Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Aides d’Etat à l’énergie. Fin de l’alerte européenne pour la SNCF

    L’histoire se termine bien finalement pour la SNCF. La réforme européenne des règles relatives aux aides d’Etat dans le secteur de l’énergie et de l’environnement ne se traduira pas par la suppression des ristournes dont elle bénéficie actuellement dans le cadre du mécanisme de financement des énergies renouvelables (voir La Lettre confidentielle n° 7). Du moins pas automatiquement. Une centaine de millions d’euros par an étaient en jeu pour l’entreprise, l’un des premiers consommateurs d’électricité en France.

    La crainte était venue du fait que la Commission européenne entend réserver certaines aides « énergie et environnement » aux entreprises soumises à forte concurrence internationale et qui pourraient être tentées de délocaliser hors de l’Union européenne. Pas vraiment le cas des entreprises ferroviaires. Concrètement, ce nouveau principe sonnait le glas du plafonnement de la contribution de la SNCF au mécanisme de soutien à l’électricité produite à partir de sources renouvelables.

    Pour la SNCF, le soulagement est venu d’une petite note de bas de page ajoutée in extremis dans les nouvelles règles finalement adoptées par la Commission européenne le 9 avril. Une note qui précise que dans le cas des entreprises ferroviaires, ce sont des règles d’aides d’Etat spécifiques au secteur, adoptées par la Commission en 2008, qui prévaudront. Et ces règles-là peuvent justifier le plafonnement dont bénéficie l’entreprise.

  • Transdev mise sur Simone pour renflouer son SuperShuttle

    « En Shuttle Simone ! » Quoi de mieux qu’une allusion à une expression populaire pour promouvoir un concept qui a du mal à prendre en France malgré ses atouts et qui cartonne aux Etats-Unis depuis dix ans, le SuperShuttle (www.supershuttle.fr) ? C’est en tout cas le nom de l’opération de communication menée par Transdev via Facebook pendant la durée des vacances de Pâques toutes zones confondues, avec à la clé des réductions et un jeu permettant de gagner un an de trajets en navette aéroportuaire partagée. 250 000 personnes l’ont empruntée en 2013, essentiellement pour se rendre ou revenir de l’un des trois aéroports – Roissy, Orly, Beauvais – ce qui constitue 90 % de l’activité, mais SuperShuttle dessert aussi les sept gares SNCF parisiennes. C’est encore une goutte d’eau au regard du nombre de passagers annuels de l’aérien.

    Surfant sur la vague du VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) que la société promeut, Transdev entend bien booster cette activité lancée sur le marché français fin 2009 – à l’époque par Veolia – et qui n’a pas encore trouvé son équilibre. « La croissance est de 20 % par an et nous avons changé le statut de nos conducteurs pour proposer du VTC partagé », se félicite Paul de Rosen, directeur des entreprises de transport à la demande (TAD) en France chez Transdev. En 2012 en effet, SuperShuttle perdait un million d’euros. Le secrétaire général du groupe, Jérôme Nanty, expliquait à la mi-2013 que le modèle économique et social français, avec des chauffeurs salariés, était inadapté. Le groupe prévoyait de les licencier et de transposer le modèle américain de chauffeurs indépendants franchisés.

    « Le ticket d'entrée, c'est juste l'achat du véhicule, expliquait-il. Et comme c'est du B to C, les marges sont plus importantes. » La rentabilité du SuperShuttle américain est en effet de 14 %. Et c’est ce qui a été fait. Désormais, « les 60 chauffeurs des 50 véhicules huit places, qu’ils louent ou dont ils sont locataires, sont des indépendants qui travaillent sous le régime du VTC. C’est une formule assez souple », assure Paul de Rosen. Résultat, un chiffre d’affaires 2013 de 5 millions d’euros, avec cependant un résultat, « qui reste négatif, mais moins qu’en 2012… Notamment parce qu’on a dû provisionner des charges exceptionnelles liées à la restructuration du modèle,poursuit-il. On espère atteindre l’équilibre cette année ou en 2015 ».

    Compte tenu des frais de structure en effet, de plus d’un million d’euros pour les vingt salariés chargés du dispatching et de l’accueil en aéroport, il faut atteindre un volume d’affaires conséquent. « 7 millions d’euros,a calculé Paul de Rosen. On est en bonne voie avec notre croissance de 20 % ».Transdev transpose ici son expérience du TAD en France mais aussi aux USA ou aux Pays-Bas (avec Connexxion) pour maximiser son dispatching : « en moyenne nous avons deux à trois groupes et six à huit personnes par véhicule »,assure le responsable.

    Il n’y a plus qu’à convertir davantage d’utilisateurs aux atouts de cette navette partagée : sur réservation, le client bénéficie d’un service porte-à-porte comme en taxi – certes, avec quelque détour pour récupérer ou déposer les autres passagers – pour un prix fixe correspondant à « la moitié du tarif taxi quand on est seul ».La promotion de Pâques propose le trajet Paris – Roissy pour une famille de trois personnes avec bagages à moins de 45 euros. La vente est multicanal : web, Air France, Expédia, certains hôtels ou intermédiaires touristiques… Première clientèle séduite, celle des touristes américains, rassurés de pouvoir réserver et payer de façon sécurisée à l’avance. Et aussi bien sûr par la notoriété de la marque outre-Atlantique.

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  • Mégacamions. Le flou européen ne s’est pas estompé

    Après le refus par le Parlement européen d’autoriser la circulation transfrontalière des « gigaliners » ces camions géants qui peuvent atteindre les 60 tonnes et sont actuellement autorisés pour des trajets nationaux dans certains Etats, les entreprises ferroviaires se disent soulagées. Sauf que les choses ne sont pas aussi claires que cela. En session plénière le 15 avril, les eurodéputés ont bien rejeté une modification des règles européennes sur les poids et dimensions des véhicules, qui aurait explicitement permis aux gigaliners de passer la frontière entre deux Etats qui les autorisent sur leur territoire. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas réussi à s’entendre sur un amendement qui interdirait explicitement ces trajets. Résultat : les règles actuelles resteraient inchangées… Des règles floues que certains comprennent comme autorisant la circulation transfrontalière des gigaliners et d’autres pas. L’Iru, qui représente les transporteurs routiers, s’est d’ailleurs réjouie après le vote que la circulation transfrontalière de ces camions pourra se poursuivre. Ce sont peut-être les Etats qui trancheront finalement : le règlement en cours d’adoption sera débattu par les ministres des Transports européens en juin.

  • Frédéric Cuvillier veut une agence européenne du transport routier

    « Ce sera notre prochaine revendication », annonce le secrétaire d'Etat… aux Transports à propos de la création d'une agence européenne du transport routier. Frédéric Cuvillier a expliqué, lors de la conférence européenne sur le transport routier de marchandises qu'il a organisé à Paris le 16 avril, qu'il souhaitait porter ce message lors du prochain conseil informel des ministres européens des Transports qui se tiendra à Athènes le 8 mai, puis d'entrer dans le vif du sujet le 5 juin à Luxembourg lors du Conseil des ministres.

    « Cette agence doit organiser les modalités de contrôle, simplifier, uniformiser les règles. Nous allons regarder comment être le plus efficace possible », précise le secrétaire d'Etat aux Transports. Le but : mettre fin aux disparités de conditions de travail entre les conducteurs routiers au sein des pays de l'Union européenne. Ce qui favorise une concurrence déloyale, dont vient de s'inquiéter la commission des affaires européennes du Sénat. Dans un rapport d'information sur le dumping social dans les transports européens, publié le 15 avril, elle pointe du doigt le manque de réglementation suffisante, ou le contournement des règles existantes. Les auteurs préconisent de mettre en place des règles encadrant plus strictement les transports européens routier, aérien et maritime, et d'en renforcer le contrôle.

    La future agence européenne souhaitée par le gouvernement français devra travailler avec les services du ministère au sein de la DGITM (Direction générale des infrastructures de transport et de la mer), en particulier avec les contrôleurs des transports terrestres. C'est un dossier qui pourrait prendre de deux à quatre ans, selon l'entourage du ministre. S'il y a une réelle volonté politique, les choses peuvent aller vite, assure-t-on.

    M.-H. P.

  • Grand Paris : le retour de Pierre Mansat

    Anne Hidalgo a missionné Pierre Mansat pour suivre auprès d’elle la mise en place …  

    de la Métropole du Grand Paris et faire le lien avec les élus pendant la période de préfiguration. Il va travailler en lien étroit avec Aurélien Rousseau qui, nommé secrétaire général adjoint chargé du suivi de la Métropole, va préparer les services de la ville à cette évolution.

    Ecarté par Anne Hidalgo des listes électorales, Pierre Mansat, maire-adjoint de Paris à la Métropole du temps de Bertrand Delanoë, a néanmoins fait partie de l’équipe de campagne de la nouvelle maire. Sa mission à la mise en place de la métropole était attendue. Pierre Mansat (ex-PC)  est l’artisan de la conférence métropolitaine, devenue le syndicat d’études Paris-Métropole, regroupant les communes de petite couronne. Son expérience et sa pratique du dialogue seront très utiles dans la préfiguration du Grand Paris, alors que la métropole pure et dure votée dans la loi Mapam a du plomb dans l’aile : la droite, largement victorieuse aux municipales en Ile-de-France aussi, est dans l’ensemble hostile à la fusion des 19 intercommunalités et des trois départements de petite couronne dans la métropole. Patrick Braouezec, ex PC, réélu président de Plaine Commune, la plus importante des intercommunalités d’Ile-de-France, lui ausis très hostile à la loi Mapam, réaffirme le rôle essentiel que doivent jouer les intercommunalités dans un entretien au journal de Saint-Denis, repris dans le blog de Pierre Mansat.

    http://www.pierremansat.com/

     

     

     

  • Paris : Christophe Najdovski, maire adjoint aux Transports, Déplacements et à l’Espace public

    Paris : Christophe Najdovski, maire adjoint aux Transports, Déplacements et à l’Espace public

    Tête de liste EELV aux élections municipales parisiennes, Christophe Najdovski, 44 ans, est aujourd’hui maire adjoint aux Transports, Déplacements et à l’Espace public.
    Il succède au socialiste Julien Bargeton, qui prend les Finances. Fils de parents yougoslaves venus en France en 1968, professeur d’économie, conseiller de Paris depuis 2001, maire adjoint à la petite enfance depuis 2008, Christophe Najdovski veut faire de Paris – disait son programme – la capitale mondiale du vélo. Le programme vert prévoyait aussi un tram de 18 km longeant la Seine sur la rive droite. Les listes écologistes ont réuni 8,86 % des voix au premier tour. Un poids non négligeable pour Anne Hidalgo qui, avec 34,40 % des voix était devancée par NKM. L’accord de mandature signé entre les deux tours par le PS et EELV prévoit le bouclage du tramway des Maréchaux, la mise en place de nouveaux véhicules électriques le long de la rive droite et entre les gares (voir ci-contre), l’éradication du diesel, la mise en place systématique de la circulation alternée et de la gratuité des transports publics en cas de pic de pollution, la construction de 700 km de pistes cyclables. Tout un programme.

  • Abidjan veut se doter d’un train urbain

     Le gouvernement ivoirien et un consortium franco-coréen, dans lequel figure l'entreprise française Bouygues, ont signé le 11 avril un accord portant sur la construction de cette ligne ferroviaire. Dans une vidéo de promotion du projet, le coût de l'ouvrage, qui nécessitera la construction de 11 ponts ferroviaires, est évalué à 500 millions d'euros, sans aucun financement public. Une première partie de la ligne entrera en fonction en 2017.
    L'infrastructure, qui permettra le transport d'"environ 300.000 personnes par jour", vise à "résoudre le problème des embouteillages à Abidjan, qui engendrent des pertes importantes pour l'économie ivoirienne", selon le ministère des Transports. 
    Le train, qui ira de l'aéroport à Anyama, 37,5 km au nord, traversera les quartiers peuplés d'Abobo,Adjamé, Treichville et Port-Bouët, ainsi que le centre administratif et économique du Plateau.
    L'attribution du marché s'est faite hors de tout appel d'offre mais en "négociation directe", en raison de "l'infructuosité" d'une "procédure de consultation lancée en 2013", des "délais requis" pour en mener une nouvelle, ainsi que de "l'urgence de cette réalisation", indique un communiqué reçu par l'AFP.
    Parallèlement à la ligne de train urbain, le gouvernement a annoncé l'accélération du transport lagunaire via l'arrivée de "compagnies de référence" du secteur, dotées de "bateaux-bus de dernière génération", avec la construction de "quais dotés d'infrastructures modernes". "Ces bateaux-bus relieront dans des délais record de 8 à 30 minutes la quasi-totalité des communes d'Abidjan",  afin de "désengorger le secteur routier abidjanais", précise le ministère des Transports.

  • Facilité de voyage entre Rhônexpress et la compagnie aérienne Hop!

    Facilité de voyage entre Rhônexpress et la compagnie aérienne Hop!

    Désormais il est possible de réserver son billet de tramway Rhônexpress sur le site de la compagnie  aérienne low cost Hop! Les voyageurs pourront ainsi se rendre directement au tram à la sortie de leur avion et rejoindre le centre-ville. En moins de 30 minutes, la navette relie tous les jours  l'aéroport au centre d'affaires Lyon Part-Dieu, au centre historique de la ville en passant par la presqu'île, et à l'ensemble des infrastructures de transport de l'agglomération lyonnaise.

    Rhônexpress a transporté 1 170 000 passagers en 2013. C'est le premier partenariat d'intermodalité pour  Rhônexpress.

  • Fret. Deuxième train Marathon de 1 500 m

    Toujours plus long et encore plus lourd ! Le 12 avril, presque trois mois après le premier essai un deuxième train de fret de 1 500 m a relié Sibelin à Nîmes à 100 km/h. Comme celui du 18 janvier, ce train a été mis en circulation dans le cadre du projet européen Marathon, qui consiste à obtenir un convoi de grande longueur par couplage de deux trains de longueur classique (750 m) et une liaison radio entre leurs locomotives respectives. Mais alors que le premier essai, qui s’est déroulé sur le même trajet, était en traction électrique avec deux BB 37000 Alstom, l’essai du 12 avril a eu recours à la traction diesel avec deux CoCo diesel-électriques Euro 4000 de Vossloh. Et une fois de plus, le record de longueur en Europe a été battu : 1 524 m, contre 1 476 m le 18 janvier. Et le 12 avril, le convoi était plus lourd aussi : 4 300 tonnes y compris les locomotives, soit 4 020 tonnes remorquées, contre 3 489 tonnes au total, dont 3 311 tonnes remorquées, le 18 janvier. Mais dans la catégorie du train le plus lourd, ce nouveau convoi de transport combiné était en revanche loin de battre les records des trains de minerais !

  • L’édicule de la station Pont Cardinet dévoilé

    L’édicule de la station Pont Cardinet dévoilé

    La RATP a confié à l’artiste allemand Tobias Rehberger  la création de l'entrée de la future station Pont Cardinet  dans le 17ème arrondissement de Paris. L'oeuvre, qui se veut être l'interprétation contemporaine des édicules d'accès aux stations créés par Hector Guimard, sera une arche colorée. La sculpture sera composée de fragments triangulaires opaques en métal et de fragments rétro-éclairés qui s'illumineront pour indiquer l’heure, selon le concept de l’horloge binaire.
    L’oeuvre monumentale  de Tobias Rehberger sera installée au bas d'un immeuble futuriste dessiné par l’agence chinoise MAD fondée par Ma Yansong, et par le cabinet Christian Biecher.

    Déjà en 2000, à l'occasion du centenaire de la construction du métro parisien, Jean-Michel Othoniel, plasticien français, avait créé  « Le Kiosque des Noctambules », l'oeuvre d'art qui orne l'entrée de la station Palais Royal-Musée du Louvre.

    Pont Cardinet sera la première des nouvelles stations créées dans le cadre du prolongement de la ligne 14 – de Saint-Lazare à Mairie de Saint-Ouen.
     4 stations : Pont-Cardinet, Porte de Clichy, Clichy-Saint-Ouen RER et Mairie de Saint-Ouen jalonneront le parcours de la ligne entièrement souterraine de 5,8 kilomètres.
    Le STIF et la RATP sont co-maîtres d’ouvrage de ce projet, première étape du Grand Paris Express