Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr
Disparition de Bob Crow, syndicaliste anglais craint et respecté
Bob Crow, l'emblématique secrétaire général du Rail, Maritime and Transport Union (principal syndicat du transport de Grande-Bretagne) depuis 12 ans, est décédé le 11 mars, à la suite d'une crise cardiaque. Il était âgé de 52 ans. Entré dans les chemins de fer à 16 ans, son engagement syndical débute très tôt, il devient représentant du personnel à 20 ans. Défenseur acharné des 80 000 adhérents du RMT, il était une figure connue outre-Manche. Les réactions ont été nombreuses et les hommages appuyés. Des figures de la gauche britannique, comme l'ancien maire de Londres, Ken Levingstone, mais également des adversaires acharnés comme l'actuel maire, Boris Johnson, avec qui il s'était violemment opposé sur le dossier du métro londonien. Celui-ci a rendu hommage à « un combattant et un homme de caractère ».
S. D.
La Fnaut présente son programme idéal pour les municipales
Pour favoriser l’utilisation des transports publics comme le tramway, le bus et le vélo, il faut… … amoindrir le rôle de la voiture en ville, explique la Fnaut qui a présenté début mars ce qu’elle voudrait voir dans les programmes des candidats aux élections municipales. La Fédération nationale des associations d’usagers des transports souhaite que la circulation soit rédhibitoire pour les automobilistes. Le manque de places de parking n’est pas un problème selon elle car cela permettrait le report sur d’autres modes de transport.
L’élargissement des couloirs de bus et l’aménagement de pistes cyclables sont également des solutions prônées par l’association, qui souhaite plus de cyclistes en France, avec pour modèle les Pays-Bas. La réduction de la vitesse en ville à 30 km/h fait aussi partie des mesures fortes aux yeux de l’association, une mesure qui devrait assurer plus de sécurité et de confort aux piétons et aux cyclistes.
La Fnaut prône aussi le développement de l’autopartage, permettant de mutualiser l’utilisation d’un véhicule et de ne payer que le temps d’utilisation. Mais elle déplore le manque de médiatisation de ce service, qui serait plus avantageux que les systèmes de type Autolib’. Selon la fédération, le système parisien de location en libre service de véhicule électrique est une « fausse bonne idée » : il pousserait les utilisateurs à utiliser une voiture quand ils pourraient s’en passer.
L’association demande enfin aux candidats aux municipales d’avoir une vision globale, par exemple en concevant les nouveaux logements et commerces autour des axes « lourds » de transport collectif, notamment le tramway, jugé comme idéal pour la ville.
Pour financer les transports publics, la Fnaut soutient l’idée du péage urbain. Une participation de tous les automobilistes au financement des transports en commun pourrait également se faire via une légère augmentation des taxes sur le carburant.
Quant à la gratuité des transports publics, la Fnaut est clairement contre. Elle se positionne pour une « tarification solidaire », qui serait légèrement plus chère pour l’ensemble des voyageurs, avec des réductions pour les plus faibles revenus.
A. N.

Toul choisit à son tour PayByPhone de Vinci Park
Le paiement du stationnement par mobile est possible à Toul depuis le 1er mars. Six cent dix-sept places en voirie sont concernées par ce service proposé par la ville de Toul (16 000 habitants) et Vinci Park, également accessible par Internet.
Avec le système PayByPhone, les utilisateurs peuvent également recevoir une alerte par SMS leur indiquant la fin imminente du stationnement. Deux tarifs seront appliqués, en fonction de la zone de stationnement. Ce type de paiement n’engendre, non seulement pas de surcoût pour l’usager mais lui permet de bénéficier de 15 minutes gratuites.
En décembre 2009, Vinci Park et PayByPhone, son partenaire, avaient inauguré le premier service de paiement du stationnement sur voirie par téléphone portable à Issy-les-Moulineaux, en région parisienne. Depuis, plus de douze villes en France (Boulogne-Billancourt, Antony, Saint-Nazaire, Rueil-Malmaison, Bourg-la-Reine, Rambouillet, Asnières-sur-Seine, Neuilly-sur-Seine…) ont adopté ce service, soit près de 50 000 places en France.
Au début du second trimestre 2014, les arrondissements du centre de Paris (Ier, IIe, IIIe, IVe) proposeront ce service, avant un déploiement progressif dans les autres arrondissements de la capitale d’ici 2015.
Dans le monde, plus de 200 villes ont choisi PayByPhone, soit plus de 6 millions d’utilisateurs.
Vers une généralisation de la médiation dans les transports ?
Le Haut comité de l’Autorité pour la qualité de service dans les transports (AQST) a adopté une motion le 7 mars dernier qui encourage les entreprises de transport à mettre en place des structures de médiation. « Dans les transports publics, tout voyageur doit pouvoir saisir un médiateur si la réponse donnée par le service clientèle à la réclamation qu’il a exprimée ne le satisfait pas et s’il ne souhaite pas pour autant recourir à des procédures judiciaires », affirme cette motion. Le Haut comité précise également que le recours à un médiateur n'empêche pas de se tourner vers les tribunaux ultérieurement. Actuellement, pour l'institution seuls « les médiateurs de la SNCF, de la RATP et de la branche Tourisme et voyages, représentent chacun un recours jugé satisfaisant et qui pourrait donc être maintenu ». Pour tous les autres opérateurs, tout ou presque reste à faire. L'AQST préconise de mettre en place des services efficaces de médiation dans le cadre la transposition par la France de la directive européenne concernant le règlement extrajudiciaire des litiges de consommation.
S. D.
L’Europe enquête sur des aides aux transports en Ile-de-France
A la suite d'une plainte, la Commission européenne a annoncé, le 11 mars, avoir ouvert une enquête approfondie… …sur des aides financières accordées par la région Ile-de-France aux collectivités publiques ayant conclu un contrat d'exploitation de lignes régulières d'autobus avec une entreprise privée, ou qui les exploitent en régie. Ces aides sont à leur tour reversées à des entreprises de transport qui seraient au nombre de 235.
La Commission va vérifier si ces aides, attribuées depuis 1994 pour un montant total de 263 millions d'euros, sont compatibles avec les règles européennes en matière de concurrence.
La Commission devra déterminer si ces aides correspondent effectivement, comme l'affirme la France, à des compensations pour des obligations de service public, ou si au contraire il s'agit de surcompensations qui favorisent indûment certaines entreprises. Mais les autorités françaises n’ont pas communiqué, à ce jour, note la Commission, quelle obligation de service public justifiait le versement de ces compensations, ni selon quels calculs elles étaient versées.
L'ouverture d'une enquête approfondie, rappelle la Commission, ne préjuge pas de son issue, mais permet aux tiers intéressés de présenter leurs observations sur les mesures envisagées.
Réagissant à cette annonce, la Région Ile-de-France précise que le régime des aides versées aux collectivités (pour un montant total de 260M) pour assurer l’exploitation de lignes de bus sur les territoires peu ou mal desservis a été mis en œuvre en 1994 sous la présidence de M. Giraud. Le Conseil régional a renouvelé ce dispositif en 1998 et 2001 pour pérenniser une offre de transport public sur les territoires d’Ile-de-France ne bénéficiant pas du réseau de bus RATP (grande couronne) avant que le STIF ne soit en capacité d'intégrer l'ensemble des lignes de bus exploitées en petite et grande couronne.
La Région réaffirme le caractère d’utilité publique de ces aides qui n’affectaient pas les échanges intracommunautaires. Elle fera valoir ces éléments devant la commission européenne, justifiés par le maintien de l’équilibre économique de ce secteur (notamment en termes d’emplois) ainsi que le développement équilibré de son territoire.

Selecta installera 2150 distributeurs multiservices dans son nouveau contrat SNCF
La SNCF a attribué à l'entreprise Selecta, l'exploitation des distributeurs automatiques… …dans plus de 800 gares pour une durée de dix ans. « Selecta a proposé l'offre la plus adaptée au regard des principaux critères fixés dans le cahier des charges de la consultation », lancée en mai 2013, a indiqué la SNCF
Le contrat, dont le montant n'est pas rendu public, prévoit le remplacement à partir de septembre prochain de la totalité des 2 150 distributeurs automatiques installés dans 819 gares françaises par des appareils à écran digital « adaptés aux nouveaux modes de consommation ».
Ces distributeurs communicants intègreront des promotions flash, et accepteront tous les moyens de paiement (pièces, carte bancaire y compris sans contact, paiement par sms et smartphone), à l'exception des billets de banque, a expliqué Michel Milcent, directeur général de Selecta France,
Ils permettront également le rechargement de téléphones portables ainsi que le téléchargement de musique et de vidéos.
Selecta a également proposé à la SNCF de permettre aux voyageurs de coupler l'achat sur internet de leur billet avec la compagnie nationale avec une offre de repas à retirer dans les distributeurs en gare. Aucune décision n'a été prise à ce stade en la matière.
Safaa, qui a fusionné avec Selecta en 1990, était prestataire de la SNCF depuis plus de 100 ans. A l'origine, cette société exploitait les pèse-personnes payants installés dans les gares puis des distributeurs à tirettes.
Une semaine de vente flash de billets Intercités
La SNCF met en vente, pour un temps limité, 200 000 billets Intercités, aux prix de 10, 15 ou 20 euros, selon la destination. La vente de ces titres, qui concernent plus de 300 destinations (Paris – Rouen, Paris – Troyes, Paris – Limoges, par exemple) et ne sont ni échangeables ni remboursables, s’achèvera le 17 mars.
Cette offre sur les trains Intercités fait suite à celle de 500 000 billets TGV à partir de 29 euros, lancée début janvier 2014.
Le transporteur ferroviaire national s’est fixé comme objectif la vente d’un billet sur trois à moins de 30 euros, entre 2015 et 2017.Le plan vélo impose une réforme lourde du code de la route
Le plan d’action pour les mobilités actives présenté le 5 mars par Frédéric Cuvillier pour favoriser le vélo et la marche en ville va nécessiter de réformer le code de la route. Parmi les 25 mesures envisagées dès cette année, le ministre souhaite en effet généraliser le double-sens cyclable dans les rues où la vitesse est limitée à 30 km/h. « L’idée, c’est que les villes multiplient les zones 30 », indique Dominique Lebrun, le coordinateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo.
Parmi les autres mesures, les automobilistes seront officiellement autorisés à chevaucher une ligne continue pour dépasser les vélos si la visibilité le permet mais s’ils se garent sur une piste cyclable, la sanction sera alourdie par une amende de 135 euros contre 35 euros actuellement. « C’est le bon sens qui doit s’appliquer », résume Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports.
Ces mesures ont été proposées par le comité de pilotage mis en place en juin dernier par le ministre, et qui regroupe au côté de l'Etat, des parlementaires, des associations et des constructeurs, avec la mission de « faire émerger des propositions concrètes pour encourager les Français à utiliser le vélo ou à pratiquer la marche ».
Un nouveau code de la rue va-t-il voir le jour de ce fait ? « Le code de la rue n’existe pas. Ce serait beaucoup trop complexe à mettre en place. Notre réflexion vise à intégrer les pratiques urbaines dans le code de la route », explique Dominique Lebrun. Les nouvelles règles vont donc nécessiter une réforme du code de la route. « Une réforme lourde », selon Dominique Lebrun, qui « espère les décrets pour la fin de l’été », indique-t-il à Ville, Rail & Transports.
Parmi les autres mesures fortes envisagées pour faire progresser la part des trajets vers les lieux de travail en vélo, une indemnité kilométrique va être expérimentée avec des entreprises volontaires. Cette « indemnité kilométrique vélo » sera calculée sur la base de 0,25 centime le kilomètre. « Nous serons très rapidement en mesure d’avoir un panel d’entreprises, notamment à Nantes et Strasbourg qui ont déjà fait savoir qu’elles sont intéressées par l’expérimentation », précise un membre du comité de pilotage
« On sait que les parcours professionnels à vélo se font généralement sur des parcours de 5, 6 ou 7 kilomètres. Cela représente une indemnité kilométrique annuelle de 350 euros environ, proche des 35 euros par mois en moyenne remboursés pour un Pass de transport public », commente Dominique Lebrun.
L'impact de cette indemnité sera évaluée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) « pour alimenter la réflexion sur son éventuelle généralisation à terme », précise le ministère des Transports.
Par ailleurs, des objectifs de création de places sécurisées de stationnements pour vélos d'ici à 2020 seront fixés pour chaque grande gare en fonction de leur fréquentation. On estime que 3 millions de Français utilisent le vélo pour leurs déplacements quotidiens et que 17 millions en font au moins une fois par semaine.
RER A : automatisation… mais pas sans conducteur
Mauvaise nouvelle pour les Franciliens, le Conseil du Stif a accepté que l’interruption partielle ou totale de… la circulation sur le tronçon central de la ligne A du RER francilien, chaque été entre 2015 et 2021, pour sa maintenance. Mais la bonne nouvelle, c’est que le Conseil a également voté « l’automatisation » ce même tronçon, entre La Défense et Nation, qui doit être opérationnelle « en 2019, après validation du prototype en 2016 ». De la sorte, le débit de la ligne devrait être amélioré. Par automatisation, il ne faut pas entendre disparition du conducteur, à l'image de ce qui a été réalisé il y a quelques années sur la ligne 1 du métro parisien. Disposant déjà d’un système d’aide (Sacem) embarqué, la conduite sur le tronçon central mettra en œuvre un dispositif d’automatisation déjà prévu dans les matériels à deux niveaux en voie de généralisation sur le RER A. Alors que sur les branches suburbaines, la conduite manuelle reste indispensable.
