, en coopération avec le russe TMH. Une coopération qui est également à l'œuvre sur le marché « 1520 », où Siemens est également présent via sa joint-venture avec Sinara.
Dans l’ensemble, l’accord ferroviaire avec Siemens s’il se confirme, serait un peu paradoxal, puisqu’il consisterait à confier à Alstom la maîtrise de deux segments de marché, les locomotives et la grande vitesse, sur lesquels le groupe allemand est aujourd’hui plus florissant.
General Electric, pour sa part, laisse le ferroviaire de côté. Pourtant, dit un spécialiste du secteur, un accord dans ce domaine n’aurait rien eu de « loufoque ». Comme dans l’énergie, les deux groupes sont fort complémentaires.
Techniquement, GE est un des deux grands spécialistes nord-américains de la locomotive diesel-électrique de grande puissance « à l’américaine ». Un type d’engin que ne produit pas Alstom. GE a aussi commencé à se diversifier dans la locomotive diesel-électrique de moyenne puissance « à l’européenne ». Un type d’engin qu’Alstom ne sait ou ne veut plus vraiment produire. GE est absent de tous les autres domaines, où Alstom est en revanche présent : grande vitesse, locomotives électriques, trains régionaux, métros, tramways, etc. GE et Alstom sont tous les deux présents dans le domaine de la signalisation, Alstom étant de surcroît un des membres clés du groupement ERTMS.
Géographiquement, les centres de production de matériel roulant de GE se situent uniquement aux Etats-Unis (Erie et Fort Worth) et en Turquie, où une nouvelle usine a été construite pour le marché européen continental et britannique. En revanche, Alstom Transport est présent dans de nombreux pays. Aux Etats-Unis, il dispose de six sites, dont un, à Hornell, de production de matériel roulant ferroviaire, les cinq autres étant pour les services et la maintenance. Les clients de GE sont sur le marché nord-américain (Canada, Etats-Unis et Mexique), et plus généralement hors d’Europe (Chine comprise). Si Alstom a une clientèle mondiale, elle est essentiellement présente en Europe, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Toutefois GE s’intéresse au Vieux continent en commençant par la Grande-Bretagne. Et il a l’intention de devenir très actif en France et en Europe dans le domaine de la signalisation, secteur prometteur dans le marché mature européen.
La secrétaire générale du Stif au cabinet de Frédéric Cuvillier
Ily a encore une dizaine de jours, le secrétaire d'Etat aux Transports qualifiait de remarquablement « stable » son ministère. Tout comme son cabinet qui ne devait pas, selon lui, vraiment changer. Finalement, l'entourage de Frédéric Cuvillier va être profondément remanié. Véronique Hamayon, qui était jusqu'alors secrétaire générale du Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France) devrait remplacer, en tant que directrice du cabinet, Emmanuel Kesler. Raphaël Chambon, qui était directeur adjoint, et Jérôme Martin, chef de cabinet, vont également être remplacés. Emmanuel Kesler, qui a travaillé à la SNCF de 2003 à 2012, était considéré comme un proche défenseur des vues de l’entreprise nationale sur la réforme ferroviaire.
De son côté, Brigitte Béjean, jusqu'alors attachée de presse, est remplacée par Marie-Pierre Vérot, qui occupait les mêmes fonctions à Matignon.
En revanche, les conseillers techniques restent en poste. Une continuité qui explique certainement les propos de Frédéric Cuvillier.
Finalement, Elisabeth Borne dirige le cabinet de Ségolène Royal
Le cabinet est au complet. Cela n’aura pas été sans mal. Le 4 avril Ségolène Royal avait annoncé la nomination d’un directeur de cabinet, Jean-Luc Fulachier, qui finalement cède la place à Elisabeth Borne, préfète de Poitou-Charentes. X-Ponts, Elisabeth Borne a notamment travaillé à la direction des transports terrestres du ministère de l’Equipement. En 1997, elle est conseillère de Lionel Jospin, premier ministre, chargée des Transports puis de l’Urbanisme, de l’Equipement, des Transports, du Logement et de la Ville. Après la défaite de la gauche en 2002, elle rejoint la SNCF, comme directrice de la Stratégie, puis entre en 2007 chez Eiffage, où elle est directrice des concessions, alors que se préparent les premiers grands contrats ferroviaires public-privé. De 2008 à 2013, elle est directrice de l’urbanisme à la Ville de Paris. Elisabeth Borne était préfète de Poitou-Charentes depuis février 2013, région dont Ségolène Royal doit abandonner la présidence qu’elle occupe depuis 2004.
Son nom est précédé de trois autres dans le décret publié au Journal Officiel le 23 avril. En tête, Jean-Louis Bianco, confirmé dans sa fonction de conseiller spécial, chargé des contacts nationaux et internationaux. Ancien secrétaire général de la présidence de la République sous François Mitterrand, Jean-Louis Bianco a été ministre de l’Equipement, du Transport et du Logement en 1992. Il a été codirecteur de la campagne de Ségolène Royal à la présidence de la République en 2007 et l’a soutenue aux primaires du parti socialiste en 2011. Il a remis au gouvernement Ayrault, en avril 2013, un ensemble de recommandations préparant les voies de la réunion de la SNCF et de RFF : Réussir la réforme de système ferroviaire.
Autre proche de la ministre, Jean-Luc Fulachier, éphémère directeur de cabinet de Ségolène Royal, est conseiller de la chargé de la croissance verte et des questions économiques et financières. Il était directeur général des services de la région Poitou-Charentes de 2004 à 2013.
Francis Rol-Tanguy, ancien directeur de cabinet de Philippe Martin, le précédent ministre de l’Ecologie, est conseiller chargé de l'énergie, du mix énergétique, des transports et de la mer. Francis Rol Tanguy a notamment été directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot, ministre de l’Equipement, des Transports et du Logement, de 1997 à 2000. En 2000, il est directeur général délégué de Fret SNCF. En 2003, il est nommé préfet, directeur régional de l’Equipement d’Ile-de-France. Il est ensuite directeur général de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) jusqu’en 2012.
Sont aussi nommés au cabinet de la ministre, Guillaume Leforestier, directeur adjoint et conseiller budgétaire ; Sophie Bouchet-Petersen, conseillère ; Adélaïde Colin, conseillère stratégie et communication ; Cyril Piquemal, conseiller pour les relations avec le Parlement et les questions européennes et internationale ; Sandrine Attia, chef de cabinet et appui à la gestion des crise ; Laurent Grave-Raulin conseiller pour les relations avec les territoires ; Diane Szynkier, conseillère biodiversité, eau, paysage, économie circulaire, santé et environnement ; Jacques Barberye, chef de cabinet adjoint.
Rapport Thévenoud. Le Grand Paris pourrait gérer taxis et VTC
Un prix forfaitaire de la course entre les aéroports parisiens et Paris intra-muros. C'est l'une des propositions que fait Thomas Thévenoud député PS de Saône-et-Loire et médiateur dans le conflit entre VTC (Voiture de tourisme avec chauffeur) et taxis, qui a remis son rapport, le 24 avril au Premier ministre, Manuel Valls. Ce tarif forfaitaire permettrait d’afficher dans les aérogares un tarif pour chaque mode, associé à un temps de transport, afin que le voyageur puisse comparer. Cette mesure devrait aussi éviter les abus, dont sont notamment victimes les étrangers, et améliorer ainsi le premier contact avec la France, que représentent pour eux les aéroports.
En contrepartie de ce forfait, Thomas Thévenoud, propose de « réserver une voie aux transports en commun et aux taxis entre l’aéroport de Roissy et la capitale sur l’autoroute A1 », qui se poursuivrait jusque sur le périphérique lui-même. L’expérience a déjà été menée entre avril 2009 et février 2010, mais sans l’accès au boulevard périphérique. Le rapporteur propose également d’élargir cette mesure aux autres autoroutes entrant dans Paris – de telles voies réservées sont à l’étude sur l’A4, l’A6, l’A10 et l’A12 – et pourrait l’être pour l’accès aux grandes agglomérations françaises.
Le député de Saône-et-Loire propose en outre de rénover la commission départementale des taxis pour l’élargir aux VTC. Elle deviendrait une commission départementale des transports légers, dans lesquelles siégeraient des représentants des collectivités locales. Dans le même esprit, le rapport suggère une normalisation progressive de la gouvernance des transports légers de personnes dans le Grand Paris. Il s’agit « d’harmoniser la zone des taxis parisiens avec l’aire géographique de la future métropole du Grand Paris (soit Paris et la petite couronne) ». Un observatoire des besoins de transports légers de personnes associerait la préfecture, la direction régionale d'Ile-de-France de l’équipement (Driea), le Stif, la Ville de Paris, les présidents des conseils généraux des départements de la petite couronne et la future métropole du Grand Paris.
Confié au préfet et à la Driea, avant la constitution de la métropole du Grand Paris son pilotage reviendrait ensuite à son président. La future métropole gérerait aussi les autorisations de stationnement des taxis. La préfecture de police assumerait toujours le rôle disciplinaire pour les taxis, mais aussi pour les VTC et les autres transports légers de personnes.
Quant aux immatriculations de VTC en province, elles seraient confiées aux Dreal, les services déconcentrés du ministère des Transports, alors qu’elles dépendaient jusqu’à présent du ministère de l’Intérieur. Thomas Thévenoud souhaite que le gel des immatriculations se poursuive jusqu’au vote d’une loi rassemblant ses propositions, au moins celles qui le nécessitent. Il souhaite qu'elle soit soumise à l’Assemblée, « le plus vite possible », c’est-à-dire, « idéalement » avant la fin de l’actuelle session parlementaire.
Italie. Le patron des FS passe à Finmeccanica
Le passage des chemins de fer d’Etat à un grand groupe industriel se fait aussi pour les dirigeants en Italie Ainsi, le président du Conseil Matteo Renzi a ainsi annoncé que Mauro Moretti, l’administrateur délégué des FS (chemins de fer de l'Etat italien), succéderait à Alessandro Pansa comme PDG de Finmeccanica. C’est une mission difficile qui attend Moretti ; dans le secteur ferroviaire, par exemple, le groupe industriel italien a mis en vente le constructeur de matériel roulant AnsaldoBreda et sa participation dans le spécialiste de la signalisation Ansaldo STS pour éponger les dettes.
Réforme ferroviaire. Appel d’anciens dirigeants aux parlementaires
Cinq anciens dirigeants du ferroviaire ont adressé le 25 avril à des députés et sénateurs une lettre les appelant à revoir en profondeur une réforme dont l’examen doit commencer à l’Assemblée nationale à la mi-juin. Jacques Chauvineau, ancien directeur de l’Action régionale à la SNCF, Jean-Pierre Duport, ancien président de RFF, Philippe Essig, ancien président de la SNCF, Pierre-Louis Rochet, ancien PDG de Systra et de SNCF International, Armand Toubol, ancien directeur de Fret SNCF, dont l’opposition au projet est déjà publique, signent cet appel. Ils souhaitent mettre le système ferroviaire en phase avec « la fin de l’ère des réseaux fermés avec monopérateur ». Certes, ils soutiennent la création du gestionnaire d’infrastructure unifié prévue par la loi mais ils y voient une façon de mener « à son terme la réforme inachevée de 1997 ». Ils veulent donc, à l’inverse du projet de loi, faire de RFF un gestionnaire d’infrastructure de plein exercice. Ils lui confèrent le premier rôle dans le système : « Appelé à devenir le pôle public structurant de la politique ferroviaire nationale, sa tâche est immense. C’est sur lui que reposera l’avenir du réseau. C’est lui qui devra le moderniser, attirer de nouveaux utilisateurs, organiser la coexistence entre services voyageurs et fret, les connexions interopérables à l’Europe. C’est lui qui aura la vision "système", nécessaire pour gérer la complexité née de ce pluralisme, comme le font d’autres réseaux européens. »
Pour eux, dans un nouveau contexte marqué par la concurrence, « l’importance de l’opérateur SNCF reste entière ». Les deux Epic doivent rester séparés : pas de « structure de tête ambiguë, dont les promoteurs eux-mêmes peinent à définir le contenu, porteuse du risque d’effacement de l’Etat stratège, de mise sous tutelle du gestionnaire du réseau par l’opérateur SNCF, et de conflits de fonctionnement et de pouvoir, générateurs de surcoûts et d’immobilisme. »
Ils demandent de plus un renforcement de l’Araf et trouvent inutile la création prévue par le projet de loi d’un Haut comité.
En prônant une réforme « simple et lisible », faisant reposer le système sur trois acteurs indépendants — le gestionnaire d’infrastructure, l’opérateur historique et le régulateur – ils pensent donner les moyens de redynamiser une activité en crise, et d’enrayer une spirale financière mortifère, du fait d’une impasse annuelle qui se monte selon eux à 3 milliards d’euros.
Ont-ils une chance d’être entendus de la majorité ? Un observateur proche des signataires en doute, et s’étonne que la position de présidents de conseil régionaux socialistes, qui souhaitent maintenant pouvoir recourir à des concurrents de la SNCF pour le transport régional, n’interpelle pas beaucoup les parlementaires de gauche.
Industrie. Quatre candidats pour la reprise de Valdunes
Début avril, Valdunes annonçait que six industriels s'étaient déjà déclarés intéressés par une reprise des activités du spécialiste nordiste des axes, roues et essieux montés destinés au matériel roulant ferroviaire, placé en redressement judiciaire le 31 mars. Le 22 avril, c'étaient finalement quatre offres de reprise qui étaient déposées auprès de l'administrateur judiciaire. « L'administrateur judiciaire et la direction du groupe vont examiner ces propositions dans les prochaines semaines pour retenir l'offre qui préserve le mieux l'emploi et permettre de pérenniser les activités de la société et ses sites à travers un plan d'investissement ambitieux », a indiqué Valdunes dans un communiqué. L'identité des quatre candidats n'a pas été précisée, mais celle du repreneur devrait être connue d'ici fin mai.