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Auteur/autrice : admin_lvdr

Palmarès des mobilités. Prix Intermodalité : Belfort, vélos et voitures aux portes du bus
Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Un bon réseau de bus, c’est la base de l’intermodalité. Le Syndicat mixte des transports en commun du Territoire de Belfort a lancé le sien, Optymo, en 2007, avec d’ambitieux objectifs de conquête de voyageurs. Et, de fait, les habitants ont suivi. En 2011, la fréquentation avait augmenté de 66 %, passant de 3,5 millions de voyages en 2007 à 6,3 millions en 2011. Parmi les raisons de ce succès, un maillage très fin de l’agglomération, s’appuyant sur des correspondances efficaces entre les lignes, mais aussi quelques outils mis à la disposition des usagers, comme le postpaiement (50 000 habitants détiennent un Pass Optymo), les tickets par SMS ou l’information en temps réel. Autant de services qui font toute la philosophie du réseau : rendre les transports plus simples, plus facile et plus agréable, pour convaincre les habitants de l’agglo de les emprunter au détriment de leur voiture. En septembre 2013, le réseau évolue pour devenir Optymo 2. Deux lignes principales de bus voient leur fréquence passer à 5 min, les autres lignes restant à 10 min, une cadence plutôt correcte dans une agglomération de taille moyenne comme Belfort. Mais surtout, Optymo 2 intègre les vélos en libre service déployés en avril 2013, avec un succès rapide. Parfaitement adaptées aux trajets courts, de un à deux kilomètres, les bicyclettes jouent pleinement leur rôle dans l’offre de transports que Belfort nomme Triple play, en référence aux offres des opérateurs téléphoniques. Quant au troisième mode d’Optymo, les autos en libre service actuellement testées, il sera lancé mi-décembre. Et le triple-play sera au complet.
Y. G.
Les autres nominés étaient :
Auvergne-mobilité.fr, un calculateur d’itinéraires pour toute l’Auvergne
Les acteurs des transports publics auvergnats, soit 13 AOT, ont lancé ensemble auvergne-mobilité.fr en décembre 2012. Le site permet de calculer son itinéraire sur toute la région, en utilisant une chaîne continue de transports collectifs (TER, cars départementaux, tramway, bus urbains). Il intègre aussi quelques solutions de covoiturage. Le calcul se fait de porte à porte et précise l’impact écologique du déplacement en TC et en voiture. Le site regroupe de plus les informations (plans, tarifs, coordonnées des guichets) de chacun des 13 réseaux urbains. Initiée trois ans auparavant, la centrale de mobilité a coûté 293 500 euros, dont 240 500 euros financés par la région Auvergne. Au-delà, les AOT ont décidé d’initier une étude de tarification intégrée multimodale et de billettique commune visant à étendre la carte à puce Tandem qui fonctionne déjà dans les TER et les réseaux urbains de Clermont-Ferrand et Moulins.C. N.
Zou ! Paca élargit les frontières
Lancée en septembre 2011 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Zou !, la carte d’abonnement valable sur l’ensemble des réseaux dont la région a la charge, a élargi ses services et franchi des frontières au fil du temps, permettant au plus grand nombre de passer d’un mode de transport à un autre. Elle facilite l’accès au train grâce à la technologie sans contact et contribue à fidéliser de nouveaux clients attirés par un réseau de meilleure qualité et des tarifs préférentiels. Au printemps 2013, une offre originale a été mise en place avec Zou ! Alternatif. Cette carte mensuelle est un efficace outil de report modal puisqu’elle permet, moyennant un modeste surcoût de 1,50 euro, de voyager entre Marseille et Aix-en-Provence ou Marseille et Aubagne. Cet abonnement, lancé après une concertation fructueuse entre les AOT concernées, permet d’utiliser indifféremment les TER ou cars interurbains (Cartreize) du conseil général des Bouches du Rhône. Le dispositif s’est encore enrichi cet été avec les Zou Pass spécialement destinés aux touristes (forfait de 24 heures donnant un accès illimité au réseau). La carte Zou ! a trouvé son public : près de 100 000 personnes l’utilisent aujourd’hui.C. N.

Palmarès des mobilités. Prix Nouvelles mobilités : Toulouse, une politique vélo volontariste
Difficile d’imaginer les rues de la ville rose sans vélo ! Le vélo en libre service VélÔToulouse, qui fête ses six ans, dépasse les 10 000 locations par jour. En 2013, 200 vélos et 30 nouvelles stations ont été ajoutés portant leur total respectivement à 2 600 et 283. Difficile d’imaginer les rues de la ville rose sans vélo ! Le vélo en libre service VélÔToulouse, qui fête ses six ans, dépasse les 10 000 locations par jour. En 2013, 200 vélos et 30 nouvelles stations ont été ajoutés portant leur total respectivement à 2 600 et 283. L’agglo adapte en effet le service aux évolutions de la ville, sachant que pour être efficace, il doit comporter une station tous les 200 m environ. L’agglomération toulousaine, qui dispose d’un réseau cyclable de 500 km, a parallèlement adopté un ambitieux « Plan vélo 2011-2020 », qui vise à résorber les discontinuités cyclables, faciliter le stationnement, favoriser les services (location, réparation…) et développer l’intermodalité avec les TC. A cet égard, Tisséo autorise depuis l’été 2012, l’embarquement d’un vélo dans le tram aux heures creuses, à l’instar de Strasbourg, Montpellier et Bordeaux. Enfin, les utilisateurs du récent pôle d’échanges de Basso Cambo peuvent accéder aux abris vélos sécurisés grâce à leur abonnement Tisséo.
Sans oublier que VélÔToulouse n’est efficace que si le maillage des stations, une tous les 200 mètres, est respecté. La ville possède également depuis peu la plus grande vélostation de France, près de sa gare Matabiau, avec 678 places de stationnement dont 600 réservées aux utilisateurs du TER, moyennant un abonnement de cinq euros par mois ou de 30 euros par an. Inaugurée officiellement il y a peu par la SNCF et la région Midi-Pyrénées, la vélostation fonctionne depuis six mois et compte une grosse centaine d’adhérents.C. N.
Les autres nominés étaient :
Lyon : lancement du système d’autopartage Bluely
Presque deux ans après Autolib’, le service de voitures électriques en libre service de la région parisienne, c'est au tour de Bluely d'entrer en piste : le 10 octobre, le service a été inauguré à Lyon. Dans un premier temps, une flotte de 130 Bluecar est proposée. Il s'agit de la petite citadine électrique dotée d'une autonomie de 250 km, fabriquée par le groupe Bolloré.
Le nombre de véhicules augmentera progressivement pour atteindre 250 d'ici à 2014. Emprunter un véhicule coûte 19,90 euros l’abonnement d’un mois et ne nécessite pas de le ramener à son parking d’origine. Avec ce dispositif, la ville espère démontrer aux Lyonnais qu’il est plus avantageux de ne pas posséder le véhicule avec lequel on se déplace.M.-H. P.
Compiègne : location de vélos moyenne et longue durée pour le campus
En préparant son nouveau réseau, lancé en juillet dernier, l’Agglomération de la région de Compiègne (ARC) souhaitait y inclure des modes doux, parmi lesquels le vélo. Si la formule du libre-service s’avérait trop coûteuse, l’agglomération songeait à une location de moyenne et longue durée (journée, semaine ou mois), qui implique plus l’utilisateur et limite les dégradations. Mais surtout, c’est une enquête qui a permis de mieux apprécier la demande potentielle. Si quelque deux cents salariés se sont déclarés intéressés, ce sont des étudiants qui ont montré le plus d’intérêt pour une formule de location de vélo, particulièrement adaptée à la configuration géographique du campus très étendu de Compiègne qui accueille notamment l’Université de technologie de Compiègne ou l’Ecole supérieure de chimie organique (Escom). Les cent vélos et les cinquante places de stationnement sécurisé sont installés à côté de la gare par laquelle arrivent de nombreux étudiants ou professeurs venant de Paris.Y. G.

Palmarès des mobilités. Prix Mobilités 2.0 : Nice, un grand boulevard connecté
En plein centre de Nice, le boulevard Victor-Hugo bénéficie depuis l’été dernier des technologies de la ville intelligente. 200 capteurs installés en haut des candélabres, dans la chaussée ou encore sur les containers collectent en temps réel les données sur la circulation, l'éclairage public, la propreté et la qualité environnementale. En plein centre de Nice, le boulevard Victor-Hugo bénéficie depuis l’été dernier des technologies de la ville intelligente. 200 capteurs installés en haut des candélabres, dans la chaussée ou encore sur les containers collectent en temps réel les données sur la circulation, l'éclairage public, la propreté et la qualité environnementale. Objectifs : optimiser la gestion de la ville et proposer de nouveaux services comme le stationnement intelligent qui permet de connaître sur son smartphone la disponibilité des places pour se garer. Les informations sont regroupées sur une plateforme technologique, développée par Cisco, qui permet de mutualiser intelligemment les services municipaux.
Cette approche technologique doit permettre à la ville de maîtriser ses données et de les rendre publiques afin de favoriser l’innovation. Cette expérimentation servira en effet à tester et imaginer en réel de nouveaux services notamment dans le domaine de la circulation. Mais aussi en matière d’éclairage public, de gestion des déchets, d’environnement, de commerce et de vie quotidienne. Des capteurs environnementaux d’air, de bruit, d’humidité, de température et de luminosité permettent par exemple de dresser une cartographie environnementale de la zone d’expérimentation. Les données archivées et traitées serviront, au terme de l’expérimentation, à définir des règles de gestion urbaine sur la circulation et l’éclairage public ainsi qu’à mettre en place des alertes s’il existe un risque sanitaire pour les usagers.C. N.
Les autres nominés étaient :
Angoulême : annonce des passages de bus avec VocaBus
Cette année, la société des transports du Grand Angoulême (STGA), a développé son application pour smartphone de géolocalisation des stations et d’horaire de passage des bus. VocaBus, c’est son nom, permet d’annoncer à haute voix, ou dans l’oreillette, les prochains passages du bus. Le logiciel reconnaît même la direction choisie, et ne le demande donc pas. On peut aussi se faire énoncer, toujours oralement, le nom de l’arrêt, rien qu’en scannant le code 2D, affiché sur l’auvent. D’abord développée pour les non-voyants, cette application est aussi utile pour les autres voyageurs. Il peut être plus pratique d’entendre ces informations que de les lire par exemple lorsqu’on marche.Y. G.
Caen Déploiement du « full NFC » sur le réseau Twisto
Boussole, info-trafic, horaires et titre de transport. Depuis le 17 juin, l'application du réseau Twisto de Caen (Keolis) propose aux usagers d'acheter et valider leurs trajets grâce à leur smartphone équipé d'une puce NFC (Near Field Communication) Cityzi. Dans un premier temps, seuls les abonnés Orange peuvent bénéficier du service. Ils doivent pour cela télécharger l'application et s'inscrire. Les achats en ligne se font via carte bancaire. Le client peut acheter des billets à l'unité ou un abonnement. La puce NFC passée devant le valideur envoie les données à la borne de manière sécurisée (selon la norme ISO 14443). Le projet a coûté plus 3,6 millions d'euros à Viacités, l'AOT caennaise, dont 1,3 million d'euros ont été utilisés pour rendre compatible les valideurs. C'est la première réalisation d'une billettique issue de l'appel à projets « Ville Numérique », de mars 2012. Keolis espère étendre le NFC aux TER bas-normands et aux bus du conseil général du Calvados, d'ici à deux ans.C. N.

Palmarès des mobilités. Prix Mobilité durable: Metz, le BHNS à 90 % en site propre
C’est une métamorphose pour la ville. En inaugurant simultanément le 5 octobre deux lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) orientées nord-ouest et sud-est, totalisant 18 km, en site protégé de la circulation sur 90 % du tracé, l’agglomération messine a frappé un grand coup. C’est une métamorphose pour la ville. En inaugurant simultanément le 5 octobre deux lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) orientées nord-ouest et sud-est, totalisant 18 km, en site protégé de la circulation sur 90 % du tracé, l’agglomération messine a frappé un grand coup. Baptisé Mettis, le TCSP (220 millions d’euros) relie les deux plus grands quartiers d’habitat social (Woippy et Borny) via 37 stations et est emprunté par la ligne A (12,5 km) de Woippy au Technopôle, et la ligne B (près de 11 km), du campus du Saulcy au futur CHR, avec un tronc commun de 5,6 km. Ses priorités aux feux, sa vitesse commerciale de 20 km/h, ses fréquences dans le centre-ville de 5 min pendant la pointe et ses parcs-relais en font un mode attractif pour les 100 000 résidents ou salariés bénéficiant d’une station à moins de 500 m.
Les véhicules hybrides aux teintes acidulées, des ExquiCity de Van Hool (de 24 m, 150 voyageurs), ont été designé pour la capitale lorraine qui a parallèlement revu et hiérarchisé tout son réseau urbain. Mission pour Mettis : transporter à terme jusqu’à 35 000 voyageurs par jour et faire passer le nombre de voyage par an et par habitant d’un petit 70 à 90 en deux à trois ans. Moins de deux mois après son lancement, Mettis transporte déjà 25 700 voyageurs par jour, quant à la fréquentation totale du réseau, elle serait déjà passée de 60 000 en 2012 à 65 000… « Nous sommes très contents car on escomptait 23 000 voyages/j en 2014, explique Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole. Les clients le trouvent convivial et il séduit certaines catégories de populations qui ne prenaient pas les TC auparavant, à commencer par moi ! »C.N.
Les autres nominés étaient :
Nantes : développement des lignes Chronobus
Quatre premières lignes Chronobus en septembre 2012, puis trois de plus en septembre 2013, Nantes Métropole compte encore lancer trois autres lignes de ce type après 2014. Les lignes Chronobus, prévues dans le PDU 2010-2020 que l’agglo a adopté en juin 2011, sont des BHNS qui adaptent aux lignes de bus, les avantages du tramway et du Busway.
Grâce à des aménagements de voirie, comme une chaussée élargie, des voies dédiées, la création de ronds-points, parfois franchis par les bus en leur centre ou encore la priorité aux carrefours, les lignes Chronobus offrent un service à la fois fréquent et rapide, toute la journée de 5h à minuit, une accessibilité et un confort propres à convaincre les Nantais les plus réfractaires à emprunter les transports en commun.C. N.
Toulouse : espaces logistiques contrôlés
Après une première charte de bonnes pratiques, mise en place en 2005 à la suite d’une concertation approfondie avec les transporteurs, chargeurs ou commerçants, une 2e charte de livraison a été signée le 19 septembre 2012 à Toulouse. Basée sur le principe de l’accréditation des professionnels selon les types de véhicules et d’activité, elle s’applique depuis le 1er novembre dans le centre-ville. Les livraisons en véhicules thermiques ne sont permises qu’à certains moments et l’utilisation d’un disque livraison est obligatoire avec un temps d’arrêt limité. Toulouse Métropole a aussi fait le choix d’espaces logistiques contrôlés (portions de voirie dédiées aux livraisons avec accès contrôlé par des bornes escamotables). Un travail de sensibilisation a été entrepris envers les livreurs qui s’engagent à utiliser davantage les véhicules non thermiques. Les commerçants de leurs côtés doivent faire coïncider les heures d’ouverture avec celles des livraisons et développer la mutualisation des réceptions via des commerçants-relais ou points-relais. Ceci s’inscrit dans le cadre du réaménagement du centre-ville et du meilleur partage de l’espace public.M.-H. P.

Palamarès des mobilités. Prix Ville et Automobile : Nantes, une ville en paix avec les voitures
Depuis le 1er octobre 2012, Nantes Métropole et la ville de Nantes ont lancé ce qu’elles considèrent être l’un des projets majeurs du plan de déplacements urbains 2010-2015-2030 : « La ville apaisée ». Depuis le 1er octobre 2012, Nantes Métropole et la ville de Nantes ont lancé ce qu’elles considèrent être l’un des projets majeurs du plan de déplacements urbains 2010-2015-2030 : « La ville apaisée ». Concrètement, cela s’est traduit par la mise en place d’une grande zone 30 couvrant le centre de l’agglomération sur une superficie de 100 ha, un accroissement des zones piétonnes de 18 à 20 ha, une zone à trafic limité sur les axes principaux afin de limiter la circulation automobile.
Dans le cadre de ce nouveau plan de circulation, le cours des 50-Otages, axe majeur du centre-ville, est interdit aux voitures en transit depuis octobre 2012. Cet axe, ainsi que certaines rues adjacentes, est devenu une zone à trafic limité (ZTL). La vitesse y est limitée à 30 km/h. Cette ZTL est dédiée aux piétons (grâce au réaménagement des trottoirs), aux vélos (création d’une piste cyclable en position centrale), aux transports en commun mais aussi aux véhicules autorisés (riverains, livreurs, taxis…)
L’accès est identifié notamment par un marquage au sol et des contrôles de police sont régulièrement effectués, mais, selon Nantes Métropole, « il est surtout fait appel au sens de responsabilité et au civisme des automobilistes ». Parmi les avantages liés à ces aménagements, la régularité des transports en commun a été améliorée et les modes dits doux sont devenus plus sûrs. Les lignes de BHNS Chronobus, mises en service le 1er octobre 2012, puis le 26 août dernier, en profitent tout particulièrement. Avant 2012, 18 000 véhicules empruntaient quotidiennement le Cours des 50-Otages. Aujourd’hui, ils sont 6 000.M.-H. P.
Les autres nominés étaient :
Marseille Piétonnisation du vieux port
C’était l’un des projets phare de Marseille Provence pour 2013, capitale européenne de la culture : redonner son lustre au Vieux-Port et en faire un espace apaisé où piétons et modes doux retrouveraient toute leur place. Signé par le groupement Michel Desvigne mandataire/Foster+Partners/Tangram/Ingérop-Kersalé, le projet visait également à redynamiser le centre-ville pour renforcer son attractivité touristique et commerciale.
C’est fait depuis le début de l’année : le Vieux-Port est devenu semi-piéton. Une très vaste esplanade a été créée Quai de la Fraternité. Le projet a permis de dégager les quais et d’en ouvrir les espaces afin de leur faire retrouver leur aspect linéaire originel. Aujourd’hui, le nombre de voies de circulation est passé de neuf à deux sur le Quai de la Fraternité. Avec la réduction de moitié de la circulation et la reconquête de l’espace public au bord du plan d’eau, l’espace piéton a augmenté de 75 %.M.-H. P.
Valenciennes : dématérialisation du paiement du stationnement
Désormais, à Valenciennes, c’est par téléphone qu’on paie son stationnement. Le 4 mai 2013, la ville de Valenciennes a été la première ville française à lancer Skipi, avec sa Saem Valenciennes Stationnement. L’automobiliste télécharge l’application sur son smartphone, sur le site www.skipi.eu.com. Puis, lorsqu’il est garé, il n’y a plus qu’à se connecter, se localiser, entrer l’immatriculation du véhicule, et à indiquer la durée de stationnement qu’il souhaite. Son compte bancaire est alors débité de la somme correspondante. Et à la fin du temps prévu, il reçoit un SMS, et peut alors soit confirmer la fin du stationnement soit le prolonger, pour éviter d’être en infraction. Après cinq mois d’utilisation, le service recense déjà 1 200 usagers réguliers, soit l’objectif prévu après un an de fonctionnement.Y. G.

Palmarès des mobilités. Prix Européen : Saragosse, aménagement de la ville autour du tramway
Cinquième ville d’Espagne, Saragosse (700 000 habitants), a inauguré en mars sa première ligne complète de tramway – une première phase de 5 km avait ouvert en 2011. Avec l’arrivée du tram sur un parcours de 13 km et 25 stations, du nord au sud, la ville a été rénovée de façade à façade. Cinquième ville d’Espagne, Saragosse (700 000 habitants), a inauguré en mars sa première ligne complète de tramway – une première phase de 5 km avait ouvert en 2011. Avec l’arrivée du tram sur un parcours de 13 km et 25 stations, du nord au sud, la ville a été rénovée de façade à façade. Un tiers du montant du projet (près de 360 millions d’euros) a été consacré aux aménagements urbains, se traduisant par une importance accrue accordée aux piétons et aux vélos et une circulation automobile apaisée. De longues portions de voies ont aussi été engazonnées.
Sur 2 km du centre historique, une solution sans caténaire a été mise en œuvre avec le système ACR de stockage rapide de l’énergie (super-capacités), permettant de recharger par le sol, en 20 secondes en station. Les 21 rames Caf Urbos 3 – industriel dont l’usine est située précisément à Saragosse – passent toutes les 5 à 7 minutes aux heures de pointe, et transportent 80 000 voyageurs par jour (100 000 sont escomptés à court terme). Le réseau de bus, qui comprend 45 lignes et réalise 400 000 voyages par jour, est en correspondance à trois pôles d’échanges. Il a été totalement réorganisé cet été pour éviter les doublons.
Le réseau est géré par une Sem, dans laquelle la municipalité est présente à 20 %, aux côtés d’un groupement mené par Caf, FCC, Acciona, Concessia, Ibercaja et Tuzsa.
A noter, un très bon taux de couverture de 68 %, sachant qu’une carte valable une heure sur le réseau coûte 1,35 euro. Saragosse envisage maintenant une ligne est-ouest de trois kilomètres et sept stations, pour 85,7 millions d’euros.C. N.
Les autres nominés étaient :
Barcelone : couloirs de circulation réservés
Dans la foulée de la pionnière Madrid, Barcelone a étrenné le 29 octobre 2013 son premier bus VAO qui circule dans un couloir réservé à certains véhicules. Cet axe est accessible aux bus, taxis, voitures écologiques ou transportant au minimum deux personnes dans un premier temps (la règle est habituellement un minimum de trois personnes). Ce n’est qu’une des dernières innovations lancées par cette ville qui affiche son dynamisme en matière de déplacements publics et dispose d’un réseau très performant. Elle a fait le choix du Lion’s City hybride, un matériel innovant. Grâce aux dix dernières commandes qui doivent arriver avant la fin de l’année, elle va disposer du parc de Lion’s City hybride le plus important au monde.M.-H. P.
Salzbourg : le trolleybus, mode écologique par excellence
Le réseau de transports publics de Salzbourg (166 000 habitants) s’étend. L’exploitant urbain SLB a fait le choix du trolleybus, persuadé, à juste titre, que c’est un mode de transport écologique. Il transporte chaque année 40 millions de voyageurs (s’ajoutent 12 millions de voyageurs transportés par des bus exploités par une autre entreprise privée). Depuis de nombreuses années, Salzbourg ne commande plus que des trolleybus à plancher surbaissé. Les Trollino 18 de Solaris/Cegelec ont été « restylés » genre BHNS. Ils sont maintenant tous en service. L’une de leurs caractéristiques est d’accueillir les vélos grâce à leur vaste plate-forme arrière.M.-H. P.

Palmarès des mobilités. Pass d’or : Lyon carbure à tous les modes
Le réseau lyonnais reste l’un des rares à investir en même temps dans les tramway, bus et métro, et à pouvoir inaugurer, simultanément, la même année de nouvelles lignes dans les trois modes de transports. Pour 2013, le tramway T4 a ouvert la voie en septembre : un prolongement de 2,3 km a été réalisé entre Feyzin/Vénissieux et Villeurbanne, en passant par la gare de la Part-Dieu. Ce « chaînon manquant » permet une extension stratégique reliant le sud et le nord de l’agglomération, la liaison directe entre Feyzin/Vénissieux et la Part-Dieu et celle des pôles universitaires de la Manufacture et de La Doua. Construite en zone urbaine dense avec six ouvrages d’art expliquant son coût élevé (78 millions d’euros), la nouvelle infrastructure, malgré sa taille modeste, offre à la ville sa plus longue ligne de tramway (16 km) et 6 500 voyageurs supplémentaires chaque jour au T4 fréquenté par 33 000 voyageurs depuis sa création en 2009.
Dans un tout autre décor, bucolique, le Sytral et Keolis Lyon ont inauguré en novembre Leol (Ligne express de l’Ouest lyonnais, entièrement achevée), qui tranche sur le réseau de bus TCL : Leol comprend un site propre de 4,5 km, dont une section en accès contrôlé par des barrières automatiques. En outre, elle emprunte en partie un ancien tracé de chemin de fer équipé « d’écuroducs » (franchissements pour écureuils) et de nichoirs à chauve-souris ! Répondant à une urbanisation croissante, le nouvel axe attend 10 000 voyageurs/jour et permet de gagner 15 minutes en heures de pointe pour un trajet estimé à 30 minutes (Grézieu-la-Varenne – Gorge-de-Loup).
Enfin, une nouvelle ligne de métro devrait être inaugurée le 11 décembre avec le prolongement de la ligne B à Oullins (222 millions d’euros pour 1,7 km), entraînant la réorganisation des transports du sud-ouest autour d’un nouveau pôle multimodal (20 000 personnes/jour). C’est le seul chantier de métro du plan de mandat 2008-2014 du Sytral, en attendant l’automatisation totale de la ligne en 2015.
En 2013, Lyon a aussi fait très fort en installant deux infrastructures inédites dans le paysage urbain avec le pont Raymond-Barre sur le Rhône et le nouveau tunnel de la Croix-Rousse, tous dédiés aux modes alternatifs à la voiture. Le premier a été mis en place cet été et servira au tramway sur le prolongement de T1 (2,3 km) reliant Perrache à Gerland, qui sera mis en service en février 2014. Le second est unique en Europe : il s’agit de la galerie de secours (1,8 km) du tunnel routier de la Croix-Rousse qui a été aménagée pour les bus C6, vélos et piétons, et habillée d’animations 3D. L’objet non identifié aux effets visuels innovants a été ouvert au public, comme il se doit, lors de la Fête des Lumières.
In fine, le réseau tire les bénéfices des quelque 160 millions d’euros investis avec une fréquentation en hausse de 3,5 % au 1er novembre 2013. « C’est un bilan satisfaisant qui vient après 2012 où l’on avait déjà connu une forte progression (+5 %) grâce à la réorganisation du réseau de surface Atoubus (+7 %) », commente Valérie Guillou, directrice d’exploitation au Sytral. En attendant l’effet « booster » en année pleine en 2014, le tramway affiche déjà une hausse de 13 %, grâce à l’extension nouvelle du T4 et à celle du T5, ouverte en novembre 2012.
Outre les transports collectifs, Lyon s’est aussi beaucoup investie dans l’électromobilité partagée. On connaissait Autolib’, initiée par la SEM Lyon Parc Auto, on a vu aussi arriver coup sur coup en octobre Bluely, le système d’autopartage électrique du groupe Bolloré (130 voitures), et Sunmoov dans le quartier innovant Confluence (30 véhicules). Ce système d’autopartage électrique, lancé par Proxiway/Transdev et Toshiba, est une première en Europe pour sa gestion intelligente et l’alimentation 100 % en énergie renouvelable d’origine photovoltaïque.Claude Ferrero
Les points forts
– Une extension (trait d’union du tramway T4 entre Feyzin/Vénissieux et Part-Dieu/Villeurbanne) qui donne à la plus ville sa plus longue ligne de tram
– Des gains de temps importants
– L’ouverture du tunnel mode alternatifs très innovant de 1,8 km à la Croix-Rousse
– Le lancement des systèmes d’autopartage électrique Bluely et SunmoovLa SNCF va radier 120 rames de TGV
On connaît désormais le nombre de rames TGV qui seront radiées d’ici à 2020… pour faire la place au nouveau matériel commandé à Alstom : 120. Certes ces rames, dont la plupart appartiennent à la première génération de TGV, sont toutes en fin de potentiel, mais nombreux sont ceux à la SNCF qui auraient préféré les voir prolongées. Le soutien de l’emploi industriel a été préféré aux économies d’investissements…
Audit de la LGV Est. Des prévisions plus optimistes que la réalité
Comme le prévoit la loi sur les transports intérieurs (Loti), Réseau Ferré de France a réalisé un audit sur la LGV Est-européenne, qu’il s’apprête à publier le 12 décembre Parmi les principales conclusions, il apparaît que la rentabilité socio-économique de la ligne à grande vitesse s’établit à 4,2% sur 20 ans (et 5,6% sur 50 ans). Soit nettement en deça du taux de 8,5% prévu initialement. « Mais depuis, le seuil pour considérer qu’un projet est rentable pour la collectivité a été abaissé de 8% à 4% », relativise Emmanuel Favre-Bulle, chargé de mission à la direction de l’audit et des risques à RFF.
La rentabilité est également inférieure tant pour la SNCF que pour RFF : elle atteint 5,9% (et même 4,5% sur 50 ans) alors qu’il était prévu qu’elle s’élève à 7,2%.
En cause, le coût du projet, sous-estimé de 11% (3,9 milliards d’euros prévus, alors qu’il a fallu dépenser plus de 4,3 milliards). « Cela s’explique en partie par la prise en compte de demandes de collectivités qui ont souhaité des investissements en plus », souligne Alain Cuccaroni, directeur des opérations de la LGV Est-européenne. Un rapport de l’Etat est également venu amputer la provision pour risques.
Pour le trafic, on s’attendait à 11,5 millions de voyageurs en 2009 alors qu’il s’est élevé à 12 millions. « Les performances ont été meilleures sur les dessertes radiales, moindres sur les liaisons intersecteurs », précise Emmanuel Favre-Bulle.
Si le TGV Est a bénéficié d’une montée en charge rapide dans un contexte de hausse de la facture pétrolière, il a sans doute aussi été handicapé par le prix du billet supérieur aux prévisions établies dix ans auparavant et par la crise économique. La hausse de la recette moyenne au voyageur-km a ainsi augmenté de 21% en 2009 au lieu de +10% initialement prévus.
Enfin, les coûts de renouvellement de la ligne sont plus élevés que ce qui était anticipé.
Reste que la LGV Est est une liaison un peu particulière, rappelle RFF : c’était le premier chantier sous maîtrise d’ouvrage RFF, ayant une dimension européenne (avec un accord SNCF-DB sur le service), et un apport financier public inédit à hauteur de 77 % (Etat bien sûr, mais aussi collectivités locales, Europe, BEI…).
Au chapitre des bonnes nouvelles, la régularité est qualifiée de satisfaisante : 92% en 2011, meilleure que celle de l’ensemble des TGV (90,3%). Avec son extension prévue au printemps 2016, lors de la mise en service de la seconde phase de la LGV Est (106 km supplémentaires), la liaison devrait permettre de gagner 30 minutes entre Paris et Strasbourg et au-delà. Et pour l’heure, selon RFF, les coûts sont tenus !
Marie-Hélène POINGT
Appel à projet TCSP : seulement une vingtaine de dossiers solides sur 120
Depuis bientôt trois mois, le ministère planche sur les 120 candidatures reçues au 3e appel à projets TCSP. La logique voudrait qu’il n’y en ait pas pour tout le monde : l’enveloppe promise par l’Etat se monte à 450 millions d’euros, le montant cumulé des 120 projets totalisant quelque 5,8 milliards d'euros… En séance plénière des Rencontres nationales du transport public à Bordeaux, sur le thème Aménagement urbain et offre de transport, le directeur des services transports de la direction générale des Infrastructures des Transports et de la Mer (DGITM),Thierry Guimbaud, s’est étonné de la teneur des dossiers soumis. « Je suis frappé de voir que la mise en site propre est une difficulté majeure dans les projets, or nos subventions sont appuyées sur les sites propres »,a-t-il expliqué. Fâcheux en effet.
Par ces temps de disette budgétaire, certaines collectivités auraient-elles été aveuglées par l’effet d’aubaine ? Ou bien auraient-elles pu bâcler leur copie ? A la décharge des autorités organisatrices de transports, il faut rappeler que c’est le ministre lui-même qui a élargi le champs d’action de ces subventions à « tous les projets en faveur de la mobilité durable, y compris pour les investissements liés à la politique vélo », allant jusqu’à rebaptiser l’appel à projet Transports en commun en site prore (TCSP) en « Transports collectifs et mobilité durable ». Toujours est-il qu’au bout du compte, il n’y aurait, selon un expert du secteur, qu’une « vingtaine de projets véritablement forts et mûrs ».Même pas 1 sur 5 !
Pour autant, il semble impensable de prendre le risque politique d’exclure et fâcher les porteurs des cent autres dossiers. L'Etat, qui affiche toujours la volonté de promouvoir ceux qui favorisent le désenclavement des quartiers prioritaires et l'accessibilité, devrait annoncer sa sélection des projets autour du 15 décembre. Mais déjà les professionnels s’inquiètent d’un probable saupoudrage des aides. D’aucuns se questionnent également sur le fait de savoir si les 60 millions d’euros, généreusement promis à Marseille pour ses projets de transports urbains (prolongements métro et tram) par le Premier ministre début novembre, amputeront ou non l’enveloppe de l’appel à projets ?
C. N.